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lundi 21 septembre 2009

Commentaires

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ST

Au risque de plomber l'ambiance un peu plus, je me permet de noter que la restauration est certes un marché concurrentiel (concurrence entre les restaurants), mais du fait qu'il est en partie subventionné, il n'est pas en concurrence pure et parfaite avec d'autres secteurs ne bénéficiant pas de ces subventions indirectes. Par subvention j'entend la défiscalisation via les tickets restaurants, qui gonflent artificiellement les dépenses de restaurant de part le fait qu'ils sont exonérés de charge sociale et d'impot sur le revenu. Les tickets restaurant, c'est tout de même 4 milliards d'euros par an.

Comme on le voit, on n'en sort pas, chaque petit avantage ici ou la est un élément perturbateur du marché et des choix des consommateurs. J'ai pris cet exemple, mais j'aurai pu parler des chèques vacances, de la consommation de loisir via les comités d'enteprises. Les services à la personne sont boostés par les crédits d'impots. La défiscalisation des mutuelles de santé drainent également le pouvoir d'achat vers plus de dépense de santé et moins de concurrence entre les pharmacie ou les médecins (alors que celui qui paye cash la part qui lui reste après la prise en charge de la sécurité sociale le fait avec de l'argent soumis aux cotisations sociales et à l'impot sur le revenu). Les vendeurs de fenetres sont subventionnés par les crédits d'impots, comme les vendeurs de climatisation reversibles.

Chaque intervention de l'Etat, par une subvention ou une réglementation, donne un avantage à l'un qui est pris à quelqu'un d'autre. Chaque fois que l'Etat fait la courte échelle à un secteur, une entreprise ou un individu, il enfonce parallèlement la tête d'un autre secteur, d'une autre entreprise, d'un autre individu. Une fois que nous aurons compris celà, nous pourrons commencer à démanteler tout cet arsenal couteux et nocif et laisser les individus réellement libre de leurs choix de consommation.

vincent

@ ST : à bas les plombiers plombeurs qui dézinguent !

Les tickets restau... Je les avais oubliés, ceux là.

Décidément, "ils" sont partout.

Essepe

Et pour les commerces, qui reposent énormément sur les ressources humaines, le code du travail est aussi un boulet très important (réglementation abracadabrantesque, et le surcoût des taxes et impots associés).

vincent

@ Essepe:

Certes; mais comme je le disais, je ne m'interroge ici que sur les règles instituant des distorsions intra sectorielles, pas aux boulets que tous portent à charge égale.

aequalis

Peut-on considérer que la restauration n'est pas si libre, compte tenu de sa nécessaire implantation dans un fonds de commerce?

Celui ci subit lui meme les lois relatives à la construction ou à la location, etc , qui ,faussent nécessairement (bien qu'indirectement) les prix de l'offre (à savoir celui des plats)?!?

Le libéralisme pour les débutants

Excellent Article !

Tu es sur que pour l'habillement, il n'y a pas d'intervention ?
Je pense au protectionnisme. Est ce qu'il n'y a pas encore des barrières ou des taxes douanières ?

ST

@liberalisme pour les debutants :

Oui il existe encore des barrières douanières, même si elles ont beaucoup baissé. Pour faire l'expérience de la jungle de l'importation et des droits de douane, essayé de faire un tour sur ce site :

http://ec.europa.eu/taxation_customs/dds/cgi-bin/tarchap?Lang=FR

Faites une simulation : quand vous vous rendrez compte de l'étendue de la nomenclature des produits taxés, croisés avec le nombre de pays producteurs, vous comprendrez le bourbier réglementaire et douanier dans lequel nous nous trouvons encore.

@vincent :

heu, et concernant la restauration, comment personne n'a pensé à l'évidente TVA à taux réduit qui est un subvention directe au secteur ? Ca nous avait échappé ...

Monoi

@ST, ce n'est pas vraiment une subvention la tva a taux reduite. Ce serait plutot une ponction reduite :)

C'est comme ce que les medias abrutis appellent des cadeaux fiscaux: ce ne sont pas des cadeaux du tout sauf si on considere que notre revenu appartient d'abord a l'etat, ce dernier ne nous laissant que ce qu'il desire.

Cette sorte de langage est tres pernicieuse.

ST

@monoi :

D'accord avec toi sur le fond, mais de fait, si tu prélève tout le monde de X, et que tu exonère ensuite certains, dans les faits tu les subventionnes.

Ce n'est pas un cadeau de la part de l'administration de ne pas taxer tel autant que les autres, ca n'en reste pas moins injuste vis à vis des autres qui payent plus.

Ceci dit, lorsqu'on parle de cadeaux fiscaux, généralement on parle de baisser l'impot de ceux qui en paye déjà plus que les autres. Ce n'est clairement pas un cadeau de ramener un poil les prélèvement de quelqu'un à un niveau plus proche de celui des autres.

Nativel

Il y a une petite erreur, concernant le marché de la musique, même si "l'offre et le prix" pour le consommateur semblent "libres", ce n'est pas du tout le cas de la gestion des droits d'auteurs, contrôlé par la SACEM, entreprise mi-privé, mi-public en situation de monopole légal. Et arrive ce qui doit arriver, ce monopole rend l'entreprise moins efficace pour s'adapter à la concurrence et emporte avec elle tous ses clients : les artistes... Qui n'ont que peu le choix de leur gestionnaire de droits.

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