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lundi 09 février 2009

Commentaires

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Coco Lapin

Excellent ! Vraiment excellent.

jb7756

Intégrer les prix de l’immobilier dans l’inflation, comment ne pas y avoir songer plus tôt !

Mateo

@ Vincent

Tout à fait d'accord avec toi, ce n'est pas l'homme qu'il faut blâmer mais le système de banque centrale pour les raisons que tu évoques et qui ont été formulées par les économistes de l'École de l'autrichienne.

Mais si l'État n'avait pas dirigé l'excédent de masse monétaire vers les secteurs de l'immobilier et du crédit, et amplifié et propagé cette crise, elle aurait de toutes façons éclaté dans un ou plusieurs autres secteurs, car des taux directeurs arbitrairement fixés en dessous de leur prix naturel par les planificateurs des banques centrales (afin de "stimuler" l'économie, disent-ils) conduisent forcément à des malinvestissements. Et il faut bien que le flot de monnaie artificiellement créé (directement ou indirectement) se retrouve quelque part.

D'autre part, et comme tu l'indiques, Greenspan a (trop) clairement indiqué qu'il "ouvrirait les robinets" en cas "défaillance" («The Federal Reserve, consistent with its responsibilities as the nation's central banker, affirmed today its readiness to serve as a source of liquidity to support the economic and financial system.» «It wasn't a question of whether you would open up the taps or not open up the taps. It was merely how you would do it, not if.» Alan Greenspan - 1987). Ceci a pour conséquence grave de déresponsabiliser les acteurs du marché, de les pousser à la prise de risque.

Ce qui faisait dire à Antony Muller, en 2004: «Consequently, the reasoning emerged that when you succeed, you will earn high profits and market share, and if you should fail, the authorities will save you anyway.» ( http://mises.org/story/1627 ).
Ça me rappelle les propos de quelqu'un ;)

Enfin bref, je vois donc que tu as clairement "viré" autrichien. Mais à quel point? Pour le savoir: http://mises.org/quiz.aspx

J'invite tous les libéraux à faire le test, afin de savoir si vous êtes plutôt "autrichiens", "Chicago boy", keynésien ou carrément marxiste :)
Attention certaines questions nécessitent un minimum de connaissances économiques.

Il y a des fois où j'aurais bien aimé un autre choix que les 4 proposés mais bon…
Personnellement, je suis "à 84% autrichien" et "à 16% Chicago boy". Il y a quelque temps, j'aurais été un peu moins "autrichien" et un plus "Chicago boy", voire carrément keynésien pour certaines choses précises.

Mateo

@ jb7756

Car comme l'explique Vincent, difficile de faire la part entre bien de consommation et bien d'investissement en ce qui concerne l'immobilier.

De toutes façons, un tel système planifié est voué à l'échec, plus ou moins violent.

Mateo

@ jb7756

Car comme l'explique Vincent, difficile de faire la part entre bien de consommation et bien d'investissement en ce qui concerne l'immobilier.

De toutes façons, un tel système planifié est voué à l'échec, plus ou moins violent.

jb7756

@Mateo

Ce qui me sidère c’est que les bulles immobilières étaient un phénomène connu (Japon année 1980 par ex). On savait tout le mal qu’elles peuvent faire.
Alors soit :
- Greenspan était incompétent (je ne porte pas haut dans mon estime l’équipe Bush).
- Soit il était corrompu, il faisait gonfler la bulle pour remplier les poches de ses amis tout en sachant ce qui allait se passer – Après moi le Déluge !
- Soit il était paralysé par le système. C’est vrai que le Congrès et le Sénat américains ont plus de pouvoir qu’en France et que l’opposition peut encore jouer un rôle paralysant (règle de la majorité à 60% au Sénat).

vincent

@ JB: Greenspan était là depuis... 1987, bien avant Bush. Il ne faisait donc pas partie de son équipe, mais du système, des meubles, quoi...

A sa décharge: les actions ont baissé globalement entre fin 2001 et 2003. Donc la bulle immo était compensée, au moins au début, par une "débulle" sur les marchés boursiers: ça brouillait quelque peu le signal . C'est en 2004 qu'il a commencé à remonter le taux directeur.

Je ne pense pas qu'il ait été corrompu. Juste humain, donc faillible.

Amaury Esbientesc

et que pensez-vous de l'idée selon laquelle M. Greenspan aurait privilégié en quelque sorte son "cycle personnel", i.e. pourvu que j'ai fait valoir mes droits à la retraite quand ça explosera ?

plus sérieusement, même si, "facialement", la Fed a entrepris de remonter ses taux directeurs
avant que la machine d'émission de RMBS ne s'emballe, elle (et donc sa tête la plus connue) a tenu un discours totalement en décalage avec la formation des bulles, niant d'un côté leur apparition, d'un autre côté leur dangerosité et d'un troisième enfin la capacité de la Réserve Fédérale à intervenir.
l'explication du délai entre les taux directeurs et l'éclatement de la bulle est simple : elle tient dans le type de produits vendus aux emprunteurs américains, i.e. des prêts dont le taux est revu après 2 ans ("2/28") ou 3 ans ("3/27"), voire (et ce sera sans doute le prochain pool d'actifs hypothécaires à montrer des signes de faiblesse) les prêts balloon, NegAm ou interests-only (pendant x années, généralement 5, on ne paye que les intérêts, en tout ou partie, et on ne s'intéresse qu'à l'issue de cette première phase à l'amortissement et au remboursement du capital).
bref, le niveau d'information étant ce qu'il est aux Etats-Unis, il me semble évident que Greenspan "savait" mais que les conséquences lui paraissaient, à lui comme aux autres, trop incroyables en cas de retournement. pour avoir consulté une centaine de prospectus de RMBS subprime, Alt-A et consorts, le contenu de ces titrisations était spécifié noir sur blanc et renvoyait à des débiteurs qui n'avaient de cesse d'hypothéquer leur consommation future.
alors, coupable, c'est sans doute beaucoup mais "bien placé pour avoir pu se rendre compte que quelque chose clochait sans avoir montré de volonté d'alerter, à défaut d'agir, pour infléchir les évènements", certainement.

Gloup

Il fallait le faire, augmenter le taux d’intérêt 17 fois entre 2004 et 2006. À 5.25% on ajoute 2-3% pour le taux préférentiel, ça demande une grosse hausse du PIB pour avoir la capacité de rembourser, ce qui n'était pas le cas.

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