« Land use regulation and its impacts in France | Accueil | Silvère Tajan : Le règne de la dette ou la vraie défaite du capitalisme »

lundi 04 mai 2009

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Libertas

En somme, les Etats ont mis en place un système qui ne fonctionne pas, et que les détenteurs privés de capitaux sont priés (ou plutôt contraints, par coercition) de renflouer périodiquement, par l'impôt et/ou l'inflation.

No taxation without representation, dit l'adage. Quel levier détiennent ceux qui financent le système, c'est-à-dire les créateurs de richesses, les détenteurs privés de capitaux, pour exiger qu'en contrepartie du renflouement des banques qu'on leur demande, le système monétaire soit réformé dans un sens autrichien ?

Dans la banque centrale napoléonienne, les plus gros bailleurs, les "200 familles", avaient leur mot à dire. Quel mot à dire ai-je aujourd'hui, alors que je suis contraint de payer pour un système qui ne me convient pas ? Je n'en vois aucun. Aucun contrôle, aucune boucle de rétroaction, sur le système monétaire.

Reste le bulletin de vote, mais seule une infime minorité des électeurs comprend la monnaie, et son rôle dans la crise actuelle, attribuée par la propagande d'Etat aux méfaits du libéralisme "sauvage", dont la page est "définitivement tournée".

Au passage, une dernière question ouverte : dans ce contexte de "retour de l'Etat" applaudi de toute l'élite (cf. le site http://www.protectionnisme.eu/ ), quel vous paraît être le pays francophone le plus libéral, le moins en proie à cette hystérie keynésienne, le plus hospitalier pour l'homme libre, pour l'entrepreneur ? Luxembourg ? Suisse ? Québec ? Un pays d'Afrique ?

Vincent Poncet

"Quant aux banques, nous avons vu que nombre d'entre elles ont vu dans cette création un effet d'aubaine remarquable, au point que certains auteurs affirment que la loi créant la FED fut en fait rédigée au cours d'un dîner entre banquiers. J'ignore si cette affirmation est vraie, mais il est exacte que la FED, institution privée à statut très particulier, fut une création conjointe de l'état US et de grands banquiers."
Elle est rapportée dans de nombreux ouvrages, wikipedia en fait mention.
http://en.wikipedia.org/wiki/Jekyll_Island_Club#Role_in_the_history_of_the_Federal_Reserve

J'ajouterais dans ton article un point sur l'effet redistributif du mécanisme de création monétaire.
En effet, la monnaie est créée lors d'un emprunt, l'utilisateur de cette nouvelle monnaie va donc surecnhérir sur les biens et services faisant monter les prix de ces biens et services, puis le vendeur de ces biens et services va à son tour bénéficier de cet octroi de nouvelle monnaie, et faire à son tour monter les prix des biens et services qu'il va acheter. De proche en proche, la nouvelle monnaie va faire le tour de l'économie et ainsi faire monter tous les prix. Mais plus on est proche de la création monétaire, plus on a de la nouvelle monnaie avant que l'ensemble des prix montent. à la fin de la chaîne, plus on est loin de la création monétaire, plus on voit tous les prix monter autour de soi, sans être bénéficiaire de la nouvelle monnaie. Il y a donc bien une redistribution de pouvoir d'achat du dernier bénéficiaire vers le premier bénéficiaire de la nouvelle monnaie.
Et qui est le plus proche de la création monétaire ? les entreprises financières bien sûr. Il n'est donc pas si étonnant que le secteur financier représentait 40% du total des profits US sur les 10 dernières années.
"From 1973 to 1985, the financial sector never earned more than 16 percent of domestic corporate profits. In 1986, that figure reached 19 percent. In the 1990s, it oscillated between 21 percent and 30 percent, higher than it had ever been in the postwar period. This decade, it reached 41 percent. Pay rose just as dramatically. From 1948 to 1982, average compensation in the financial sector ranged between 99 percent and 108 percent of the average for all domestic private industries. From 1983, it shot upward, reaching 181 percent in 2007."
http://www.theatlantic.com/doc/200905/imf-advice
Au dela de simplement "faire de l'inflation", "créé des bulles et des krachs", le mécanisme de création monétaire est un système de spoliation institutionalisé. C'est un impôt, qui globalement touche vraisemblablement les plus faibles, et dont le bénéficiaire n'est pas que l'Etat.

