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mardi 13 mai 2003

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Voici les sites qui parlent de Libéralisme: définition et courants :

Commentaires

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Le Glatin Maïna

Bonjour,

Mon père s'est toujours dit être libéraliste ou aimer le libéralisme car disait-il(j'étais jeune et je ne sais plus ses opinions à ce sujet aujourd'hui car nous nous un peu éloignés), c'est le seul modèle peut-être, à respecter le libre-arbitre, la liberté d'action. Mon père aime la liberté d'action, ne pas devoir payer telle ou telle somme d'argent pour que d'autres en profitent alors qu'il a l'impression de subir et de ne pas avoir donné son accord préalable. A 62 ans, il recommence à vouloir entreprendre quelque chose, dans le naval, il conçoit des modèles, et joue une sorte d'intermédiaire, et beaucoup sur le relationnel pour trouver les pièces, construire le modèle et le revendre. (Il faudrait que je lui demande de me réexpliquer ^^'. Il a toujours fait ça, soit dans les maisons en bois, soit dans le naval, au canada, en france, en Thaïlande. Il aime cette liberté d'entreprendre, de faire sa vie comme il souhaite.
Et quand j'étais plus jeune, c'était mon modèle, ce rêveur/baroudeur/entrepreneur. Je voulais être comme lui...lol Mais j'ai grandi. J'ai vu qu'il n'allait jamais au bout de ce qu'il faisait, car il y avait toujours des merdes dans ces affaires. Il dit tout le temps qu'il n'est pas responsable, qu'on le dupe, qu'il est tombé sur un mauvais gars... Aujourd'hui il n'a pas de retraite, je ne sais ce qu'il en pense. Je sais qu'il s'ennuirai ferme à ne plus rien faire, d'où cette nouvelle ambition à 62 ans. Si ça on peut l'appeler du libéralisme, alors je pense être en accord car la voie que tu te traces n'appartiens dans ce cas qu'à toi et toi seul, ne rendre de compte à personne. (même si le chemin qu'a tracé mon père était au final un peu chaotique) Mais ce que je ne supporte pas c'est de voir des usines familiales (zone interdite - un dimanche soir...)se transformer de décénnies en décénnies en usines anonymes et en pion sur un échiquier mondial (car dépendante de 2 ou 3 hiéarchies au-dessus d'elle dont le dernier peut être des banques américaines alors que l'usine est au "fin fond" des Cévennes.) et que la dernière hiéarchie au-dessus d'elle décide de l'avenir des hommes qui y travaillent comme ils décident de comment va se poursuivre leur jeu d'échec ou leur jeu de cartes. Ils font du profit, mais ils n'en possèdent pas assez, alors ils délocalisent et le patron de l'usine n'est même pas maître de ses actes puisqu'il applique la décision prise du très haut, les manias de la finance américaine. Et ces hommes ne sont plus des hommes qui veulent faire vivre leur famille et garder une certaine dignité, mais des pions sur cette foutue partie d'échec, de simples pions ou des numéros à broyer au nom de l'argent (ce n'était qu'un exemple précis parmi tant d'autre). Si ça aussi ça fait partie du libéralisme, alors je hais ce système. Ce à quoi je rêve ? Un mélange de ce qu'à vécu mon père (même s'il a aujourd'hui aucune retraite), cette liberté d'agir : personnelle, individuelle puis le respect des droits fondammentaux, la diversité des rencontres ("race", genre...), mais aussi la solidarité, la dignité humaine et il est vrai que je crois au droit au travail, le droit aux soins (qui rejoind pour moi le sens de la dignité humaine) (dans le sens : ne pas se faire licencier comme un pion et se retrouver sans rien.). Peut-être est-ce un melting pot...Je dois être ça.

L'accès au minimum vital, l'accès aux droits fondammentaux sont donc pour moi ce qui caractérisent la dignité humaine (très important pour moi ^^) mais ce qui est aussi digne d'un humain et d'être humain, pour moi c'est d'aider un homme à s'élever s'il n'a pas les moyens de le faire seul et s'il le souhaite, s'il en a la volonté, afin qu'il vole ensuite de ses propres ailes.

Tout ça serait mélangé à beaucoup de respect à ce qui "nous" entourent : hommes, animaux, environnement. Oui, je me souviens des débats et des discussions passionnés que j'avais avec mon père sur les problèmes causés par l'homme sur l'environnement. On aimait tous les 2 la nature, profondément.

Je sais, je suis un peu idéaliste...

Cordialement.

Maïna.

yohann jacquemont

Bonsoir,

Social- démmocrate convaincu, je suis effectivement orphelin de formation politique.

Oui, penser que l' émergence de marchés de plus en plus concurrentiels soit néfaste au développement social et en même temps promouvoir le droit fondamental à la liberté d' entreprendre est très mal perçu.

