Selon une note interne au parlement européen, les vilains blogueurs seraient responsables du vote "non" des irlandais à la constitution Européenne. Pas la commission, la nullité de ses directives, ou la cassure entre l'Europe et les peuples qui la composent. Non, les salauds de blogueurs, on vous dit ! Quand le message est mauvais, tuez le messager.
La commission "culture" du parlement Européen (vous suivez ?) aurait donc mis à l'étude une proposition de... Régulation des blogs. Rien que cela !
Elle pourrait être soumise au vote du parlement eurocratique en septembre. Pas le temps d'en dire plus aujourd'hui (je dois partir à Chatillon/seine), mais je laisse aux commentateurs le soin de se défouler sur cette incroyable nouvelle.
Lire les détails sur le blog Open Europe (également posté les extraits essentiels sur le site de l'institut Hayek)
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En ce qui me concerne, on s'est servi de mon blog pour justifier la privation en toute illégalité de mes enfants dont je suis sans nouvelles depuis avril. Comme les centres de rencontre sont saturés (on procède comme si j'avais violé mes enfants, m'accusant de tortures mentales... En France, on ne sait pas que certaines personnes mentent comme elles respirent : http://videos.tf1.fr/video/news/0,,4075312,00-le-petit-mohamed-n-a-toujours-pas-de-maman-.html ), ce n'est peut-être que dans six mois seulement que je pourrais les revoir deux heures...
Le juge, sur la base de 16 pages de mon blog lui ayant été présenté, de valider l'illégale présentation d'enfant dont j'ai d'abord été victime. Portant plainte, la réplique ne s'est pas fait attendre : j'ai été injustement accusé pour justifier l'illégale présentation d'enfant.
Et l'avocate de la partie adverse de répéter : "il est raciste", accusation qui ne nécessite pas de preuves.
Lorsque j'étais élève ingénieur et que je critiquais, je me faisais traiter de gauchiste. Ensuite l'insulte à la mode est devenue fachiste, maintenant c'est "raciste" et bientôt "blogueur".
Je maintiens le sous titre de mon blogue désormais privé : "nature foncièrement perverse des autorités".
Rédigé par : josick d'esprit agricole | vendredi 05 septembre 2008 à 10h16
Charles Gave va finir par avoir raison. Il terminait la présentation de son ouvrage "Des lions menés par des ânes" par :
"A force d'empêcher l'Europe de fonctionner comme un marché libre, la démocratie elle-même devient menacée."
Rédigé par : josick d'esprit agricole | vendredi 05 septembre 2008 à 10h21
C'est à Marianne Mikko la fameuse députée socialiste estonnienne que nous devons cette redoutable initiative !
http://restonscorrect.20minutes-blogs.fr/archive/2008/06/27/back-in-the-ussr.html
Rédigé par : restons correct | vendredi 05 septembre 2008 à 13h34
Alors là je dis stop au scandale. Si les eurocrates persistent dans cette optique, je m'exile en Suisse (j'ai que 10 km à faire donc c'est pas très loin!).
Je crois que cela ferait du bien à certains de relire "La Route de la servitude" de Friedrich Hayek.
C'est dingue, l'humanité refait toujours les mêmes erreurs. A croire que l'être humain est incapable d'apprendre et d'évoluer. Pourtant l'article de Vincent sur le progèrs technique prouve bien le contraire. Cest élites sont un poison. Il y a trop de gens qui veulent gouverner le monde au lieu de le laisser suivre sa tendance naturelle
Rédigé par : JL | vendredi 05 septembre 2008 à 14h53
Mais enfin, on ne peut pas continuer comme ça, à dire la vérité sur internet ! C'est impensable. Et le respect de la pensée unique alors ?
Bon. Soyons sérieux.
Il est tout à fait compréhensible que la classe politique soit morte de trouille vis à vis des blogs. Ce n'est pas au 20 heures qu'on parlera de la médiocrité infinie de nos dirigeants, ni de notre système social en faillite, c'est sur Internet.
Tout ce qui passe à la télé est filtré et verrouillé. La preuve, aucun journaliste ne se fait pipi dessus à l'antenne lorsque Ségolène parle.
Il n'y a que sur internet qu'on peut trouver des articles comme ceux de VB sur la crise du logement !
Il faut que j'aille sur Boursorama acheter des actions de fournisseurs de blogs suisses et aussi aux îles Caïman... Quand ils auront réussi à bien tuer l'internet français, ça pourra servir.
Rédigé par : Pierre | vendredi 05 septembre 2008 à 16h27
Rassurez-vous, la transposition en droit français, donnera une régulation par une taxe ! Elle sera assise sur le nombre de notes, supportera un bonus malus écologique et sera incluse dans le bouclier fiscal...
Rédigé par : lolik | samedi 06 septembre 2008 à 09h10
Je ne vois pas pourquoi vous vous inquiétez. Comment voulez vous qu'on régule Internet ? A partir du moment où l'accès à internet est aisé (contrairement à d'autres pays) même si il devait y avoir une régulation pour embêter quelques sites, il y aurait immédiatement création d'un autre. ILs peuvent pondre des usines à gaz de régulation, ça ne régulera pas grand chose a mon avis.
Rédigé par : JB | lundi 08 septembre 2008 à 09h55
Le sarcasme, c'est facile, et ça ne demande pas beaucoup de réflexion.
« Pas la commission, la nullité de ses directives, ou la cassure entre l'Europe et les peuples qui la composent.»
Peut-être devrais-je intituler mon commentaire “salope de commission ?”
Je sais que la Commission est responsable de tout, y compris de la défaite de la France face à l'Autriche, mais là, en quoi est-elle responsable du non irlandais ? Ça mérite développement, non ?
“La nullité de ses directives”. Là encore c'est purement gratuit. En quoi sont-elles nulles, et surtout en quoi cette nullité a-t-elle pesé dans le débat irlandais ? Quelle directive tout particulièrement a-t-elle faite se lever le peuple irlandais en disant : Ah, non, cette directive là est trop nulle, c'est ni fait ni à faire, votons non à ce traité qui n'a rien à voir et qui n'empêchera pas cette directive d'entrer en vigueur, mais au moins Vincent Bénard pourra crier la vérité sur son blog ? (C'est vrai que c'est rigolo, le sarcasme, tiens…)
La cassure entre l'Europe et les peuples.
Argument noniste classique, piqué à l'extrême gauche, comme quoi on en voit de drôles dans le camp du non. La cassure en question fait que tous les pays européens ont voté pour les partis les plus pro-européens. Même la Pologne. La République Tchèque, où le parti au pouvoir est le plus eurosceptique, a ratifié Lisbonne. Idem avec l'Angleterre. (Accessoirement, même les Serbes…) Aucun pays n'a à ce jour envoyé au pouvoir une majorité disant : cette cassure est insupportable, je veux sortir de l'Europe.
Si ça c'est une cassure, alors la rupture de Sarkozy est une brèche dans l'espace-temps.
Rédigé par : Eolas | mardi 09 septembre 2008 à 15h06