ST

Voilà. Vincent a pris sur lui et remis en cause un des piliers aujourd'hui indiscutable et dont l'idée même d'une remise en cause semble non sujet à débat. Et on touche pourtant probablement du doigt une des pièces maîtresses du problème. Il y a cependant de timides et réelles avancées sur cette question, et sûrement la crise actuelle y est pour quelque chose.

Aux Etats Unis notamment, l'audience inespérée qu'a connu un Ron Paul, grand défenseur des thèses autrichiennes et grand pourfendeur de la FED devant l'éternel, pendant toute la campagne présidentielle, et ce avant même que la crise n'éclate vraiment, a donné du crédit à ces idées (rappelons que tous les candidats exceptés Ron Paul défendaient l'idée que les Etats Unis connaissaient une croissance soutenue et solide, durant les primaires, et que RP soutenait au contraire que les Etats Unis étaient déjà entrés en récession : la suite lui donnera raison).

Depuis cet activisme n'est pas resté lettre morte. Ron Paul a introduit le projet de loi HR 1207 ou "Federal Reserve Transparency Act", énième version de projets de loi qu'il dépose avec régularité depuis plusieurs dizaines d'années mais qui sont systématiquement enterrés sans discussion en commission. Sauf que cette fois, le projet introduit avec une poignée de cosponsors (de signature de Représentants au Congrès qui soutiennent la proposition), a vite gagné en popularité. Sous la pression et le travail des associations favorables à la remise en cause de la FED, le projet de loi est devenu un pilier du ralliement contre la politique fédérale de l'explosion des déficits : aujourd'hui le projet de loi HR 1207 a 112 cosponsors et le nombre grandit chaque jour : il sera plus difficile de tuer dans l'oeuf le projet en commission, et l'on se prend à rêver qu'il soit débattu "on the floor", c'est à dire en séance plénière du Congrès.

Le HR 1207 ne remet pas en cause directement le Federal Reserve Act de 1913 : il institut un audit plus approfondi de ce qui est actuellement tenu secret dans les comptes de l'institution. Ses promoteurs espèrent ainsi poser le premier jalon d'une remise en cause plus lourde de la banque centrale américaine, en jouant la carte de la transparence, dans un contexte ou la FED s'est engagé sur plusieurs trillions de dollars de prêts sans publier les bénéficiaires, ni les garanties obtenues en contreparties (il y à fort à parier que ce sont des actifs douteux qui ne garantissent pas grand chose). L'idée est de porter au grand jour les dérives d'un tel système.

Plus d'info sur le HR 1207 :

http://www.ronpaul.com/on-the-issues/audit-the-federal-reserve-hr-1207/
http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Reserve_Transparency_Act_of_2009

En Europe, si l'Euro est fragilisé voire pire par la crise, ou si un ou plusieurs pays sont contraints d'abandonner la zone Euro, le débat pourra peut être également être relancé.


Le libéralisme pour les débutants


Entièrement d'accord avec Vincent et ST.

J'ajouterai que cette hypertrophie du secteur financier à cause d'une violation des principes libéraux pourrait être exploitée politiquement avec beaucoup de réussite.

Avec un peu de doigté on peut présenter
- une explication de la crise.
- une explication d'un phénomène qui choque beaucoup de gens (l'hypertrophie du secteur bancaire et de ses revenus).

et le tout parceque l'on a violé des principes libéraux.

En évitant de sombrer dans la démagogie (y faut bien affirmer que les banques, les profits, les taux d'intérêts lorsqu'ils sont dans un cadre législatif sain (libéral..) sont justes et utiles), on peut tout de même prendre à contre-pied beaucoup d'anti-libéraux (ou de libéraux qui s'ignorent.)

