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vendredi 04 juin 2010

Commentaires

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Tremendo

Malheureusement,la région ou commune-providence provoque les mêmes effets pervers que l’Etat-providence sur les personnes et la morale.

Et l’expérience déjà très importante dans d’autres pays démontrent que dans le contexte d’un Etat à plusieurs étages administratifs, chaque strate essaie de tirer en avant ses propres mesures socialistes qui très souvent font doublon, puisque les échelons supérieurs ne veulent pas renoncer non plus à se faire bien voir des électeurs. Dans la réalité, on a donc de fait un empilement d’Etats qui se superposent, ce qui n’est pas acceptable pour le contribuable.

D’autre part, les échelons inférieures apparaissent davantage coûteuses et dispendieuses. Une commune a moins de pouvoirs pour lever des impôts qu’un Etat mais toute une série de compétences qu’elle va chercher à maximiser. Elle emploiera donc l’argent d’une manière aussi dispendieuse qu’un Etat mais avec moins de moyens, et ce pour satisfaire les élus locaux dans leur soif de pouvoir, et même dans une situation critique elle espère toujours être sauvée par les échelons administratifs supérieurs. Elle est pratiquement tout le temps couverte dans son irresponsabilité. Ce qui explique pourquoi les collectivités locales sont dans une situation financière encore plus critique.

La meilleure politique sociale c’est d’en laisser le monopole exclusif à la société civile : à l’initiative privée et à la charité.

VL

Cet article est interessant, comme à l'habitude. Mais je pense que même si dans l'idéal la situation serait meilleure, il y a un trop gros risque de multiplication des emplois fictifs comme ça s'est fait avec la "régionalisation".

Mateo

C'est clair qu'en théorie, une gestion locale des aides sociales seraient largement plus efficaces que les politiques actuelles.

Mais une telle réforme me parait impossible à mettre en place: comment feraient les communes dont le taux de chomage avoisine aujourd'hui 40% (avec en réalité moins d'un actif sur 2 ayant un emploi non "précaire") pour financer ses dépenses sociales?
Ce ne sont pas des cas rares, et c'est même assez courant dans certaines banlieues parisiennes...

Je suis prêt à parier que plus de la moitié des chômeurs sont concentrés dans moins de 10% des villes, même en pondérant par leur population. Si quelqu'un a des chiffres là-dessus...

VL

Tout à fait d'accord avec Tremendo au final.

ST

@Mateo

> comment feraient les communes dont le taux de
> chomage avoisine aujourd'hui 40% pour financer
> ses dépenses sociales?

Elles seraient contraintes inéluctablement à baisser les prestations versées, ce qui aurait comme effet de pousser les chomeurs à gagner des villes avec un taux de chomage plus faible ?

Mateo

@ ST

Moui... Cela me semble irréaliste, la ville serait ruinée bien avant et/ou vidée de ses travailleurs et/ou en proie à de très graves troubles à côté desquels les émeutes que l'on a connu il y a quelques années seraient de gentilles parties de cartes entre bisounours sous Tranxen... Sans compter sur le fait que les élus de es villes sont généralement très à gauche...

Rocou

Je suis très surpris par cet article quand on peut observer en pratique le désastre de la décentralisation. Certes, Vincent prend des précautions en conditionnant la décentralisation à une fiscalité appropriée mais tout de même: la simple observation permet de constater que cette approche est vouée à l'échec. Je partage totalement le point de vue de Tremendo.

Etienne

Pour le cas de la France, la mise en place d'un tel système, évidemment beaucoup plus vertueux que le centralisme bureaucratique, nécessiterait d'abord de remettre sur pied de vraies collectivités, avec des vraies prérogatives aux périmètres clairement identifiés par les élus et les électeurs, ainsi qu'une vraie responsabilité fiscale vis-à-vis des contribuables. Ceci est un préalable nécessaire vers plus de décentralisation. Car comme vous le soulignez, la France est dans une contradiction qu'elle n'arrive pas à résoudre : d'un côté le principe de décentralisation est souhaité car plus efficace dans la plupart des domaines, mais de l'autre est brandi le principe de l'égalité républicaine, et toutes ses conséquences en terme de péréquations et d'irresponsabilité fiscale.

