It
is said that power corrupts,
but actually it's more true that power
attracts the corruptible.
David Brin
La fortune appartient à celui qui a le véto
Coluche
Avec un peu de retard, je viens de tomber sur cet entrefilet du magazine Capital (du 25 juin 2008), que je reproduis, une fois n'est pas coutume, intégralement. Attention, sa lecture peut provoquer nausées, vomissements et envies meurtrières. Je vous ai prévenus :
Richard Branson : "Un ministre français m’a réclamé un pot-de-vin d’un million d’euros"
Dans une interview exclusive à paraître dans le numéro de juillet de Capital, Richard Branson, le patron du groupe Virgin, évoque la bataille qu’il a dû mener il y a quinze ans pour obtenir l’ouverture le dimanche du Virgin Megastore des Champs-Elysées. Le milliardaire britannique fait cette confidence étonnante : « Un de vos ministres m’a réclamé à l’époque un pot-de-vin de près d’un million d’euros pour appuyer mon dossier, ce que j’ai refusé. J’ai fait remonter l’histoire en haut lieu. On m’a conseillé de ne pas ébruiter l’affaire et de patienter jusqu’au prochain remaniement ministériel. Quelques mois plus tard, j’obtenais gain de cause. »
Pour mémoire, la ministre du Travail Martine Aubry avait refusé en mai 1992 d’accorder aux magasins vendant des biens culturels le droit d’ouvrir le dimanche. Une décision qui ne faisait pas l’unanimité dans les rangs socialistes où Jack Lang, entre autres, défendait l’option inverse. En mars 1993, la droite remportait les élections législatives et le gouvernement Bérégovoy laissait sa place au gouvernement Balladur. Sous l’égide de Michel Giraud, le nouveau ministre du Travail, une loi votée en décembre 1993 autorisa finalement l’ouverture dominicale des enseignes spécialisées dans la culture.
Voilà qui ne devrait pas arranger le classement de la France au classement de Transparency International.
Voilà ce qui arrive lorsque l'on donne à l'état le droit de décider ce que les agents économiques ont le droit de faire ou de ne pas faire. Il se trouve toujours quelque part une crapule pour vouloir profiter de la situation pour monnayer sa bienveillance.
L'approche libérale, en postulant que par défaut les individus ont le droit d'agir , et ne sont responsables que des torts qu'ils causent à autrui, évite cet écueil : En retirant des pouvoirs à l'état, ses représentants ne peuvent plus tirer de profit occulte de l'exercice de ces pouvoirs.
Trouvé via Thierry Fallissard.
Merci de ne pas poster d'hypothèse nominative dans les commentaires, je censurerai impitoyablement.
Voir également cette note sur la corruption liée aux autorisations d'urbanisme, sur crisepublique.fr, mon blog sur le logement.
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Bonjour Vincent.
La censure des hypothèses nominatives est sérieuse ou s'agit-il d'une plaisanterie ? Car, sous réserve d'une mauvaise lecture de ma part, la note y répond d'elle-même...
« Dans l’état socialiste idéal, le pouvoir n’attirera pas les fanatiques du pouvoir. Les gens qui prennent les décisions n’auront pas la moindre tendance à favoriser leurs intérêts personnels. Il n’y aura pas moyen, pour un homme habile, de détourner les institutions pour les mettre au service de ses propres fins. Et on verra les crocodiles voler. »
David Friedman ;)
Rédigé par : Simon | mercredi 10 septembre 2008 à 14h03
Tout-à-fait édifiant...
Rédigé par : Rubin | vendredi 19 septembre 2008 à 10h52
Votre naïveté me confond.
Un (un seul ?) ministre socialiste avait (a encore ?) l'habitude de ne pas payer ses notes de restaurant en menaçant le restaurateur d'un contrôle fiscal.
Ses frasques et ses parties qu'on qualifie improprement de fines faisait jaser toute la ville.
Il s'est fait une réputation tellement exécrable dans sa ville qu'il n'a pas été réélu maire à l'issue de son premier mandat, a été battu par un jeune inconnu et a accusé les concitoyens de la localité qu'il gouvernait la veille d'être des «fascistes».
C'est bien connu, si le peuple vote mal, c'est qu'il est con.
Rédigé par : Franck Boizard | jeudi 25 septembre 2008 à 13h50