Sinon pour signaler que j'ai aussi tenté de résumer une vision libérale de la monnaie et du crédit.

http://www.dantou.fr/banques.html

Mateo

Excellent article Vincent! Je l'attendais celui-là! :)

La plupart des économistes autrichiens pointent du doigt la création de (fausse) monnaie et de (faux) crédit par (l'intermédiaire de) la FED comme étant la cause principale de la crise car cet afflux de liquidités ne correspondant à aucune richesse réelle est la SOURCE de la bulle, c'est l'essence qui alimente l'incendie.

Et je tiens à inciter tout le monde à lire le chapitre concernant les banques et la monnaie sur le Libéralisme pour les débutants. C'est la meilleure vulgarisation de la pensée autrichienne concernant ce sujet qu'il m'a été donné de lire en français! Et avec le style de Daniel, c'est toujours aussi drôle et plaisant à lire.
Je rajoute que Daniel a parfaitement raison sur le côté "vendable" de la dénonciation du système de banque centrale, de réserves fractionnaires et des troubles qu'ils causent.

Et pour ceux qui veulent aller un tout petit peu plus loin sur le système de banques centrales, de réserves fractionnaires et du crédit, mais que l'anglais rebute, je recommande chaudement ces deux articles du blog du Québécois Libre:
http://www.leblogueduql.org/2008/11/comment-les-banques-centrales-manipulentelle-la-quantité-de-monnaie-.html
http://www.leblogueduql.org/2008/10/le-crdit-ne-pou.html

vicken

Bravo pour ce superbe article Vincent! Il est dommage de ne pas pouvoir lire des papiers de cet qualité dans la presse dite "économique".
Rien à voir avec la monnaie ou les banques je copie cette dépêche AFP parce qu'il faut bien rire de temps en temps, même si cela devient tragicomique-comique. Je prévient il ne s'agit pas d'un canular et il n'est pas question de l'URSS ou de la Corée du nord mais bien de notre ultra libéral de pays présidé par son ultra libéral de gouvernement... la dernière phrase est vraiment à encadrer

Les dirigeants du groupe émirati MAG ont confirmé aujourd'hui au gouvernement leur intérêt pour une reprise du site Continental de Clairoix (Oise), a déclaré Luc Chatel après une rencontre avec des responsables de l'équipementier basé à Dubaï. "Nous avons reçu avec Patrick Devedjian les dirigeants du groupe MAG, d'abord pour leur demander quelles étaient leurs intentions concernant le site de Clairoix. Ils nous ont effectivement indiqué qu'ils étaient intéressés par la reprise de ce site", a dit le porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat à l'Industrie, interrogé à l'issue de l'installation par Nicolas Sarkozy des premiers commissaires à la réindustrialisation. La rencontre avec MAG a eu lieu en début d'après-midi au ministère de la Relance.

 Mr_Zlu

Nom d'un poney alcoolique ! j'en pleurerais presque d'émotion après la lecture de cet article...

... juste avant de pleurer sur la malhonnêteté intellectuelle de mon entourage bien-pensant et la situation ubuesque dans laquelle nous vivons (l'extrait de la dépêche AFP de vicken l'illustre assez bien).

Sinon, Vincent, j'aurais également voulu connaître ton sentiment sur la question de Libertas : quel pays où on est encore un minimum libre ?

J'ai des vues sur le Québec mais un autre avis m'intéresserait...

Mateo

J'aurais tendance à te déconseiller fortement le Québec: d'après ce que je lis (notamment sur le blog du QL), la situation est similaire à la France: rejet du marché généralisé, anti-capitalisme, appel systématique à l'État pour tout et n'importe quoi etc. Pas étonnant que la situation économique du Québec soit une des plus mauvaise du Canada…

Donc voilà, en gros tu retrouveras la mentalité française, mâtinée de nationalisme assez prononcé et agrémentée du bel accent québécois.

