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mercredi 26 septembre 2012

Commentaires

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GP

minable.
L'absence de commentaires des internautes en dit long sur l'intérêt porté à cet article. Approximation en tout genre (comment peut-on comparer un puit pour l'exploration de gaz de schiste à un parc éolien???)
Vous pouvez tjrs argumenter autant que vous voudrez en faveur de la ringardise et des énergies fossiles, il faudra bien tôt ou tard se rendre à l'évidence et admettre que notre futur énergétique ne peut en AUCUN CAS être une prolongation de ce que nous avons connu jusqu'à présent. Persister à ce point dans l'erreur, c'est surtout faire preuve d'incompétence, de manque d'audace et de vision. Mais comme tout bon nostalgique du passé, pas question d'ouvrir les yeux pour admettre l'évidence. Dans 10 ans, on trouvera encore des pro gaz de schiste qui continueront à clamer les mêmes approximations car c'est bien connu, le ridicule ne tue pas. Il ne s'agit pas là de propos anti-modernité. Il s'agit juste d'une analyse globale de la situation énergétique planétaire et l'indispensable changement de paradigme qu'elle appelle dans l'urgence. ça n'est certainement pas en persistant dans la bêtise et les forages profonds qu'on aidera le Monde à ouvrir les yeux. L'avenir, C l'exploitation intelligente et durable des énergies de flux par opposition au pillage des ressources fossiles. Ne vous en déplaise. Hélas, ce petit texte ne servira probablement à rien, car, c'est bien connu, dans le monde ringard des fossiles, les imbéciles changent rarement d'avis.

vincent

@GP : et à part insulter, argumenter, vous savez faire ?

GP

@vincent : le futur énergétique durable aujourd'hui, ça commence déjà par regarder ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne. Suède, Norvège, Autriche, Suisse, France, Espagne, Japon, etc...
Pour relever le double défi énergétique et climatique (à condition bien sûr de ne pas nier l'évidence...), un changement de paradigme s'impose. Au pire, ce changement de paradigme s'imposera à nous, d'ailleurs, il a déjà commencé.
1er constat, d'une banalité affligeante : l'argent et les moyens qui seront investis dans l'exploration et l'exploitation des gds ne le seront pas ailleurs. Or, la priorité des priorités, sauf à être totalement aveugles (?), ce sont les investissements en MDE : réhabilitation très basse énergie, bâtiments neufs à énergie zéro, VE en auto-partage, TC à très haute performance énergétique, hybridation-série pour le TMV, dvlpt de co/tri-génération industrielle etc, etc... Autant de champs potentiels d'investissement que l'on maîtrise DEJA, synonymes d'importants gisements d'économies (jusqu'à -90% MESURES), à condition d'y mettre les moyens et les compétences. Cette stratégie est celle adoptée par TOUS les pays en pointe dans un de ces domaines. Vouloir la contourner en continuant à fantasmer devant l'exploitation des ressources énergétiques fossiles mène à l'échec, les USA et le Canada en sont 2 exemples assez criants dans plusieurs domaines. Défendre l'exploitation industrielle des gds comme cela se fait actuellement dans plusieurs Etats Nord américains est de la folie pure. RDV en 2025 pour juger sur pièce les bénéfices économiques, sociaux & environnementaux de chacun des grands pays engagés dans la course contre la montre de l'énergie durable. Je doute que ceux qui auront continuer à miser sur le gaz et le pétrole auront leur place sur le podium. A part p-ê si l'on fait un classement des stratégies du XXème siècle. J'arrête là pour l'argumentation car de toute manière, je n'ai pas la prétention de pouvoir ramener la vue aux climato-sceptiques qui continuent de nier l'évidence. C'est bien connu, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Heureusement, s'agissant du changement climatique, les imbéciles en question sont chaque jour un peu moins crédibles face à la réalité. Sans doute la raison pour laquelle ils sont de moins en moins nombreux. Une espèce en voie d'extinction pour laquelle il est difficile de s'émouvoir.

vincent

Votre insistance à me traiter d'imbécile montre que visiblement, vos préjugés prennent le pas sur votre esprit au sens cartésien du terme. Je m'abstiendrai pour ma part de vous rejoindre sur ce terrain.

