Si nous vivions dans un monde normal, les gouvernants, devant l'afflux
de réfutations scientifiques des pseudo-arguments du GIEC, devant les soupçons de falsifications imputables à cet organisme dont la légitimité
scientifique part chaque jour un peu plus en quenouille, devraient
décréter d'urgence un moratoire sur toute décision relative aux émissions de CO2, le temps de calmer l'hystérie ambiante (photo), et de ramener la controverse dans le champ du débat contradictoire serein.
Gageons cependant que les discussions du "Grenelle de
l'environnement" à venir seront largement dominées par les
zélotes du réchauffement "dû à l'homme" et
"catastrophique mon bon monsieur", que les
habituels "experts ès catastrophe climatique" (les Jancovici,
Jouzel, Grandjean,
pour ne citer qu'eux) y auront plus d'influence que les Claude Allègre
ou Marcel Leroux, dont je doute qu'ils reçoivent une invitation (Pour
Leroux, c'est sûr: il
n'est pas invité). Et que le gouvernement, Borloo et NKM en
tête, relayés par des médias suivistes
et déférents, annoncera des
mesures tonitruantes pour "en
finir avec la menace du
CO2 sur la planète". Tant que le bon peuple croit
à la
propagande réchauffiste, il ne faut surtout pas le décevoir.
Pourtant, en ce mois d'août, les nuages ne s'amoncèlent pas que sur
les côtes Atlantiques. Plusieurs nouvelles découvertes faites
depuis le début de l'année sont venues renforcer la conviction des
sceptiques et affaiblir encore, si besoin en était, la thèse du réchauffement planétaire causé par le CO2 anthropique.
la NASA se prend les
pieds dans le tapis
Tout d'abord, Steven McIntyre, un canadien qui avait déjà
démontré que les modèles mathématiques
aboutissant à la fameuse courbe
des températures en J étaient faux La
fameuse "crosse de
Hockey", que le GIEC a depuis discrètement fait disparaître de ses
références , a prouvé que l'interprétation des mesures de
températures moyennes aux USA pour ces 20 dernières années comportaient
de graves erreurs méthodologiques (non prise en compte de
l'urbanisation autour des stations). La NASA
avait annoncé il y a quelques mois à grand renforts de sonneries de trompette que 7 des
10 années les plus chaudes des 100 dernières années auraient été
observées aux USA depuis 1990, avec un record de chaleur en 1998. Or, Après les corrections de S.McIntyre, il se révèle que
l'année la plus chaude du dernier siècle a été... 1934, et que 5 des 10
années les plus chaudes du siècle étaient antérieures à 1950,
les années 30 ayant été la décennie la plus chaude.

Notez que la station mal située
indique une hausse des températures,
mais pas celle qui est restée "rurale" - source
La NASA, et le patron de sa section climatique, James Hansen, ont reconnu l'erreur, en... Changeant en catimini les données erronées, sans tambour ni trompette ni communiqué de presse. Les réchauffistes se défendent en affirmant que cette erreur n'a pas d'importance, que les USA ne représentent que 2% de la surface du globe, que les modèles ne sont pas affectés par cette erreur. Soit, mais d'une part, qui prouve que la même erreur n'est pas répétée en d'autre points, et d'autre part pourquoi les rectifications ne sont elles pas autant claironnées que les premiers constats qui avaient fait l'objet d'un "hype" quasi hystérique des deux côtés de l'Atlantique ? L'attitude de la NASA s'apparente ici à de la malhonnêteté pure et simple.
Le niveau des mers: une variation de... 4cm en un siècle
La série noire des réchauffistes ne s'arrête pas là. Des observateurs attentifs ont décelé fin février une erreur très embarassante du GIEC dans son rapport de "synthèse" à l'usage des décideurs, erreur qui aboutit à contredire ouvertement les conclusions d'un des groupes scientifiques qui y participent.
Le Groupement Intergouvernemental d’Etude du Climat (GIEC) a fait une erreur grossière dans son résumé à l’intention des décideurs publié le 2 février dernier. Il s’est trompé d’un facteur 10 dans l’estimation de la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique, les valeurs affichées étant différentes de celles qu’on retrouve dans la table 4.8.1 du rapport complet du Groupe de Travail I (second draft, page 4-34, +0,014 à +0,028 m/siècle pour le Groeland, −0,014 à 0,055 m/siècle pour l’Antarctique pour la 2e colonne du tableau).
