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mardi 15 février 2011

Commentaires

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Energie

Il y a malheureusement beaucoup d'erreurs dans votre analyse, ce qui dénature ce rapport qui a ses limites comme tout rapport mais encore faut-il l'étudier de manière objective et ne pas en tirer des conclusions erronées pour le faire coller hâtivement à vos idées qui ne sont pas universelles et ne représentent qu'un point de vue qui au plan technologique fait un peu trop souvent défaut, d'autant que vous êtes très actifs au travers de différents blogs et réseaux qui défendent constamment clairement les énergies fossiles, limitées dans le temps, subventionnées, polluantes, obligatoirement de plus en plus coûteuses, souvent très dangereuses, profondément pénalisantes en cas de conflits et à l'origine de bien des problèmes géopolitiques et coûts gigantesques que vous omettez d'intégrer. Si vous me permettez c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité.

Ainsi, entre autres exemples trompeurs pour ne pas dire "populistes" vous écrivez en sous titre : "Les technologies à basse intensité carbone vont coûter 2 900 milliards d’euros aux européens d’ici 2020"

C'est un investissement notamment d'entreprises avec financements internationaux et multiples retombées sur les entreprises diverses. Exemples dans l'éolien :

http://www.enerzine.com/UserFiles/File/etude_windustry_eolien_310310.pdf

Ce n'est donc pas un coût à rapporter à chaque particulier européen.

suite

Energie

On lit d'autre part dans le rapport : €2.4trillion will be required to finance renewable energy
(wind, solar, geothermal and biomass) in Europe (EU 25), China, India, USA, Japan, Canada and Australia to 2020.

De même vous écrivez : "La titrisation est un mécanisme qui s’est peu glorieusement illustré dans l’affaire des « subprimes », ces portefeuilles de créances hypothécaires américaines titrisées, qui comportaient en trop grand nombre des prêts consentis à des acheteurs à la solvabilité douteuse".

Vous comparez entièrement les Etats-Unis d'il y a quelques temps aux différents pays européens d'une part et des particuliers à des entreprises qui ont pour la plupart d'autres notions de la gestion et qui n'ont pas de ressources similaires à une entreprise, donc là encore un raccourci.

Vous écrivez encore : "Mais le risque majeur serait l’éventualité d’une évolution des connaissances en climatologie qui ferait apparaître que le risque climatique aurait été surestimé, ce qui rendrait politiquement inacceptables les politiques engagées."

Et si c'était l'inverse. D'autant que les énergies fossiles sont limitées et les chiffres que vous publiez sont parfois plus contestables encore que ceux d'un rapport à l'initiative d'une banque dont l'influence et la taille est bien moindre que beaucoup de groupes d'énergies fossiles que vous privilégiez.

En outre qui encore trouve positif le fait d'émettre quelques 40 milliards de tonnes de C02 (sans parler d'autres Ges) en croissance continue par an dans un système fermé. Même pas Lindzen qui a 71 ans depuis peu et que vous citez souvent. J'ai lu que vous sembliez penser que les arbres comme les autres organismes poussent ou se développent un peu comme "jusqu'au ciel", c'est méconnaître la nature et en particulier des études de l'Inra entre autres qui démontrent qu'il faut un équilibre entre l'ensemble des ressources d'un organisme pour qu'il se développe correctement sinon il ne survit évidemment pas. De même qu'il faut une certaine biodiversité qui commence à manquer pour le renouvellement des ressources (chaîne du vivant) sinon il faudra attendre des millions d'années une autre évolution et nous n'aurons plus le plaisir de lire votre descendance.

A titre indicatif pour ne parler que de la France le réseau électrique est amplement à rénover (sans parler des centrales : voir le récent discours de Proglio sur la prolongation de leur durée de vie à 60 ans contre 40 ans en moyenne "raisonnable" et le fort taux d'incidents et de défaillances qui s'accroît, c'est édifiant et quelle que soit l'énergie initiale fossile ou non il y a des investissements à faire, que ce soit en smart grids ou efficacité énergétique donc ces derniers n'ont rien d'inutile quoiqu'il advienne.

Votre comparaison avec 230 nucléaires ne tient pas la route comme vous le savez, l'Europe n'est d'ailleurs absolument pas en mesure de construire 230 centrales dans ce délai, cette énergie a d'autres contraintes donc inapplicable en l'état. Et j'ai lu que vous pensiez que l'on va pouvoir extraire de l'uranium de l'eau de mer. Cà ferait bien rigoler Charpak s'il était encore là ;o)