Vous postulez comme une "évidence" que le CO2 d'origine humaine est une menace pour l'humanité, via le climat. Cette "évidence" est aujourd'hui plus que jamais contestée, inutile de reposter tout mon dossier "réchauffement" je pense, mais la somme d'études tout à fait sérieuses montrant que le rôle Du CO2 a été fortement exagéré, couplé aux manipulations de certains membres émérites du GIEC rédacteurs des rapports de cette institution, affaiblit notablement la thèse de "l'évidence".

Mais revenons à la question énergétique:


Que des évolutions dans le domaine énergétique soient nécessaires est une évidence que personne ne songe à contester. Depuis sa naissance, l'humanité évolue. La question est de savoir "comment" se décide l'évolution.

D'un côté, des gens qui, au nom "de leur expertise", nous disent que "l'avenir c'est ça", et qui utilisent la force de la loi et de l'impôt pour imposer leur vision à leur peuple, prié de se conformer aux règles du "développement durable". Ca, c'est la lubie d'aujourd'hui, il y en a eu d'autres avant.

Ce mode de développement, fut il appelé "durable", est éminemment "non durable" car ne peut vivre qu'avec des subventions. Cela veut donc dire, en bonne logique d'ignoble comptable que j'ai apprise, que ce développement DETRUIT plus de ressources qu'il n'en délivre.

Cela ne sera sans doute pas toujours le cas, et nous pouvons tout à fait espérer, à l'avenir, que des énergies propres (en prod comme en fab) prennent le relais. Mais elles ne pourront le faire de façon durable que lorsqu'elles seront RENTABLES. Ce n'est pas un gros mot. La RENTABILITE est le signe de ce qu'un produit ne détruit pas plus de valeur qu'il n'en crée.

D'un autre côté, des cons d'entrepreneurs qui, s'ils ne sont ni plus, ni moins des saints que les "développement durabilistes" des ONG et des gouvernements, sont astreints (pour l'instant) à un minimum de responsabilité individuelle (de moins en moins, hélas, faute d'un état qui oublie son rôle régalien au profit de ses lubies constructivistes. Autre débat) et qui doivent, pour survivre, offrir à leurs clients plus de valeur (estimée par eux) que les ressources qu'ils ont dû consacrer à produire.

Ces cons d'entrepreneurs se disent: "comment baisser le prix du gaz", "comment trouver de nouvelles réserves", et inventent de nouvelles formes d'extraction. Au début, il y a bien quelques plantages. Normal, comme dans toute aventure humaine. Après tout, les premiers parcs éoliens ont connu eux aussi leurs lots de problèmes, notamment accidents du travail. Mais rapidement, on corrige, au point que des régulateurs pourtant multiples, habitués à une certaine sévérité, disent que "on peut y aller à condition de surveiller".

Ce mode de développement est infiniment plus durable que celui rêvé à coup de subventions et de principe de précaution par des technocrates qui ne risquent rien à titre personnel et ne seront jamais jugés pour les dégâts que leurs erreurs auront causés.

Concernant les différentes pistes techno que vous évoquez:
Il est évident que celles là, ou peut être d'autres, se substitueront progressivement à nos paradigmes actuels. La question est "comment s'opère la sélection". Ce qui rejoint le modèle ci dessus.

Prenons l'exemple de l'isolation des bâtiments, et rentrons dans ce que je déteste habituellement, une anecdote personnelle.

Entre ma nouvelle chaudière (dont je jugerai l'efficacité après le présent hiver) dernier cri et mes vitres double vitrage, j'ai investi une certaine somme (grosse) pour améliorer l'isolation de mon logement. Je sais pourtant que cette décision me sera économiquement préjudiciable à court terme: les économies que je peux espérer sont très insuffisantes par rapport au coût de l'investissement. Pourquoi l'ai-je fait ? d'une part, parce que le fisc me "subventionne", ce que je juge regrettable, mais à partir du moment ou il me prend mon argent, je ne vais pas m'interdire d'en récupérer un peu lorsque l'occasion se présente. D'autre part parce qu'avec tout le battage médiatique autour de l'efficacité énergétique, c'est ma seule chance de pouvoir revendre un jour mon bien. Ceci dit, sans la distorsion étatique sur l'énergie, j'aurais pu financer d'autres travaux d'amélioration: comme vous le dites, les investissements dirigés vers l'endroit A ne vont pas à l'endroit B.