Plus ennuyeux, ils s'appuient sur cette erreur pour affirmer que la hausse du niveau des mers a été 10 fois plus élevée qu'en réalité. Avec les vrais chiffres, la valeur trouvée retombe à... 4 cm (quatre !) et se trouve être inférieure à la précision de la mesure, ce qui veut dire qu'elle est en pratique inexploitable par un statisticien sérieux.
Il est "étonnant" que les soi-disant "meilleurs scientifiques" du monde en matière de climat laissent passer des bourdes pareilles. Là encore, la faute a été depuis corrigée en catimini, mais la communication officielle à la sortie du rapport a largement exploité le chiffre erroné. De là à imaginer qu'il y a eu tentative de distorsion à des fins de propagande... Mais non, voyons, juste une erreur, ne sombrons pas dans la parano !
Avril : Les mesures de CO2 du GIEC pas fiables ?
J'ai déjà rapporté dans ce blog le travail de recherche d'Ernst Georg Beck, chercheur Fribourgeois, qui a compilé plusieurs centaines de mesures de concentration dans l'air faites depuis le XIXème siècle, dont certaines par des prix nobels scientifiques. Jean Martin, chercheur Français retraité, restitue ces travaux dans une synthèse tout à fait remarquable. En clair: le GIEC, en ne tenant compte que de mesures glaciaires, et en ignorant délibérément ces... 90 000 (quatre vingt dix mille) mesures, délivre une information totalement fausse sur les taux de concentration de CO2 atmosphérique dans le passé. Les données décorrèlent totalement température et CO2, les thèses du GIEC, comme je l'écrivais à l'époque, sont fondées sur du sable.
10 juillet, les réchauffistes retrouvent le sourire
Taratata... On allait voir ce qu'on allait voir, Le 10 juillet, les réchauffistes croyaient sceller définitivement le débat grâce à une étude (pdf) de MM. Lockwood & Frolich, relayée par la BBC puis par toutes les télés du monde, sponsorisée par la Royal Society du Royaume Uni, qui affirme que "la terre se réchauffe alors que l'activité solaire décline depuis les années 80". Et tous les réchauffistes de clamer que "le débat sur le rôle du soleil était clos", que les "négationnistes" du réchauffement pouvaient ravaler leurs stupides arguties, que les jeux étaient faits.
Fin juillet, Lockwood et Frolich sont sèchement renvoyés à leurs études
Il était sans doute écrit que l'été des réchauffistes serait difficile ! Dans les quelques jours suivant la parution de l'article,
les premières réfutations apparaissaient déjà.
Ainsi, deux universitaires aux noms prédestinés (Whitehouse,
sûrement un suppôt de Bush, et Ray,
encore un cosmique...) notent que les températures moyennes
terrestres, depuis 1998, tendent à se réduire selon les propres données
du GIEC. Or, les concentrations de CO2 mesurées ont augmenté. Par
conséquent, l'observation de la variation de l'activité solaire est
moins inconsistante avec l'évolution des températures (décalage dans le
temps de tendances identiques) que la théorie du forçage majoritaire
par le CO2 (tendances divergentes). En tout état de cause, des
variations sur des durées aussi courtes ne peuvent guère suggérer de
loi sur la variation du climat à long terme, mais ne peuvent en rien
servir à accréditer la thèse du CO2 facteur de réchauffement.
Le 22 juillet, Nir Shaviv, un chercheur Israélien déjà célèbre pour
avoir montré que le GIEC sous-estimait fortement l'importance du
rayonnement cosmique dans la formation des nuages - qui ont un rôle
majeur sur le climat, comme le sait n'importe quel viticulteur du Médoc
- montrait que l'étude en question ignorait
également cet élément majeur, et que cela en
distordait les résultats.