Oui, protéger les institutions publics dans le domaine de la santé, l' éducation et des transports tout en prônant l ouverture à la concurrance de la majorité des autres secteurs est encore une fois difficile à concevoir.

Pour moi, le socio-libéralisme est avant tout modération, réflexion et sagesse.

Le socio-libéralisme est un droit absolue au libre-arbitre, et par conséquant l' Etat doit proposer la possibilité de choisir, par exemple, d être fonctionnaire ou entrepreneur, à 35h ou sans compter, selon ses désirs et ambitions.

Mais l' Etat doit, à mon sens "assumer" la liberté donnée et par conséquant prendre des mesures sociales fondamentales adaptées (développer les services de protection contre le surendettement, en particulier pour les dettes professionnelles en cas d'échec, par exemple, ou encore permettre aceux qui ne veulent travailler que modérément d' accéder au minimum social familial).

Alors, vais-je devoir prendre une demi-carte au modem, une autre au ps et les coller recto verso? La france devra-t-elle encore souffrir longtemps de son manichéisme?
Je souhaiterai pourtant allez très loin dans mon engagement,mais je ne peux cautionner ni un système étatique, ni un autre ultra-libéral.
Impliquer l' Etat dans le quotidient des citoyens ou cautionner la privatisation du systeme de santé sont autant de crimes contre la démocratie a mes yeux.
Je finirai par ajouté que la conception libérale de MAÏNA (28/01/2008) est des plus concrète et juste, car même si on ne le comprend pas toujours,on peu être heureux simplement en courant après son rève, et ce même si on ne l attrape jamais...
Et c' est cela la vrai liberté pour moi.

Salutations,
Yohann Jacquemont.

tetatutelle

Comme vous avez raison sur beaucoup de points ! Cette note "longue" ne pourrait-elle pas finalement se résumer en une phrase, à savoir qu'il existe peut-être un libéralisme "sectaire" et un libéralisme "tolérant", et qu'à l'évidence vous faites partie du second ? Merci pour cette ouverture d'esprit m'incitant à oser, justement en temps que social-libérale, à poster pour la première fois sur un blog libéral ! Quand vous parlez du social-libéralisme qui inciterait ceux qui pourraient élever leur revenu par le travail à n'en rien faire, je réponds qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier : il n'y a quand même pas que des fénéants sur terre. Et puis travailler beaucoup ou peu doit aussi rester un choix.

En tant que personne en situation de très très longue exclusion, je dois dire que le libéralisme me mets dans une situation d'embarras d'une originalité incroyable : j'envie et approuve à 100 % les principes libéraux en matière socio-psychologico-médico-éducativo-moral (large domaine dont il est difficile de réduite l'appellation), en en rejetant les contraintes économiques sur un constat de vérité éternelle : on ne peut être libre sans être déjà en vie, ce qui nécessite au moins un subside minimum.

J'essaie d'exprimer cette idée aussi clairement que possible dans un poème adressé à Edouard Fillias que j'apprécie particulièrement (ainsi que Sabine Herold). Je vous invite à en prendre connaissance sur mon blog et à y apporter vos commentaires si vous le souhaitez (vous tombez pic dessus en première page, il faut aller voir à la fin de l'article, que vous pouvez lire intégralement aussi, bien sûr !). http://tetatutelle.joueb.com.

Cordialement,

Tetatutelle.

Attention : je tiens à garder ce blog personnel indépendant de tout parti politique, merci de leur compréhension !

tetatutelle

Petit complément de mon commentaire pour Yohann Jacquemont : votre vision du choix d'un parti politique est curieusement bien restrictive ! Le social-libéralisme est au contraire à la grande mode en ce moment. Ingorez-vous la création en décembre 2007 par Jean-Marie Bockel du tout nouveau parti "Gauche Moderne" ? Il passe pour être en France le représentant par excellence du social-libéralisme. Il y a aussi trois associations (pas des partis parce qu'elles ne présentent pas de candidats aux élections) : Initiative Européenne et Sociale (IES) (quoi qu'on y trouve les mêmes leaders que dans la Gauche Moderne, alors a-t'elle vraiment son utilité ?), le groupe "Les progressistes" (mais kif kif c'est encore les mêmes !) et la fameuse Diagonale créée par Nicolas Sarkozy. Et puis personne ne pense jamais aux radicaux, tellement ils communiquent peu, c'est un grand tort. Il y a deux partis : le PRG, de gauche modérée ou centre-gauche selon les individualités, et les Valoisiens de centre-droit. Enfin le MODEM et le Nouveau Centre sont aussi un genre de social-libéralisme.

J'espère vous avoir aidé, M Jacquemont : vous voyez que vous avez quand même le choix ! Etre en mal d'engagement dans le social-libéralisme, c'était valable encore il y a une petite dizaine d'années, mais aujourd'hui vraiment non : Il faut mettre vos pendules à l'heure ! (d'ailleurs à propos on le fait dans dix jours !)

Tetatutelle

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