Vous défendez une vision où la direction des investissements (A ou B) doit être orientée par l'état au nom "d'évidences". Je défends une vision où les individus responsables doivent faire leurs choix, et assumer sur leurs ressources propres leurs éventuels échecs, hors de toute distorsion du politicien, que son statut d'élu ne rend pas tout à coup supérieur.

Tout ça pour dire que si on peut extraire du Gaz de Schiste à cout faible et à risque environnemental purement limité à quelques très rares occurrences accidentelles et non systémiques, je dis OK.

Ah au fait. vous parlez de "ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne". Aux pays bas, la région la plus ventée arrête l'éolien terrestre: trop cher pour le contribuable, intérêt techno nul. En allemagne, les taxes pour financer le "durable" ont mis 600 000 foyers dans l'incapacité de payer leurs factures. En Espagne, le gouvernement en faillite a du arrêter nombre de subventions, précipitant des milliers d'employés au chômage: subventionné = non durable, une illustration. Etc...

Ce n'est pas la première fois qu'une lubie de type constructiviste promue par des technocrates "visionnaires" produit des catastrophes (ex, nos banlieues). Et l'écroulement économique qui nous guette ne plaide pas en faveur du caractère visionnaire des états.

L'âge du gaz et du pétrole se terminera. Mais pas parce que des politiques, des éco-vélléitaires ou des pseudo-visionnaires l'auront décrété. Mais parce que des processus entrepreneuriaux et de marché auront permis de trouver des substituts moins chers, rentables, et donc réellement DURABLES.

Et en attendant, qu'on aille chercher ce putain de gaz de schistes.

ST

test

ST

@GP

> minable.

Enchanté, moi c'est ST.

> L'absence de commentaires des internautes en
> dit long sur l'intérêt porté à cet article

Peut être le fait que vous postez votre premier commentaire quelques heures à peine après sa publication. Je suis sûr que ça doit jouer, à la marge.

> il faudra bien tôt ou tard se rendre à l'évidence
> et admettre que notre futur énergétique ne peut
> en AUCUN CAS être une prolongation de ce que nous
> avons connu jusqu'à présent

Apparemment c'est vous qui êtes prisonnier d'un dogme. Qu'en savez vous exactement ? Moi je n'en sais rien. Notre futur énergétique sera ce qu'il sera. Avec beaucoup de pétrole si on en trouve de nouvelles réserves et s'il reste compétitif, avec moins ou plus de pétrole si les sources se tarissent, si son prix augmente et si le coût des alternatives baisse.

> manque d'audace et de vision

Argument technocratique pur jus : l'élite des sachant doit informer (imposer ?) à la masse des ignares de ce qui est (ou sera) bon pour eux. Personnellement je préfère laisser les individus libres de leurs choix et de leur destin, et laisser fonctionner les marchés où se rencontrent ces choix individuels. Le résultat n'est pas forcément aussi audacieux que vous ne l'auriez souhaité (bien que souvent il le soit beaucoup plus en vérité), mais il ne nécessite pas de taxer les pauvres pour enrichir ceux qui ont l'oreille du pouvoir.

> Il s'agit juste d'une analyse globale de la
> situation énergétique planétaire et
> l'indispensable changement de paradigme qu'elle
> appelle dans l'urgence

Foutaise. Personne, nul individu, nulle organisation, pas même vous n'êtes capables de mener une "analyse globale de la situation énergétique planétaire". C'est impossible : il n'y a pas une seule demande, mais 6 milliards de demandes, variées en besoin, en nature, en quantité, en solvabilité, en localisation. Seul le mécanisme d'un marché libre assure à chaque instant un équilibrage de cette demande par une offre et indique par le mécanisme des prix le degré de rentabilité à attendre de chaque source d'énergie. Ce que vous voulez faire, c'est vous prendre pour Dieu et planifier d'en haut cette offre et cette demande en fonction d'une analyse globale impossible par nature. Ce n'est pas comme si on n'avait pas déjà tenté ce genre d'expérience planificatrice, car c'est bien uniquement de cela qu'il s'agit. On sait très bien ce à quoi ça a conduit.