Mais la réfutation la plus dure de
l'étude Lockwood & Frolich (pdf) est
venue fin juillet de MM. D'Aleo (professeur de météorologie et
fondateur de Weather Channel), Willson (Chercheur climat à Columbia U.)
et Scafetta (spécialiste de Modélisation à Duke) qui estiment que
Frolich et Lockwood ont utilisé à la fois des modèles mathématiques
erronés pour modéliser l'activité solaire, et surtout ont délibérément
ignoré des données issues de mesures largement publiées mais contraires
à leurs thèses. La crédibilité de leur travail est donc clairement
remise en cause.
A ce jour, une critique sérieuse des travaux d'Aleo et Al. Est
introuvable. Mais alors que les médias grand public ont répercuté
l'étude Lockwood-Frolich, rien n'a transpiré hors des milieux
scientifiques et activistes sur les réfutations postérieures.
Un réchauffement VRAIMENT
global
"Ah
au fait, m'sieur Gore, j'allais oublier..."
"Quoi encore, Lieutenant
?"
"Ben, il y a encore
un petit détail qui ne colle pas..."
les observations récentes semblent montrer un
réchauffement généralisé des autres planètes du système solaire.
Mars,
Jupiter, Neptune, et Même la très lointaine Pluton, ainsi que plusieurs satellites
de ces planètes... Une mesure pourrait être erronée (mesurer la
température moyenne sur Pluton, ce ne doit pas être facile), mais
autant d'observations ? Il semble que la période actuelle soit tout
simplement celle d'un réchauffement généralisé du système solaire. Avec
une présomption de "culpabilité"... du soleil, en l'occurrence, car
selon
des sources policières dignes de foi, Dark Vador et le docteur Spock
ont des alibis en béton pour les périodes considérées : il n'ont pas
promené leurs SUV sur Triton.
Naturellement, cette augmentation convergente des températures des
autres planètes ne prouve pas de façon absolument certaine que le
soleil en soit responsable. D'autres phénomènes cosmiques pourraient
contribuer à ce réchauffement. Mais dans ce cas, l'on peut supposer que
ces phénomènes agiraient AUSSI sur la terre. On peine à trouver une
explication qui serait cohérente pour expliquer une augmentation de
température sur toutes les planètes SAUF la terre, où seul le CO2
anthropique jouerait un rôle majeur... Décidément, il y a quelque
quelque chose qui cloche dans les thèses des réchauffistes !
A ce jour, ce réchauffement du système solaire n'a pas vraiment suscité
l'intérêt des médias. Allez comprendre ?
L'effet de serre : un
concept erroné ?
Mais le coup de grâce sera peut être donné par deux chercheurs de la
riante Germanie, MM. Gerlich et Tscheuschner, qui ont en juillet laissé
éclater une véritable bombe (pdf), puisque leur
étude affirme ni plus ni
moins que la théorie de l'effet de serre, qui jusque là était acceptée
comme vérité intouchable, écrite dans le marbre, pourrait bien être...
Fausse. Oui, vous avez bien lu. Si la thèse de Gerlich et Tscheuschner
se confirme, les théories réchauffistes ne seront plus fondées sur du
sable mais... Sur du vent.
Les deux allemands iconoclastes ne sont pas les premiers
venus. Ce sont
deux universitaires thermodynamiciens des fluides confirmés qui ont
confronté la théorie de l'effet de serre avec ce qu'ils savent des
comportements des corps gazeux. Leur étude, citant pas moins de 204
références, a été synthétisée dans notre
langue par l'indispensable
Jean Martin. Et
le contenu, technique mais lisible,
vaut bien le poids d'Al Gore en cacahouètes.
je résume les points clé pour ceux qui n'ont pas le courage d'entrer
dans les détails scientifiques:
- La théorie de l'effet de serre découle en grande partie de
recherches
menées au XIXème siècle par Arrhenius et Tyndall. Le premier fut un
fantastique chimiste et prix Nobel, à qui l'on doit de nombreuses
avancées. Seulement, en ce qui concerne l'effet de serre, il s'est
trompé, comme quoi les plus grands peuvent avoir leurs faiblesses. Sa
théorie a été réfutée par Robert Wood, qui inventa de nombreux verres
plus ou moins imperméables à divers rayonnements. Wood montra (et fut
corroboré par la suite par d'autres chercheurs) que l'augmentation de
température dans une serre ne pouvait pas être provoqué par une
réflexion radiative des rayons infra rouges sur les vitres, mais
provenait d'un effet de convection interne de l'air provoqué par les
différences de températures entre couches hautes et basses de la serre.