A titre de rappel général également, pour le seul secteur éolien le Centre d'Analyse Stratégique gouvernemental (ce n'est en rien Barclays) a remis fin 2009 au premier ministre un rapport sur les éoliennes incluant des comparaisons avec le nucléaire. Il reprend des éléments de
l'Institut "Montaigne" pour les démonter. Avec quelques affirmations qui sont notables dans une telle publication officielle. En voici quelques éléments. Émissions de CO2 : "L'éolien émet 0,008 t CO2/MWh contre 0,05 t pour le nucléaire et 0,87t pour le charbon. Soit 6 fois moins de CO2 pour l'éolien contre le nucléaire et 100 fois moins que le charbon". Par contre, construire des éoliennes met la tonne de CO2 non produite bien sûr plus chère que celle issue des économies d'énergie. Intégration des éoliennes sur le réseau électrique : "Il est officiellement confirmé que les éoliennes s'intègrent très bien dans le réseau électrique français malgré son intermittence. L'aléa de la production éolienne inquiète moins RTE que les pannes de centrales nucléaires...". "Aujourd'hui on sait déjà mettre en réserve de l'énergie dans les barrages hydrauliques et par les centrales thermiques. Demain RTE le fera par les réseaux «intelligents » (smart grids) et pas eulement, les technologies évoluent vite, raison de plus pour investir dans le futur et nons dans le passé. L'intermittence n'est donc plus un problème". Construction d'éoliennes : "Les constructions d'éoliennes se font surtout par de grosses entreprises surtout du fait de la frilosité des banques liée à la crise financière. Cela fragilise les petits constructeurs qui ont du mal à avoir des crédits".

On rejoint donc les conclusions du rapport Accenture/Barclays même en n'étant pas du secteur bancaire du tout. La France s'est fixé un objectif de 20 GW éolien en 2020, déjà atteint en Espagne en 2010 qui fournit désormais ses excédents à la France comme à l'hiver 2010. Selon ce rapport "Le nucléaire est un frein objectif à la volonté d'implanter des éoliennes" (sous-entendu l'éolien est trop fortement en concurrence avec le nucléaire pour que le premier soit mis en avant par les pouvoirs publics). Electricité éolienne moins chère que celle du nucléaire : RTE écrit : "Pour le même coût, on peut construire 5,2 GW d'éolienne contre 1,3 GW de centrale nucléaire. Donc avec un facteur de charge de 23 % pour l'éolien et de 75 % pour le nucléaire (62% en 2009 suite à l'arrêt de centrales), pour le même coût, on produit 1,2 GWh d'éolien pour 0,87 GWh de nucléaire". Le prix du kWh d'éolien est ainsi 40% moins cher que celui du nucléaire. Et pourtant, ce que ne dit pas l'étude, le retraitement des déchets nucléaires, le démantèlement, l'entretien et les frais de fonctionnement beaucoup plus chers pour le nucléaire ne sont pas inclus. Sans parler de problèmes géopolitiques, Niger etc. Ce qui démontre que l'électricité produite par l'éolien est, y compris en France, moins chère que celle produite par le nucléaire. Mieux, il est démontré qu'en cas d'augmentation « hautement probable » du coût des énergies fossiles, les éoliennes sont "très rentables pour la collectivité"...

Sur les gaz de schistes que vous préconisez, parmi d'autres pollutions importantes la plupart du temps impossible à suffisamment éviter ni contrôler malgré ce que vous semblez croire (ce n'est pas une technologie simple ni entièrement contrôlable et ce d'autant plus que l'Europe est densément peuplée), sans parler des schistes bitumineux enore pires et pour faire très court et pour ne parler que de la pollution de l'air :

http://www.enerzine.com/12/11358+montreal---gaz-de-schiste-et-pollution-atmospherique+.html

Autre aspect la comparaison des investissements évoqués dans le rapport Barclays avec ceux de la Chine dans le même secteur et bien sûr bien plus encore de l'Asie en particulier Japon + Corée + Inde entre autres, ils sont nettement plus élevés ! Que faites vous de la concurrence et des emplois de demain, on sait très bien qu'un pays qui exploite ses ressources ne fait rien d'autre et le paie très cher plus tard (= "malédiction du pétrole" par exemple). Il faudrait également comparer avec les Etats-Unis dans le thème gobal de l'indépendance énergétique. Leurs investissements seront certainement très lourds et supérieurs aux nôtres au total et sur la durée.

Vous écrivez : "la mise en valeur des ressources très prometteuses de l’Europe dans le domaine des pétroles et gaz non conventionnels (gaz de schiste, schistes bitumineux) et le développement de technologies de forage permettant d’accroître les réserves récupérables des gisements existant. Ces technologies offrent des potentiels de production bien supérieurs, et donc une indépendance énergétique considérablement plus élevée. Elles aussi requièrent de très gros investissements, et il est plus que douteux qu’on puisse trouver les capitaux nécessaires au financement de toutes les filières. Enfin, ces technologies ne demandent ni aides publiques, ni contraintes réglementaires de consommation."

