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mardi 04 novembre 2008

Commentaires

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lolik

Ca valait le coup de ne pas dormir à 2h ! très bon billet. Juste une chose ; en raison de toutes les liquidités qui ont été injectées depuis 2 mois un peu partout, et qui devraient continuer à arriver au fur et à mesure de la réalisation des plans, ne pensez-vous pas que de toutes façons, l'inflation arrivera tôt ou tard ?

michel

Votre analyse est d'une pertinence totale. Il s'en déduit qu'il ne reste qu'une seule politique viable pour le pays:
1 - Baisser substantiellement toutes les dépenses publiques (Etat-collectivités territoriales et communales):
Ré-examen de tous les sytèmes de subventionnement. Une subvention ne doit être maintenue que si elle est productive d'une valeur ajoutée supèrieure à la subvention. Trier fin notamment dans le champ des subventions aux associations et à la culture.

Audit très critique des projets immobiliers des administration (achat et construction).

Réduction drastique des déplacements et promotion des téléréunions par le recours à des logiciels ergonomiques de téléconférence.

Suppression de toutes les niches fiscales et sociales qui ne sont pas génératrices de valeur ajoutée plus importante et particulièrement celles qui n'ont qu'une motivation clientéliste.

Accélération de l'augmentation de la durée de carrière des fonctionnaires pour l'aligner dès que possible sur le privé. Moratoire des recrutements publics. En contrepartie, peignage fin (audit) des activités et tâches des administrations pour éliminer les taches non indispensables, peu productives ou ne relevant pas du champ d'action normal des pouvoirs publics concernés. Modernisation des organisations administratives, du management, de la gestion de la ressource humaine publique.

Accompagner la loi de cumul emploi-retraite et le droit au travail salarié jusqu'à 70 ans d'une campagne incitative à la mise en place de structures privées de services adaptés (bourses d'emplois seniors, entreprises de portage salarial, formations spécifiques payantes éventuellement finançables à crédit, télétravail, expérimentation de nouvelles formules de contrat de travail...). effet attendu: moins de travail au noir des seniors, rentrées supplémentaires de cotisations sociales, pouvoir d'achat accru des seniors, préparation au report de l'âge légal d'accès à la retraite.

Les économies réalisées doivent permettre
1 prioritairement de réduire la dette et les intérêts de la dette.
2 diminuer la fiscalité directe sur les entreprises.
Cette seconde mesure doit également être accompagnée du peignage fin des réglementations apportant des contraintes aux entreprises (désentraver l'activité)
But: dans un monde en récession, les capitaux, les projets d'entreprises et les élites tendent à rechercher les pays offrant les meilleures garanties de sécurité et de rentabilité.


ST

Wow ... Une synthèse brillante. Un des rares articles a faire le lien entre de très nombreuses problématiques. J'apprécie notamment le graphe des l'impact des déficits sociaux sur les 50 prochaines années sur les finances publiques : c'est un sujet tabou en France. Aux états-unis, le documentaire I.O.USA (http://www.iousathemovie.com/) met les pieds dans le plat et décortique cette problématique. La question que je me posais était : et en France ? quel impact de toutes ces "unfunded liabilities" ? L'étude de S&P nous donne la réponse : on sera frappé plus tot et plus fort. C'est exactement la meme chose avec la bulle immobilière : il suffit de regarder les courbes de prix de l'immobillier France / USA sur les 20 dernières années pour voir très facilement que notre bulle est nettement plus grosse que celle qui a commencé à éclater outre atlantique (avec la nuance que la notre est a peu pres egalement répartie sur tout le territoire alors qu'aux US elle est localisée spatialement). D'un manière générale, c'est l'ensemble des pays occidentaux qui marchent à l'unisson vers les mêmes problèmes à terme, avec les mêmes causes. Certains un peu plus vite, certains un peu moins. Mais ce qui choque le plus, c'est que tous n'ont apparemment pas la même conscience du danger. Chez certains il est dénoncé activement, chez d'autres (nous), le silence est assourdissant. Aussi assourdissant que le problème est gigantesque. C'est d'ailleurs là la probable explication : la problématique est tellement effrayante, qu'un effort même important aujourd'hui semble n'avoir aucun impact à terme face à l'énormité de ce qui nous attend : à quoi bon faire des efforts en apparence énormes aujourd'hui, pour ne serait-ce qu'équilibrer le budget, avec les désordres sociaux que cela engendrerait a coup sur, si cela ne représente en substance qu'une goutte d'eau face aux engagements hors bilan, hors comptabilité auxquels nous devront faire face a terme. C'est un peu la leçon du film I.O.USA : la dette publique US est officiellement de 10 000 milliards de $. Si on devait provisionner aujourd'hui les promesses du medicare, medicaid et de la social security (retraite), elle passerait à 53 000 milliards. D'un seul coup, le plan paulson et ses 700 milliards fait figure de goutte d'eau. Un peu comme un ménage surendetté, qui ne voit pas comment malgré des revenus confortable, comment il pourra un jour rembourser ses dettes, ne se prive pas d'une sortie restaurant ou d'un week end à Venise : factuellement ca accroit son problème mais à ce stade ... quelle différence ?