- Gerlich et Tscheuschner affirment en outre que l'effet de
serre par
"forçage radiatif" des molécules de CO2 des hautes
couches de l'atmosphère est totalement incompatible avec la seconde loi
de la thermodynamique connue de tous les étudiants de Math Spé, et que
l'on peut résumer en français de tout les jours ainsi: "La
chaleur ne peut s'écouler d'un corps froid vers un corps chaud. Un
transfert de chaleur d'un corps froid vers un corps chaud ne peut
intervenir qu'avec une compensation".
- Les scientifiques du GIEC n'étant pas des idiots, ils ont
très vite
buté sur ces écueils, qu'ils ont évacué en incluant, dans leurs modèles
informatiques de simulation du comportement de l'atmosphère, une
hénauurme approximation, en affectant aux molécules environnant le CO2
atmosphérique une valeur de conductivité thermique... nulle !
Ainsi, les vecteurs de densité de flux de chaleur qui montreraient que
la montée en température ne peut s'effectuer que du sol vers le CO2
atmosphérique et non l'inverse, sont ramenés à... Zéro ! Or, il
n'existe absolument aucun corps terrestre connu dont la conductivité
thermique soit totalement nulle. Notamment, l'air, qui est un excellent
isolant lorsqu'il est immobile, emprisonné dans des bulles de
polystyrène ou des trames de laine de verre, est au
contraire fortement conducteur lorsqu'il est mobile, du fait de la
naissance d'échanges par convection, ce qui est le cas dans
l'atmosphère. L'approximation du GIEC est donc proprement abusive, et
l'on peine à croire que "les meilleurs scientifiques du
monde" commettent de telles fautes sans arrière pensée.
- Gerlich et Tscheuschner estiment que le calcul 100 fois
ressassé selon lequel "sans effet de serre , c'est à dire avec une
absence d'atmosphère, la température terrestre moyenne serait
de -18°C, et donc l'effet de serre augmente la T° moyenne de
notre planète de +33°C" est faux. Une erreur de méthode de
calcul intégral est à l'origine de cette valeur erronée. Selon eux, la
vraie valeur de température "sans atmosphère"
serait plus proche de... -129°C, soit une différence de 144°C avec la
moyenne observée. Tous les calculs du GIEC visant à expliquer une
hausse de la température terrestre de 33°C par l'effet de serre sont
donc faux.
- On pourrait estimer rapidement que si la différence entre
la planète
vide et la planète "en atmosphère" est plus élevée,
c'est que le rôle du CO2 est plus important que prévu. Mais dans ce
cas, la variation de température observée avec l'augmentation du CO2
serait bien plus élevée. Une sur-température de 144°C entre Terre
"vide" et Terre "atmosphérique"
invalide les mathématiques du GIEC.
- Conclusion de Gerlich et Tscheuschner: "Ce qui a été analysé ici (NDLR : dans cet article) visait à répondre à la question de savoir si l'effet (NDLR : de serre) atmosphérique a un fondement en physique. Ce n'est pas le cas. En résumé, il n'existe pas d'effet de serre atmosphérique et, en particulier, d'effet de serre dû au CO2, ni en physique théorique ni en thermodynamique. Il est donc illégitime d'en déduire des prédictions destinées à proposer des solutions aussi bien pour l'économie que pour la politique intergouvernementale"
Pour l'instant, pas de réaction très sérieuse des réchauffistes à cette étude. Même les bons apôtres du réchauffement du site "Real Climate" sont muets. Gageons que la rentrée sera chaude... sur les forums.
Conclusion : nous nous sommes plantés, mais ne changeons rien.
Bon, résumons nous: le "consensus" scientifique sur l'origine humaine du réchauffement climatique était déjà bien mal en point. Il est en train de voler en éclat.
Mais aucun politicien Français, sauf Claude Allègre - Un scientifique, lui - et pratiquement aucun média audiovisuel, ne prendra le risque d'émettre un signal en ce sens. Nous baignerons dans les ondes climatiquement chaudes et consensuelles, ceci dit sans la moindre contrepèterie, malgré les apparences.
