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mardi 19 mai 2009

Commentaires

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ST

Right on track. On est exactement au coeur du problème. Le système monétaire dont nous avons hérité est une grande illusion. Nous calculons tout (la richesse, la croissance etc.) en valeur monétaire mais sans aucune visibilité sur l'évolution de la valeur de cette monnaie qui ne repose plus sur aucun indice de valeur matériel. Nous n'avons plus aucun étalon fixe dans le temps pour évaluer quoi que ce soit. Nous avons même intériorisé cela comme quelque chose de normal. Nous vivons dans un monde ou les prix doublent tous les 20 ans et nous considérons cela comme normal, et surtout nous croyons qu'il en a toujours été ainsi.

Maintenant, sur la question de la réaction d'Alan Greenspan s'il avait eu les bon chiffres de la croissance et des prix ... je me permet de douter. S'il y a une personne au monde qui a en main les données qui lui permettent de connaître avec le plus de certitude la réalité de la croissance et des prix, c'est bien le dirigeant la Reserve Federal. Que lui importe de connaître la composante du CPI et son évolution : il a les chiffres les plus précis et à jour de l'évolution de la masse monétaire. Si une personne peut jauger de l'abondance du crédit dans le système et évaluer son implication dans la croissance apparente, c'est bien lui. Rappelons d'ailleurs que la FED a volontairement restreint juste avant l'arrivée de Bernanke la publication d'une partie des aggrégats de la masse monétaire. La vrais question n'est elle pas plutôt : est ce parce qu'il avait une vision plus claire de la réalité de la situation qu'il a pris ses décisions, emporté dans une spirale qu'il a préféré alimenter plutôt que de risquer le dégonflement de la bulle et de la croissance ?

La corrélation entre la montée de l'Etat Providence, le financement par la dette, l'expansion du crédit, l'inflation et un système monétaire de fiat money est parfaitement retracé dans l'extrait suivant :

"The welfare state is nothing more than a mechanism by which governments confiscate the wealth of the productive members of a society to support a wide variety of welfare schemes. A substantial part of the confiscation is effected by taxation. But the welfare statists were quick to recognize that if they wished to retain political power, the amount of taxation had to be limited and they had to resort to programs of massive deficit spending, i.e., they had to borrow money, by issuing government bonds, to finance welfare expenditures on a large scale.

Under a gold standard, the amount of credit that an economy can support is determined by the economy's tangible assets, since every credit instrument is ultimately a claim on some tangible asset. But government bonds are not backed by tangible wealth, only by the government's promise to pay out of future tax revenues, and cannot easily be absorbed by the financial markets. A large volume of new government bonds can be sold to the public only at progressively higher interest rates. Thus, government deficit spending under a gold standard is severely limited. The abandonment of the gold standard made it possible for the welfare statists to use the banking system as a means to an unlimited expansion of credit. They have created paper reserves in the form of government bonds which-through a complex series of steps-the banks accept in place of tangible assets and treat as if they were an actual deposit, i.e., as the equivalent of what was formerly a deposit of gold. The holder of a government bond or of a bank deposit created by paper reserves believes that he has a valid claim on a real asset. But the fact is that there are now more claims outstanding than real assets. The law of supply and demand is not to be conned. As the supply of money (of claims) increases relative to the supply of tangible assets in the economy, prices must eventually rise. Thus the earnings saved by the productive members of the society lose value in terms of goods. When the economy's books are finally balanced, one finds that this loss in value represents the goods purchased by the government for welfare or other purposes with the money proceeds of the government bonds financed by bank credit expansion.

In the absence of the gold standard, there is no way to protect savings from confiscation through inflation. There is no safe store of value. If there were, the government would have to make its holding illegal, as was done in the case of gold. If everyone decided, for example, to convert all his bank deposits to silver or copper or any other good, and thereafter declined to accept checks as payment for goods, bank deposits would lose their purchasing power and government-created bank credit would be worthless as a claim on goods. The financial policy of the welfare state requires that there be no way for the owners of wealth to protect themselves."

C'est un extrait d'un article écrit en 1966. Par un certain Alan Greenspan.

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Daniel Loiselle

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