Vincent pas plus que moi même ne sommes "pro gaz de schiste" comme vous le dites, parce qu'une "analyse globale" nous aurait permis de savoir que c'est LA bonne énergie dont nous avons besoin. On constate juste qu'il existe une demande pour ce gaz, cette énergie, et qu'en face il existe une volonté de l'exploiter, à un coût (très) compétitif sur le marché de l'énergie aujourd'hui. Et on trouve que c'est franchement débile de décréter ex nihilo, d'en haut, que non, on ne l'exploitera pas, dans le même temps qu'on subventionnera des énergies dites renouvelables QUI NE SONT PAS RENTABLES, donc dont l'exploitation DETRUIT DE LA RICHESSE.

Certes l'interrogation sur l'impact écologique, elle, est en effet justifiée, mais dans la mesure où elle ne postule pas le risque zéro (vu qu'il n'existe pas) et que les arguments sont solides et étayés, non pipotés et déformés. Je ne suis pas contre édicter des règles d'exploitation plus strictes, ou exiger des garanties financières afin de garantir la responsabilité pleine et entière des exploitants sur les conséquences de leur travail. Et peut être que si les dangers sont réels, le surcoût d'exploitation rendra l'exploitation des gazs de schistes non rentable. Soit. Mais décréter d'en haut sans autre forme de discussion que toute exploitation est interdite est stupide, relève du caprice, et est emblématique de la vision technocratique et dogmatique de ceux qui se prennent pour des élites omnipotentes et omniscientes.

> l'argent et les moyens qui seront investis dans
> l'exploration et l'exploitation des gds ne le
> seront pas ailleurs (..) Or, la priorité des
> priorités, sauf à être totalement aveugles (?),
> ce sont les investissements en MDE

Ce n'est pas à vous d'en décider. Ça ne devrait pas non plus être à un quelconque gouvernement d'en décider. C'est au marché d'en décider, c'est à dire aux millions d'individus qui le composent. C'est au consommateur d'en décider, d'indiquer par ses préférences d'achat motivées par les prix des différentes alternatives qui s'offrent à lui là où il souhaite que son argent soit investi. Parce que c'est le sien, pas le votre.

Vous n'avez aucun droit à vous emparer de l'argent des gens pour les forcer à l'utiliser comme bon VOUS semble, fut-ce au motif de faire le bonheur ou de protéger leurs intérêts.

Quand les gens voudront renforcer l'isolation de leur appartement ou acheter de l'énergie éolienne ou solaire, ils le feront, librement, et n'auront pas besoin de vous pour le faire. En attendant, ficher leur la paix avec vos leçons de morale

> RDV en 2025 pour juger sur pièce les bénéfices
> économiques, sociaux & environnementaux de chacun
> des grands pays engagés dans la course contre la
> montre de l'énergie durable. Je doute que ceux qui
> auront continuer à miser sur le gaz et le pétrole
> auront leur place sur le podium.

C'est là bien un argument caractéristique de ce que je dénonce. Faute de pouvoir démontrer aujourd'hui le bienfait des mesures que vous souhaitez imposer aux autres (vu que la réalité des prix, du marché et de la rentabilité dit l'inverse, sinon vous ne seriez pas contraint d'en appeler à la coercition étatique pour arriver à vos fins), vous en appeler au jugement du futur. C'est commode.

Et comme tous les paris de ce genre qui ont été perdus par des "visionnaires" comme vous (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pari_Ehrlich-Simon) n'ont jamais empêché d'autres visionnaire de prétendre savoir ce qui était mieux pour les autres ... vous imaginez ce que je pense de ce genre d'argument.

ST


@GP

> minable.

Enchanté, moi c'est ST.

> L'absence de commentaires des internautes en
> dit long sur l'intérêt porté à cet article

Peut être le fait que vous postez votre premier commentaire quelques heures à peine après sa publication. Je suis sûr que ça doit jouer, à la marge.