Pour en revenir a l'article : encore une fois, une synthèse exemplaire. C'est pour des articles comme ça que je ne regrette pas d'avoir troqué la lecture du Monde et autre quotiden ou hebdo nationaux pour la qualité d'analyse et de synthèse d'une poignée de blogs. Chapeau bas.

Rocou

@ Michel:

Désolé de vous tomber dessus une nouvelle fois mais les "mesures" que vous préconisez sont des mesures de droite dont le seul rapport avec le billet est la prise de conscience du problème. Dans vos mesures, je ni vois que du pipi de chat par rapport à l'ampleur du problème. En outre, vous préconisez essentiellement des hausses d'impôts et de charges, c'est à dire exactement l'inverse de ce qu'il faut faire. Lutter contre le travail au noir, supprimer les "niches fiscales", suppression de subventions, augmentation de la durée du travail ne sont pas autre chose que des augmentations d'impôts et de charges. Cela satisfait intellectuellement ceux qui ne sont pas touchés par ces hausses mais au final, cela ne résout rien tout en diminuant le pouvoir d'achat des individus concernés.

jb7756

Un petit coup d’inflation si c’est pratiqué par TOUS les états industrialisés, c’est quand même tentant ? Et hop on annule les dettes. Dans les années 1970 c’était plus ou moins le cas, non ?
Les investisseurs seraient coincés car ou investir ailleurs ? Pas dans les cleptocraties africaines, arabes ou russes ou des pays instables comme en Amérique Latine. C’est peut être la Chine qui resterait la plus attirante.
C’est la solution de facilité, plus aisé qu’un remède de cheval façon Shroder en Allemagne. On verra ce que décidera le nouveau président US.

ST

@jb7756 : cela sera probablement le cas, car c'est une solution facile. Facile pour les gouvernements s'entend. Immoral et sournois aussi. Car ce n'est jamais autre chose qu'une taxe déguisée. Et qui touche en premier les plus démunis et les plus pauvres qui voient leur pouvoir d'achat en période d'inflation soutenue aspiré par la hausse des prix avec des salaires toujours à la traîne. Ce serait jouer la manipulation d'une élite gouvernante plutôt que la Responsabilité. Hmmm ... oui vous avez raison, c'est probablement ce qui va arriver.

michel

@ rocou
"En outre, vous préconisez essentiellement des hausses d'impôts et de charges, c'est à dire exactement l'inverse de ce qu'il faut faire."

Ecoutez Rocou, quand je propopose que l'Etat fasse des économies et se modernise et baisse les prélèvements obligatoires sur les entreprises, vous me répondez que je veux des hausses d'impôts et de charges. Excusez moi mon vieux, mais je ne répondrai plus à vos remarques si elles continuent à à être aussi...Je stoppe, car j'allais m'énerver.

michel

@ jb7756
"C’est peut être la Chine qui resterait la plus attirante."

Comment la Chine, qui ne vit que par l'exportation de ses produits industriels vers les pays riches va-t-elle encaisser la dépression économique ? Personnellement, je n'investirais pas un sou en ce moment sur l'économie chinoise.

J'aurais aimé pouvoir affirmer que la France me paraissait l'un des pays les mieux armés pour tenir bon dans la tempête, et émerger dans quelques années lorsque de nouveaux équilibres économiques seront retrouvés, car elle en a incontestablement les moyens.

Malheureusement, le copier-coller de programme commun de la gauche 1981 que nous sert Sarkozy en ce moment va nous couler.

Pour parodier Churchill : "Jamais 64 millions d'êtres n'auront autant souffert des errements d'un si petit homme"

Jesrad

Ce que je sais, c'est que les hommes d'état feront tout ce qu'ils peuvent pour retarder l'échéance, jusqu'à et y compris la modification forcée des règles du jeu. Sinon, ils ne seraient pas au pouvoir. La porte de l'inflation est déjà ouverte aux USA, tandis qu'en Europe Trichet résiste avec l'énergie du dernier espoir. Jusqu'à quand ?

Par conséquent je m'attends à une aggravation de plus en plus rapide de la situation. Un début d'inflation entraînerait une nouvelle panique boursière, donc détruirait toute perspective d'avenir, donc paradoxalement engluerait encore plus les gouvernements. L'or à 6500$ l'once en 2010 ?

Et la Chine n'est pas mieux lotie. Elle a fait garantir pratiquement tout et n'importe quoi par l'état et dépend tellement de la croissance de la consommation des autres pays qu'une récession mondiale est la pire chose qu'il puisse lui arriver.

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