hb45

Comment se débarrasser du jacobinisme?
On croit rêver! Nous sommes en France. La lutte entre Girondins et Montagnards a été "tranchée" il y a deux siècles en France. Les esprits en sont encore imprégnés. Changer les Français?

vincent

@ Tremendo, Rocou

"La meilleure politique sociale c’est d’en laisser le monopole exclusif à la société civile : à l’initiative privée et à la charité"

C'est un idéal théorique. mais comme l'a dit un autre commentateur, nous sommes en France. On peut espérer aller vers l'idéal d'un seul coup, mais politiquement, comment fait on ?


La décentralisation est un désastre en France parce que conçue comme un moyen de multiplier les fromages. Les problèmes de la décentralisation à la Française:

1- c'est l'état qui vote des politiques en les mettant à la charge des budgets locaux.

2 - pas d'autonomie fiscale, ce qui oblige les petites collectivités à chasser les subventions offertes par les grosses, ce qui entraine 1001 effets pervers, sur lesquels je ne reviens pas.

3 - Pas de limitation claire des champs de compétence - La "clause de compétence générale" est une absolue abomination

4 - Une trop faible importance donnée à la commune, qui est le seul échelon où les contribuables peuvent vraiment faire pression sur le décideur des taxes... A condition que le système fiscal soit lisible. D'ou l'idée la flat tax...


L'idée est de mettre en concurrence des collectivités "chères et socialistes" avec des collectivités "pas chères et libérales". Et de voir qui sur le long terme arrive à séduire. les contribuables pourraient facilement comparer: des taux de flat tax (une commune à 20% est plus chère qu'une commune à 15) et des services associés.

Ajoutons que ça permet de donner "à boire et à manger" à tout le monde, alors qu'aujurd'hui, nous sommes tous condamnés à la soupe à la grimace socialiste.

Les collectivités devraient trouver le bon équilibre entre collaboration et compétition. Cela ne pourrait se faire que par essais et erreurs, aucune règle technocratique ne pouvant donner la bonne réponse.


@ Hb45 : en cas de faillite, les français changeront. Comme en 1789... Espérons que ce sera "tranché" différemment.

jb7756

En France, la centralisation a été très poussée pour de bonnes raisons. Si les prestations sociales étaient entre les mains des maires ou d’autres responsables de proximités, les tentations et les pressions seraient grandes. Cela pourrait amener à l’inverse de l’objectif recherché avec un clientélisme encore accrus.

Il y a des choses que certains ici semblent oublier, c’est que le même système n’est pas applicable dans toutes les cultures. Ce qui marche dans les pays nordiques, ne marche pas forcément chez nous. Ici les gens sont moins raisonnables et surtout les contribuables ne font pas vraiment attention à ce que la puissance publique fait de leurs impôts (contrairement aux USA).

Un cas extrême est celui de l’Irak. Ces braves américains, totalement ignorant des pratiques locales, ont virés les sadamistes. Les occupants s’imaginaient sans doute qu’ils allaient rentrer tranquillement chez eux participer à l’élaboration d’une Irak démocratique et libérale. Mais ceux ci au chômage ont alors fait uniquement ce qu’ils savaient faire, répandre la terreur. Finalement les américains se sont résolu à les « rembaucher » pour les retourner contre Al Qaida. Une autre méthode, façon Staline, aurait été de tous les liquider ainsi que leur famille (on est jamais trop prudent).

Je sais que VB défend aussi la libre circulation des travailleurs. Cela me semble peu judicieux car il faut s’assurer d’un minimum de « comptabilité culturelle » avant de faire entrer n’importe qui. Sinon on va surtout peupler les prisons.

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Il me plait, merci beacoup! Si les prestations sociales étaient entre les mains des maires ou d’autres responsables de proximités, les tentations et les pressions seraient grandes. Cela pourrait amener à l’inverse de l’objectif recherché avec un clientélisme encore accrus.

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