> il faudra bien tôt ou tard se rendre à l'évidence
> et admettre que notre futur énergétique ne peut
> en AUCUN CAS être une prolongation de ce que nous
> avons connu jusqu'à présent

Apparemment c'est vous qui êtes prisonnier d'un dogme. Qu'en savez vous exactement ? Moi je n'en sais rien. Notre futur énergétique sera ce qu'il sera. Avec beaucoup de pétrole si on en trouve de nouvelles réserves et s'il reste compétitif, avec moins ou plus de pétrole si les sources se tarissent, si son prix augmente et si le coût des alternatives baisse.

> manque d'audace et de vision

Argument technocratique pur jus : l'élite des sachant doit informer (imposer ?) à la masse des ignares de ce qui est (ou sera) bon pour eux. Personnellement je préfère laisser les individus libres de leurs choix et de leur destin, et laisser fonctionner les marchés où se rencontrent ces choix individuels. Le résultat n'est pas forcément aussi audacieux que vous ne l'auriez souhaité (bien que souvent il le soit beaucoup plus en vérité), mais il ne nécessite pas de taxer les pauvres pour enrichir ceux qui ont l'oreille du pouvoir.

> Il s'agit juste d'une analyse globale de la
> situation énergétique planétaire et
> l'indispensable changement de paradigme qu'elle
> appelle dans l'urgence

Foutaise. Personne, nul individu, nulle organisation, pas même vous n'êtes capables de mener une "analyse globale de la situation énergétique planétaire". C'est impossible : il n'y a pas une seule demande, mais 6 milliards de demandes, variées en besoin, en nature, en quantité, en solvabilité, en localisation. Seul le mécanisme d'un marché libre assure à chaque instant un équilibrage de cette demande par une offre et indique par le mécanisme des prix le degré de rentabilité à attendre de chaque source d'énergie. Ce que vous voulez faire, c'est vous prendre pour Dieu et planifier d'en haut cette offre et cette demande en fonction d'une analyse globale impossible par nature. Ce n'est pas comme si on n'avait pas déjà tenté ce genre d'expérience planificatrice, car c'est bien uniquement de cela qu'il s'agit. On sait très bien ce à quoi ça a conduit.

Vincent pas plus que moi même ne sommes "pro gaz de schiste" comme vous le dites, parce qu'une "analyse globale" nous aurait permis de savoir que c'est LA bonne énergie dont nous avons besoin. On constate juste qu'il existe une demande pour ce gaz, cette énergie, et qu'en face il existe une volonté de l'exploiter, à un coût (très) compétitif sur le marché de l'énergie aujourd'hui. Et on trouve que c'est franchement débile de décréter ex nihilo, d'en haut, que non, on ne l'exploitera pas, dans le même temps qu'on subventionnera des énergies dites renouvelables QUI NE SONT PAS RENTABLES, donc dont l'exploitation DETRUIT DE LA RICHESSE.

Certes l'interrogation sur l'impact écologique, elle, est en effet justifiée, mais dans la mesure où elle ne postule pas le risque zéro (vu qu'il n'existe pas) et que les arguments sont solides et étayés, non pipotés et déformés. Je ne suis pas contre édicter des règles d'exploitation plus strictes, ou exiger des garanties financières afin de garantir la responsabilité pleine et entière des exploitants sur les conséquences de leur travail. Et peut être que si les dangers sont réels, le surcoût d'exploitation rendra l'exploitation des gazs de schistes non rentable. Soit. Mais décréter d'en haut sans autre forme de discussion que toute exploitation est interdite est stupide, relève du caprice, et est emblématique de la vision technocratique et dogmatique de ceux qui se prennent pour des élites omnipotentes et omniscientes.

ST

@GP

> l'argent et les moyens qui seront investis dans
> l'exploration et l'exploitation des gds ne le
> seront pas ailleurs (..) Or, la priorité des
> priorités, sauf à être totalement aveugles (?),
> ce sont les investissements en MDE

Ce n'est pas à vous d'en décider. Ça ne devrait pas non plus être à un quelconque gouvernement d'en décider. C'est au marché d'en décider, c'est à dire aux millions d'individus qui le composent. C'est au consommateur d'en décider, d'indiquer par ses préférences d'achat motivées par les prix des différentes alternatives qui s'offrent à lui là où il souhaite que son argent soit investi. Parce que c'est le sien, pas le votre.