Mateo

Sinon tous les gens qui y sont allé en voyage et avec qui j'ai eu l'occasion de discuter sont unanimes: c'est très joli, Montréal est une ville très agréable les gens sont sympas etc.

doucet

je vous conseille ce livre aussi : http://www.contrepoints.org/IMG/pdf/Etat_qu_as-tu_fait_de_notre_monnaie.pdf

ST

Je pense qu'il n'y pas de pays vraiment libéral idéal, encore moins si on se restreint au monde francophone. On pourra certes trouver des gradations certaines entre les différentes politiques de différents pays, mais derrières telle ou telle statistique, on retrouvera toujours un autre aspect franchement peu libéral. En fait, dès que tu te penches un peu sérieusement sur un pays, les travers socialistes finissent par t'apparaître.

Par exemple, la Suisse est certainement plus libérale que la France (fiscalité, pas de sécu ...) mais derrière ça, tu finis par découvrir des aspect de la fiscalité confondant comme le fait pour les propriétaires de leur logement de devoir réintégrer le loyer équivalent à l'occupation de leur appartement dans leurs revenus pour imposition sur le revenu (profondément débile et responsable du taux incroyablement faible de propriétaires en Suisse). Tu découvres aussi des droits de douanes à tout va, et des douaniers qui fouillent ton coffre pour vérifier que tu n'a pas plus de 250gr de viande par personne en franchissant la frontière en venant de France (on croit rêver ...).

Donc oui on peut sûrement faire une gradation entre les pays, mais c'est entre les pas du tout libéraux et les un tout petit peu libéraux. En fait il ne faut pas tourner autour du pot : tant que tu n'auras pas un pays ou la force politique la plus influente est profondément libérale, on sera sur une pente socialisante plus ou moins marquée. C'est fort de cette constatation que le mouvement libéral (au sens européen du terme) américain a accouché du Free State Project. La tagline est claire : "Liberty in our Lifetime". Le projet ambitieux vise a convaincre 20 000 libéraux engagés et volontaires, à déménager dans les 5 ans si le chiffre de 20 000 signataires de l'engagement est atteint, pour le New Hampshire, un état déjà fortement libéral, et surtout suffisamment petit pour qu'une force de 20 000 activistes décidés puisse peser lourdement dans le jeu politique.

http://www.freestateproject.org/

Difficile de dire si ce type de projet peu réussir, mais l'idée est intéressante. Voir séduisante.

jb7756

C’est ma foi une explication très claire et logique. Après on s’étonne que la presse décline.

Si j’ai bien compris :
La création monétaire ne fait plus monter les prix et les salaires comme avant mais fait gonfler des bulles – énergie, immobilier, actions, art contemporain… - qui éclatent à intervalle régulier.
Les états trouvent ainsi un moyen astucieux pour se financer. La création de fausses monnaies rempli les caisses du trésor via les taxes sur les échanges qu’elle génère. Les banques qui empruntent auprès de la banque centrale peuvent financer aussi sans fins les déficits publics.

Bref c’est une manière plus discrète que de faire acheter directement sa dette par la banque centrale.

Inconvénients : il semble qu’a force d’en abuser, les bulles gonflent de plus en plus haut et se multiplient de plus en plus. Leur éclatement devient aussi de plus en plus lourd à gérer. Les bulles immobilières et pétrolières sont aussi très éprouvantes pour les petites gens aussi bien à la hausse qu’à la baisse.

nicolas

l'or a passé son pic de production en 2001 et baisse depuis. Un systeme d'etalon or ne peut pas fonctionner.

vincent

@ Nicolas: la production d'or a toujours connu des pics et des creux mais en tendance longue, a augmenté. Rien ne permet d'affirmer que la baisse récente ne soit autre chose qu'une vague baissière dans une tendance haussière.

Et quand bien même: contrairement au pétrole, l'or, imputrescible, est un métal dont les stocks s'accumulent. Une baisse marginale de la production signifierait simplement une nécessité pour les prix des autres biens de s'ajuster à la baisse... Jusqu'à ce que le prix atteint par l'or rende intéressant des réouvertures de sites aujourd'hui fermés, ou l'exploitation de filons autrefois jugés peu intéressants.

Enfin, la proportion d'or utilisée dans la bijouterie peut baisser (aujourd'hui plus de 58%) au profit de l'or monnaie, si cela devient rentable.