Il est difficile d'une part de chiffrer exactement les ressources réelles (voir l'Aspo entre autres). Vous faites d'autre part erreur puisque par exemple dans le domaine des gaz et pétrole de schiste le groupe Toreador de Julien Balkany (le demi-frère du député très proche du gouvernement) bénéficie parmi d'autres bien d'aides fiscales importantes. Dans le cas du gaz entre autres vous avez en outre des investissements pris en charge par des collectivités (stockage, réseaux etc.) et la remise en état de sites pollués ne sera certainement pas pris en charge par la multitude de sociétés internationales qui opèrent dans ce domaine comme on peut le voir aux Etats-Unis et au Canada entre autres et les conséqsuences pas souvent immédiates sont d'une autre dimensions que dans les énergies renouvelables.

Et il y avait encore bien plus à dire sur ce rapport dans le détail et la manière dont vous vous sentez obligé de le présenter sur plusieurs blogs, ce qui décridibilise vos propos qui ont donc pour but d'orienter le public et non pas de l'informer objectivement, ce qui ferait certainement mieux avancer les choses et opter pour les meilleures solutions au bénéfice de tous.

Cordialement.

Jean-Michel Bélouve

@ énergie,
Votre commentaire est fort bien documenté et argumenté, et de plus, courtois bien que critique. Je ne répondrai pas à vos arguments un à un, par respect pour les lecteurs à qui on ne doit pas imposer un discours fleuve en commentaire.

Donc juste quelques précisions:

Il semble exister une différence essentielle entre nos deux approches. La votre semble fondée sur le fait que les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine conduisent immanquablement à des conséquences climatiques catastrophiques. De mon côté, je pense, investigations et arguments à l'appui,-lire mes autres articles-, que la théorie issue des travaux du GIEC est trop imparfaite, que le consensus avancé sur cette théorie n'existe pas, et qu'il est téméraire de fonder des politiques coûteuses sur de mauvais dossiers.

De plus, je remarque, et je met en évidence, que les politiques fondées sur les travaux du GIEC ne fonctionnent que si une convergence d'intérêts permet l'action conjuguée de banques, de certaines filières industrielles, et des décideurs politiques.Cela dit, je vous concède que de semblables "associations" existent entre le pouvoir politique et l'indutrie nucléaire ou le pétrole. J'estime nécessaire d'informer l'opinion sur ces alliances business-politique.

Enfin, je ne cesse de montrer que la politique climatique européenne se heurte à l'opposition légitime des pays en développement, ainsi qu'à celle, pragmatique dirais-je, des pays nord-américains, et que dans ces conditions, notre politique n'aboutit à rien d'autre qu'à de graves menaces pour notre économie.

Il ne m'est pas possible d'allonger le débat, malgré qu'il m'intéresse, mais ce n'est pas le lieu idoine dans les commentaires d'un blog.

Blanc Cassis

Edifiant sur les accointances. On a vu les bourses carbone et les escroqueries autour.
Le GIEC ayant perdu de sa crédibilité, la contre attaque se fait ailleurs, par une autre méthode qui permettra aux banques de trouver de nouveaux produits financiers pour gruger les Etats et donc les citoyens.
Quel est donc le bilan carbone de la fabrication de ces appareillages en Europe ? Il est nul puisqu'ils seront fabriqués en Chine.

Il y avait certainement d'autres organisations plus neutres pour mener une telle étude.
Pourquoi aucun mot sur de nouvelles technologies porteuses d'avenir et qui méritent des efforts de recherche. L'hydrogène fera plus facilement voler les avions que les panneaux solaires, par exemple.
5 % de 3000 milliards représentent 150 milliards en frais financiers alors que le budget européen pour la recherche, de 2007 à 2013 est de 7,2 milliards par an, tous domaines confondus.
A t-on réfléchi aux usines marémotrices qui s'appuient sur la marée qui, elle est continue alors que le vent est aléatoire et que les installations solaires, pour être optimales dans leur rendement, doivent suivre le soleil, à condition qu'il soit présent.
Le prix du baril augmentant, la recherche pétrolière et gazière va s'accélérer, les motoristes nous offriront des solutions encore plus performantes, les citoyens gèreront encore mieux leurs dépenses énergétiques.
Que l'Europe finance les labos de recherche au lieu d'écouter les David Copperfield de la finance qui veulent transformer le CO2 en or.

Blanc Cassis

Supposons que le solaire et l'éolien soient les solutions, quelle sera l'emprise en hectares de ces installations et les conséquences sur les prix des terrains utilisables ?

vincent

@ blanc cassis:

Que de bonnes questions. Sur les emprises, voir cet article qui citait une étude de l'organisation écologiste "nature conservancy", qui critiquait.... vertement (!) le "fétichisme du renouvelable":

http://www.objectifliberte.fr/2009/11/les-energies-renouvelables-en-question.html

Les réchauffistes vous répondront que "ce n'est pas un problème, les éoliennes seront en mer".

mais Nature Conservancy notait d'autres problèmes

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