Vous n'avez aucun droit à vous emparer de l'argent des gens pour les forcer à l'utiliser comme bon VOUS semble, fut-ce au motif de faire le bonheur ou de protéger leurs intérêts.

Quand les gens voudront renforcer l'isolation de leur appartement ou acheter de l'énergie éolienne ou solaire, ils le feront, librement, et n'auront pas besoin de vous pour le faire. En attendant, ficher leur la paix avec vos leçons de morale

> RDV en 2025 pour juger sur pièce les bénéfices
> économiques, sociaux & environnementaux de chacun
> des grands pays engagés dans la course contre la
> montre de l'énergie durable. Je doute que ceux qui
> auront continuer à miser sur le gaz et le pétrole
> auront leur place sur le podium.

C'est là bien un argument caractéristique de ce que je dénonce. Faute de pouvoir démontrer aujourd'hui le bienfait des mesures que vous souhaitez imposer aux autres (vu que la réalité des prix, du marché et de la rentabilité dit l'inverse, sinon vous ne seriez pas contraint d'en appeler à la coercition étatique pour arriver à vos fins), vous en appeler au jugement du futur. C'est commode.

Et comme tous les paris de ce genre qui ont été perdus par des "visionnaires" comme vous (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pari_Ehrlich-Simon) n'ont jamais empêché d'autres visionnaire de prétendre savoir ce qui était mieux pour les autres ... vous imaginez ce que je pense de ce genre d'argument.

François

@ ST et Vincent

En plus des articles, cela fait du bien de lire vos commentaires. On a l'impression de respirer!...

jesuisunhommelibre

Article comme toujours limpide et argumenté. Que dire de plus ...

La violence contre des personnes d'opinions différentes est un symptôme d'un fonctionnement sectaire. Les écrits parlent d'eux-même.

l'hérétique

Ahem, qualifier de progrès l'exploitation d'une énergie fossile, mon cher Vincent, vous y allez fort.
Il y a tout de même une question que vous n'abordez pas dans votre argumentation : la perspective de procéder à l'extraction de gaz de schiste en zone habitée. Vous imaginez les conséquences d'une pollution d'une nappe alimentant une ville ? Pas mieux que de placer un réacteur nucléaire sur la place de la Concorde...
Votre risque peut être limité il existe tout de même et sa dangerosité interdit de ne pas appliquer un élémentaire principe de précaution.

François

L'hérétique
Sur près de 2 millions de puits aux Etats Unis, Il n'y a eu aucune pollution de nappe phréatique due à la fracturation hydraulique.
Seuls quelques cas (non spécifiques aux gaz de schistes) ont pu avoir lieu par le puits de remontée. Ils se comptent sur les doigts d'une main. Ils ont tous étés limités et réversibles. Ils datent des tout débuts et sont aujourd'hui bien maîtrisés.Le puits qui traverse la nappe éventuelle ( car ce n'est pas systématique)fait 62cm à l'extérieur pour 15 intérieur. Entre les deux, 3 tubes d'acier haute résistance d'épaisseur>1 cm chacun avec béton entre.
D'autre part, la fracturaton hydraulique (la même) est utlisée pour la géothermie. Mais là, curieusement, ce n'est plus ni dangereux, ni polluant, ni consommateur de réserves , d'un seul coup...

vincent

@ lheretique: Sur l'aspect technique:

le principe de forage horizontal doit permettre d'éviter les zones trop habitées.

Sinon, je pense que @ françois (que je remercie de son éclairage technique) répond parfaitement à vos interrogations.

Enfin, oui, une énergie fossile qui cannibalise le charbon, c'est un progrès. Un jour peut être, pourrons nous produire notre énergie de l'air du temps, mais nous n'en sommes pas encore là, et donc l'exploitation intelligente et prudente d'une énergie disponible est tout à fait pertinente.

