Si une tarte à la crème nous est régulièrement réchauffée par le cartel de direction médiatico-politique de notre beau pays, c'est bien celle de la "nécessaire harmonisation fiscale" au sein de l'union Européenne. On vous explique que des fiscalités divergentes conduisent les entreprises à délocaliser vers les autres pays, qui pratiquent une concurrence fiscale déloyale, au détriment du progrès social.
Daniel J. Mitchell explique dans cet article paru dans cap'mag' que seuls les dirigeants des pays a fiscalité élevées et les adorateurs des bureaucraties que sont nos bruxellyphores eurocrates soutiennent encore que l'harmonisation fiscale serait une bonne chose. Tous les pays les moins avancés de l'UE (Irlande il y a quelques années, ex-pays de l'est aujourd'hui) se sont lancés dans des politiques de réduction de taux marginaux d'imposition massives, nombre d'entre eux adoptant même la très libérale Flat Tax, avec pour résultat une croissance tout simplement extraordinaire comparée à nos standards. Et bien entendu, les revenus moyens dans ces pays ont cru dans les mêmes proportions. La compétition fiscale a obligé les gouvernements a promouvoir les politiques fiscales économiquement les moins pénalisantes pour que le capital et l'emploi ne fuient pas vers d'autres cieux. Extraits:
More than 20 years ago, Margaret Thatcher and Ronald Reagan triggered a world-wide revolution by dramatically slashing marginal income tax rates. In addition to rejuvenating the U.K. and U.S. economies, these supply-side tax cuts prodded other nations into implementing similar reforms. Thanks to "tax competition" between nations, top tax rates in developed nations -- on average -- are nearly 20 points lower today than they were in the 1970s.
Now a new wave of tax competition is sweeping Europe, one that could yield equally impressive results for the global economy. The genesis of this supply-side renaissance is a bit murky, but leaders in Ireland and Russia deserve considerable credit. It was Ireland, for instance, that resisted EU pressure for harmonization and enacted a 12.5% corporate-tax rate. This dramatic reform, accompanied by reductions in tax burdens on personal income and capital gains, has turned the "sick man of Europe" into the Celtic Tiger. Equally important, however, these reforms have prompted corporate tax rate reductions in many other European nations.
(...)
One of the most interesting tax-rate reductions is taking place in Estonia, which has enacted legislation to lower its flat tax rate to 20% by 2007 from 26% today. This is particularly noteworthy since Estonia was the first nation in Eastern Europe to adopt a flat tax -- a step that was seen as wild-eyed free-market radicalism in the mid-1990s. But then the other two Baltic nations -- Latvia and Lithuania -- adopted their own flat-tax systems, followed by Russia's 13% flat tax. And now that so many other countries are cutting tax rates and enacting low-rate flat taxes, the Estonians suddenly had to lower the rate of their flat tax lest they lose business to neighboring jurisdictions.
Quant au progrès social, l'accroissement du niveau de vie ainsi permis et la faible crainte inspirée par des taux de chômage en baisse parfois spectaculaire est la meilleure preuve qu'une pression fiscale plus faible n'entraîne pas, bien au contraire, une régression.
Aujourd'hui, même les pays les plus "socio-démocrates" de l'Europe ont annoncé des baisses massives de pression marginale, y compris la vieille Allemagne. Tous les pays sauf un, je vous laisse deviner lequel.
Une harmonisation fiscale décidée par les bureaucrates de Bruxelles conduirait immanquablement à aligner les pressions fiscales sur la moyenne des pays européens. Les habitants des petits pays qui ont fait de très gros efforts de modernisation de leur fiscalité seraient lourdement pénalisés, et n'en tireraient aucun profit en termes de niveau de vie.
Au contraire, la compétition fiscale permettra à terme une harmonisation "naturelle" et vers le bas des pressions fiscales subies par tous les contribuables européens, pour le plus grand bénéfice de l'emploi et du niveau de vie dans la zone Euro.













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