Bref, la pénurie d'or n'est pas pour demain.

Karl P

Bonsoir,

Mais dans la mesure où à partir de la moitié des années 70, il est devenue nécessaire pour les ménages américains de s'endetter pour consommer (logement mais aussi santé, éducation, électro-ménager, voiture...), cette politique du crédit facile alimenter par la création monétaire ex nihilo n'est-elle pas une donnée nécessaire du néo-libéralisme? J'entend par néo-libéralisme les politiques de dérégulation financière (en l'occurence la destruction du Glass and steagal Act, celui-ci séparant les banques d'affaire des banques de dépôt), de privatisation des services publics, de manière plus générale de destruction du système de protection sociale inspiré en France par le CNR, qui repose essentiellement sur les cotisations patronales et l'impôts sur le revenu.
On constate que de 45 au milieu des années 70 le capitalisme à connu sa phase de prospérité et de stabilité la plus importante de son histoire, or c'est durant cette période que se constitue et se généralise "l'Etat social" (Welfare State pour les libéraux). Durant cette période il n'est guère besoin d'endettement massif des ménages puisque leur revenu leur permet de consommer ce qui est produit.
Bien sur c'est l'Etat lui-même qui détruit sa propre "main gauche", et en ce sens ne n'est-il pas toujours question d'Etat?
Vous le savez sans doute le libéralisme du XIX repose sur un certain nombre d'institutions créée par la puissance politique étatique (pour le cas de l'Angletterre avec la Poor Law Reform en 1834,qui permet de créer un marché du travail national et concurrentiel, le bank Act de 1844 qui établit le principe de l'étalon-or, et enfin l'abrogation des lois sur le blé en 1846 qui fit naitre un marché mondial du grain).
De la même manière le néo-libéralisme actuel repose sur des institutions (banques centrales,) créé par l'Etat.
C'est pourquoi je ne comprend pas votre position vis à vis de la question de l'Etat : d'un coté vous le rejetez comme naturellement perturbateur (parfois on croirait à vous lire qu'il est l'incarnation du désordre)de l'autre vous êtes obligés de reconnaitre qu'il est lui même à l'origine du libéralisme.
Donc en réalité j'imagine que votre problème n'est pas l'Etat mais la politique qu'il promouvoit.
A savoir qu'avec le libéralisme du XIX l'Etat a créé les conditions de sa non intervention en matière d'économie (autrement dit il a créé un marché autorégulateur de la terre, du travail et de la monnaie).
Pour revenir à la récente déconfiture de notre système bancaire vous ne posez pas dans votre article la question du pourquoi de l'endettement massif des ménages. Cette question comme je l'ai rapidement dit est indissociablement liée aux politiques économiques adoptés autour du milieu des années 70 aux Etats Unis (Reagan) et en Angleterre (Thatcher) et au début des années 80 en France après l'échec d'une politique keneysienne de la relance par la demande(Mitterand). Ces politiques ont eu pour résultats de diminuer la part salariale dans la valeur ajouté. Or comme nous le savons tous le capitaliste ne peut pas se contenter de produire il doit assurer un déboucher à sa production, le crédit a assurer durant cette période de contraction des salaires le rôle de suppléant du revenu, autrement dit il a constitué un revenu fictif pour une grande partie de la population, une solvabilité artificielle à très court termes qui ne peut s'entretenir que dans l'engouffrement plus profond dans le crédit.

Je ne suis pas un Troll, je voudrais juste que vous clarifiez votre position vis à vis de l'intervention de l'Etat et savoir ce que vous pensez de la conception que j'ai esquissé à très gros traits (qui est par ailleurs partagée pas plusieurs économistes, dont le plus éminent étant selon moi Frederic Lordon).

Merci et bonne soirée.

Désolé pour les fautes.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Tout savoir sur le Foreclosure Gate

Ob'lib' 2.0

  • |  RSS | | http://www.wikio.fr

    Partager cette page | Mon profil Facebook | mon fil twitter

Mon fil Twitter

distinctions

  • Wikio - Top des blogs | Wikio - Top des blogs - Politique