Enfin, ne pas confondre "principe de précaution" et "principe de prudence". Le premier est inhibiteur, le second accompagne l'action.

Robert Marchenoir

Drill, baby, drill !

PAK

Merci pour toutes ces informations et aussi pour les réponses polies et construites aux interventions de certains trolls. Mai concernant le gaz de schistes je me pose depuis longtemps la question suivante: comment ce fait il que le secteur petrolier français, Total en tête, avec les moyens colossaux dont ils disposent soient incapables de communiquer efficacement et faire un vrai lobbying au sujet de ce gaz?

vincent

Je pense que Total s'est fait prendre de court. Et puis en comm', ils sont assez faiblards, je trouve. Pas leur métier à la base.

jean-michel bélouve

L'exploration et l'exploitation de gaz et d'huile de schiste se heurtent à l'opposition déterminée des populations locales concernées, parce qu'elles mesurent les inconvénients d'une activité industrielle sous leurs pieds, et n'en voient pas les avantages. C'est le résultat de la spoliation, il y a près de 200 ans, des droits des propriétaires sur les ressources minières de leur sous-sol. Qu'on restaure ces droits sous une forme équitable, et alors le gaz de schiste deviendra une opportunité réelle de profit pour les propriétaires du sol, et cela changera profondément la donne.

vincent

@JMB: tout à fait. Je crois savoir qu'au gouvernement, certains esprits moins obtus voudraient faire avancer les choses dans ce sens.

Pascale Bertier

@ Vincent: merci pour l'article; juste deux questions, avez vous vu le film Gasland? Et noté que, dans ce film, il est expliqué que l'industrie en question fait l'objet d'exonérations législatives en matière de normes environnementales?

vincent

Bonjour,

Aux USA, la prospection pétrolière et gazière est, en générale, "enforcée" par les états qui appliquent un mix de lois fédérales et locales. Donc il est possible que la loi soit moins sévère dans certains états que dans d'autres.

cette parcellisation a des avantages et des inconvénients. L'avantage, c'est que corrompre 50 agences est impossible, alors que une... Et donc les lois sont sévères et assez bien appliquées dans l'ensemble. L'inconvénient, est que tous les états n'auront pas la même efficacité législative.

Il est vrai que l'industrie ne veut pas d'une loi fédérale, signifiant que l'EPA mette ses sales pattes écolo-extrémistes dans son business.

Gasland affirme (à tort) que le gaz de schistes a été "exempté" de la régulation sur l'eau potable "safe water act". Mais cette loi ne s'est jamais appliquée à l'extration gazière (schiste ou pas) parce que "this is not the point". Ce n'est pas parce que le "safe water act" ne s'applique pas au gaz que les gaziers ont le droit de polluer les nappes, et les régulateurs locaux, parce que d'autres lois issus des codes miniers locaux (et les bases du droit de propriété) les en empêchent.


En revanche, la prospection est bel et bien soumise à une autre loi sur l'eau appelée "clean water act", si j'en crois le syndicat des petits foreurs:
http://energyindepth.org/wp-content/uploads/2009/03/Federal-Hydraulic-Fracturing-Process.pdf


Bankster

"Laissons de côté les polémiques à deux euros et les attaques ad hominem de ceux qui n'ont rien d'autre à m'opposer - Je ne roule hélas pas pour l'industrie pétrolière, ni personne d'autre d'ailleurs. Dommage, elle paierait bien !- et intéressons nous au fond des arguments des deux parties, pro et anti gaz de schistes. La question clé est la suivante : L'exploitation des gaz de schistes constituerait-elle un risque inacceptable pour l'environnement ? "

Si cela n'a pas encore été fait, je vous opposerai volontiers ce qui suit:

http://www.dailymotion.com/video/xhfvhy_gasland_news

pascale bertier

@ Vincent: merci pour votre réponse *** !

traducteur

Votre article est tout à fait instructif et intéressant sur le sujet de l'exploitation des gaz de schistes qui fait pas mal polémique à l'heure actuelle. Personnellemt,ce n'est qu'en qualité de non spécialiste que je permets de dire que tout ce qui présente un risque pour notre environnement est à bannir.

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