Je n'arrive même plus à m'indigner.
Lisez plutôt cette news du progrès de Lyon, qui a fait approximativement zéro minutes au 20h de TF1 :
"Meristem therapeutics, à Clermont-Ferrand, est la seule entreprises d'Europe à développer des médicaments à partir d'OGM. Pour la seconde année, des cultures nécessaires à la préparation d'un médicament contre des troubles liés à la mucoviscidose ont été saccagées.
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Pour la seconde année, cette entreprise de pointe subit les assauts d'activistes écologistes anti-OGM, qui ont détruit dans la nuit du 15 au 16 août près d'Issoire, un champ de maïs de 3000 m2, destiné à la production de lipase gastrique. Un nouveau médicament permettant de lutter contre les troubles digestifs des personnes atteintes de mucoviscidose.
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Je laisse au président de la société lésée le soin de s'indigner à ma place:
" Nous avons glissé vers un activisme d'extrémistes qui utilisent le terrorisme anti-recherche et anti-modernité pour exister. C'est donc devenu un problème de sûreté nationale pour permettre qu'on entreprenne, et que l'on réalise de la recherche dans notre pays. Ce n'est pas politiquement responsable que de laisser quelques extrémistes dicter notre avenir dans ce domaine. C'est pourtant ce qui se passe en ce moment. Nous avons absolument besoin d'un sursaut de l'opinion et des pouvoirs publics pour affirmer que nous ne voulons plus de cette forme de dictature qui s'exerce au mépris de l'espoir de nouveaux traitements pour les malades."
Je ne souhaite pas, car il me reste un peu d'humanité, à tous les crétins qui organisent de telles expéditions terroristes, à José Bovidé leur gourou, et à tous les pseudo intellectuels qui soutiennent et glorifient les auteurs de tels agissements, d'avoir un gamin qui crève de la mucovicidose. J'ai du respect pour leurs enfants et leur droit inaliénable à la vie.
Mais je suis tellement écoeuré que je ne sais plus comment conclure cette note. Je n'ai même plus envie d'argumenter posément sur les violations des droits de propriété, et leur nécessaire sanction. Je ne trouve pas les mots pour exprimer mon dégoût. J'en ai ras le bol que de tels agissements puissent devenir quasi-quotidiens en France, sans que grand monde ne s'en émeuve, et sans qu'il ne se trouve quelque nomenklaturiste ou penseur unique pour leur trouver une justification.
J'ai juste une grosse envie de vomir. Comme dirait Maurice Dantec, j'ai de plus en plus l'impression que "La France que j'aime est morte". Ou en tout cas à l'agonie.













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