Les éco-alarmistes vont pouvoir manipuler le Grenelle de l'environnement à leur aise. Et le bon peuple se laissera imposer des surtaxes carbone et autres réglementations énergétiques vexatoires, des milliards d'argent public seront gaspillés dans une lutte contre de dérisoires moulins à vent, au nom du sauvetage de la planète... A moins que de petites étincelles de bon sens ne commencent à jaillir dans notre presse, que notre opinion comprenne qu'elle est le jouet d'une manipulation, et que cela change le cours de notre histoire gouvernementale prochaine ? Rêvons un peu...
Bonjour et bravo pour votre synthèse très claire et bien documentée. Cela n'empêche personne de crier au loup tant les esprits se sont ancrés autour du CO2 mais je suis entièrement d'accord avec votre démonstration. Encore un peu de temps doit passer avant que les œillères ne s'écartent un peu des yeux de nos concitoyens, il me semble.
Rédigé par : Jean-Michel | jeudi 25 octobre 2007 à 14h42
Commentaire serieux, honnete et excellemment documenté.
Malheureusement il faudra attendre des années et des dégats (entre autres économiques) irreversibles pour que l'opinion réalise que toute cette théorie sur les causes du réchauffement climatique est erronée.
Il sera bien tard !
Rédigé par : max | vendredi 26 octobre 2007 à 19h00
Je découvre votre site grâce à un commentaire déposé sur notre article : http://spqr7.wordpress.com/2007/09/28/la-grande-arnaque-du-rechauffement-global/
Chez nous, l'article démontant la fameuse courbe en crosse de hockey du GIEC (reprise par Al Gore dans son film "Une vérité qui dérange"), avait déclenché une belle polémique :
http://spqr7.wordpress.com/2007/03/19/rechauffement-global-les-chiffres-truques/
Félicitations pour votre article, un bon point sur la situation actuelle sur ce sujet.
Rédigé par : spqr | lundi 29 octobre 2007 à 19h50
Mais alors, si vous avez raison (ainsi que Claude Allègre qui, soit dit en passant, confond "allègrement" climat et météo), comment se fait-il que on ne vous écoute pas ? Je vais vous le dire. Et bien, malgré les lobbys surpuissant du pétrole, malgré les constructeurs de voitures, les économistes et globalement le monde capitaliste actuel qui ont beaucoup à perdre, s'il ne s'adapte pas, au changement de sociétés que le réchauffement va induire, il y a de moins en moins de scientifiques (de vrai, je ne parle pas d'Allègre ;-)) qui pensent comme vous. Mais il en reste, je vous l'accorde.
2500 scientifiques ont contribués à la rédaction du dernier rapport du GIEC. A moins de considérer qu'ils font tous partie d'un gigantesque complot écologiste contre les "pauvres" lobbys (savez vous combien Exxon donnent aux chercheurs "anti-réchauffements"?) cités ci-dessus, ou qu'ils soient tous incompétents il faut bien reconnaitre qu'il y a de moins en moins d'arguments contre le réchauffement. Félicitation, vous avez réussi à en trouver quelques uns ci-dessus. Mais sur internet, on trouve de tout. Même des gens qui pensent que la terre est plate.
Alors SVP, un peu d'esprit critique ;-).
Rédigé par : Benoit | lundi 05 novembre 2007 à 16h58
@ benoit : "Alors SVP, un peu d'esprit critique ;-)"
Si se permettre de contester le dogme dominant, c'est pas de l'esprit critique...
Plus sérieusement:
1) Tous les membres du GIEC ne sont pas de scientifiquesdu climat, et le rapport scientifique du GIEC se révèle en général plus mesuré dans le catastrophisme que le rapport de synthèse à l'usage des décideurs, qui est celui qui inspire médias et politiques.
2) Selon le sénat américain (ah oui, c'est ces salauds de ricains, donc ils sont pas crédibles, mais bon), les "sceptiques reçoivent environ 50 fois moins de donnateurs privés que les "pro global warming" ne reçoivent des états. Sachant qu'aujourd'hui il est à peu près impossible, pour un contestataire, de recevoir des fonds publics, mais HEUREUSEMENT qu'il y a des donateurs privés pour alimenter la contradiction !
