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vendredi 27 novembre 2009

Commentaires

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julito

La faillite de Dubai, plus que le "syndrôme gratte-ciel", montre surtout les dérives de l'État planificateur et investisseur. Du genre de celui qui lance des Grands Emprunts pour investir dans les secteurs d'avenir, car l'État sait lesquels ils sont, et qu'il est certain de rentabiliser tout ça...

On est très loin du marché libre et de la mondialisation financière, ou encore de l'excuse de l'absence de pétrole, explications apportées dans la totalité des articles disponibles de la presse mainstream.

jb7756

Là Dubaï c’est l’extrême du n’importe quoi. La densité de peuplement est tellement faible que faire des gratte ciel est totalement injustifié en plus d’être ruineux. En plus le climat n’est pas très agréable (trop chaud, trop sec).
C’est une sorte de Las Vegas mais j’ai bien peur qu’ils aient du mal à trouver les touristes qui vont avec.
Je me suis souvent dit, cela fera des belles ruines !

Christophe

En ce qui concerne les faibles taux d'intérêt, j'ajouterais, sans être un spécialiste de la question, que les placements en immeubles de bureaux sont en concurrence directe avec les placements obligataires. Cela crée un lien direct, dans le marché immobilier de bureaux, entre la valeur en capital des biens immobiliers et le taux d'intérêt.

En effet, le loyer de marché étant connu en situation de concurrence locative (par exemple, 150€/m²/an), on calcule la valeur en capital d'un immeuble en rapportant son rendement locatif au taux du marché (p. ex. : puisque je veux un rendement de 5%, et que le loyer est de 100.000 €, la valeur de l'immeuble est celle d'une rente annuelle de 100.000 € capitalisée au taux de 5%).

Dès lors, si le taux d'intérêt du marché est faible en raison de la politique monétaire pratiquée par la banque centrale, la valeur des immeubles augmente. Et en cas de retournement de tendance, cette valeur tombe. CQFD.

ST

Un enseignement essentiel de la faillite de Dubai qu'a très justement noté Philippe Herlin sur son blog :

http://ladettedelafrance.blogspot.com/2009/11/un-enseignement-de-la-faillite-de-dubai.html

L'écroulement des finances publiques n'est précédé d'aucun avertissement des agences de notations. Le fait qu'on nous agite que la France ou les Etats Unis restent notées AAA malgré leur endettement massif et accéléré n'a aucune espèce de signification. S'il y a banqueroute d'un grand Etat, soyons assuré qu'il ne sera précédé d'aucune avertissement préalable dans sa notation, ni forcément d'avertissement préalable sur les marchés (augmentation progressive des taux d'intérêt jusqu'à un niveau insoutenable) : l'accroissement des taux d'intérêt sera soudain. Tout ceux qui croient que la faiblesse actuelle des taux sur la dette des Etats, ainsi que les excellentents notations des agences spécialisées attestent encore des marges de manoeuvre dont nous pourrions disposer avant collision se trompent. Pour ceux qui finiront par chuter, la chute sera d'autant plus terrible qu'elle sera subite et sans avertissement (si tant est qu'on puisse dire que le dernier siècle d'histoire économique ne soit pas en lui même un avertissement continuel pour ceux qui veulent bien le voir).

Franck Boizard

Dubaï ne fera pas faillite parce que l'émirat voisin, et associé au sein des Emirats Arabes Unis, Abu Dhabi a du pétrole, un aéroport rabougri et des immeubles quelconques.

Cette crise est probablement un moyen pour Abu Dhabi d'obtenir plus de garanties (par exemple la superbe compagnie aérienne dubaïote Emirates Airlines) en échange de son sauvetage.

La morale de cette histoire : quand on est surendetté, on perd toute son indépendance aux profit des créanciers.

Cette leçon est fort connue, et pourtant les Etats s'endettent comme si c'était sans conséquence, ni financière, ni politique. or, la perte d'indépendance me semble encore plus grave que les conséquences «seulement» financières.

jb7756

@Franck Boizard

Le rapport de force créancier / débiteur ne tourne pas forcément au profit du créancier. Dubaï n’a pas d’armée, pas de pétrole et une petite population.
Les grands états sont beaucoup plus fort et là ils peuvent imposer leur volonté au dépend des créanciers. La Chine ne pourra pas faire grands choses sur ses créances américaines si les USA décident de ne pas les honorer.

Les mauvaises affaires du Dubai me font penser à la déroute de Nauru. Cette petite île du Pacifique avait bâti une immense fortune sur des mines de phosphate. Les mines épuisées, tous leur investissement d’avenir, notamment dans l’immobilier, se sont révélés catastrophiques et le pays est aujourd’hui ruiné.
C’est sans doute le sort qui attend la plupart des pétromonarchies quand elles seront privées des ressources du pétrole (parce nouvelles énergies ou épuisement).

Xavier M

Auburn, Alabama ;-)

Plus sérieusement, pour appliquer la théorie du cycle dans ce cas, il faut identifier la source de la bulle, d'où "l'argent facile" coule quoi. Comment tout ça était-il financé à la base?

D.J

Merci d'évoquer les taux d'intêrets trop bas.Ce fut l'une des causes majeurs de la crise financière aux USA avec celui des garantis des crédits insolvables.

Les taux d'intêrets trop bas incite à la spéculation par une bulle.

D.J

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/

vincent

@ Xavier M : ce court articulet n'a pour but que d'expliquer en quoi l'éruption de gratte ciels fous est un indicateur de risque de crise de type autrichien. Je ne me suis pas plongé dans les sources de financements de l'économie Dubayotte (Yenne ?). Et accessoirement, je l'ai mis en ligne à deux heures du mat', aux limites de ma résistance physique au sommeil !

La question est : qui a prêté à World Dubaï et Nakeheel ? Et qui finançait les prêteurs ? Or, ces prêteurs sont d'une part les banques des autres émirats - et notamment des banques d'état, à ce qu'il semble - qui vivent sous le parapluie la rente pétrolière, mais aussi des banques telles que HSBC, qui ont prêté des sommes importantes, et qui se finançaient à prix serré.

Je laisse à d'autres le soin d'approfondir cette question s'ils le souhaitent.

seb

(commentaire supprimé par le propriétaire du blog)

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