Tout à fait accessoirement, de très gros donateurs privés alimentent aussi les réchauffistes: R. Branson, La fondation Heinz Kerry,...
3) des scientifiques qui pourraient tranquillement se gaver à l'argent public acceptent de risquer job, réputation et crédits parce qu'ils pensent que la "vérité officielle" est biaisée. Cela mérite que l'on étudie leurs arguments. Et franchement, il est impossible de les balayer d'un revers de main comme vous le faites.
4) "il y a de moins en moins de scientifiques qui contestent le réchauffement" :
http://tinyurl.com/2jw4b4
http://tinyurl.com/2dc9ea
5) Lord Houghton, l'un des prédécesseurs de l'actuel patron du GIEC, M. Pachauri, a déclaré avant une release d'un rapport du GIEC "si nous n'annonçons pas de catastrophe, nous n'aurons pas d'argent" - ça donne moyennement confiance.
6) D'autant plus que le GIEC s'est longtemps réfugiée derrère la "crosse de hockey" pour argumenter le RC. Or des recherches (Mc Kitrick/mcIntyre) ont montré que les maths derrière la courbe de Mann étaient déficientes.
http://pagesperso-orange.fr/scmsa/rechauf.htm
7) Imaginons un instant que les réchauffistes aient raison: que l'homme est à l'origine du réchauffement et ce réchauffement est une catastrophe. Le problème est de savoir, économiquement, quelle réponse est la meilleure, l'adaptation grace à la croissance ou la décroissance ? La première réponse est évidemment la meilleure, je vous renvoie aux écrits de Nigel Lawson sur le sujet. Or les politiciens veulent nous emmener sur la seconde voie. Or, le dirigisme, l'étatisme, l'interventionnisme politiques sont des dangers bien plus grands pour nos pays que 0,6° de plus.
8) Comme le rappelle Allègre dans son bouquin, les découvertes de rupture furent le fait de personnes souvent seules contre les dogmes dominants, galilée étant le plus célèbre d'entre eux. Tant qu'une contestation sérieuse existe, le débat ne peut être clos, et ce malgré les anathèmes lancés par les réchauffistes de tout poil. l'argument majoritaire ne tient pas.
9) perso, comme bcp de monde, j'ai cru à ces théories sur la responsabilité du CO2 humain dans une catastrophe à venir. Mais plus je fouillais, plus je découvrais que le consensus qu'on nous vendait n'en était pas un (abus d'esprit critique ?). En comparant les arguments des uns et des autres, je me suis fait mon opinion. Je peux me tromper, mais sincèrement, l'attitude des réchauffistes dont l'argumentation se résume à des attaques ab hominem contre les sceptiques me fait penser qu'ils ne sont pas très sûrs d'eux
10) non, pas un complot, mais une somme d'intérêts convergents à un moment donner qui dicte des attitudes...
Rédigé par : vincent | mardi 06 novembre 2007 à 00h18
Merci pour votre réponse détaillée.
1) Je vous l'accorde, la synthèse est validée par des "négociateurs" issus de la politique. C'est malheureusement le prix à payer pour qu'il y ait un semblant de consensus au niveau mondial. Le processus n'est pas parfait.
2) J'ai du mal à croire que des gouvernements ou des groupes privés financent plus les "pro CO2" que les "anti CO2". Franchement, c'est un problème dont on se passerait bien. Il se peut que, suite au consensus obtenu par les "pro CO2" et par souci d'économie, on refuse de donner de l'argent à des chercheurs qui s'orientent dans une direction qui a beaucoup de chances de ne pas aboutir à quelque chose de tangible. C'est regretable. Ou alors il y a un agenda caché du type: "... On en a plus que pour 10 ans de pétrole bon marché, va falloir faire des efforts, donc mettons ça sur le dos du réchauffement climatique..."
3) Je ne balaye pas. Je suis sceptique.
4) Il m'en faut plus.
5) Ce n'est pas un argument. Le problème est peut-être bien plus sérieux qu'on ne le croit. Certains le pensent.
6) http://www.realclimate.org/index.php/archives/2005/02/dummies-guide-to-the-latest-hockey-stick-controversy/
7) D'accord avec vous. Mais je ne vois pas que le fait de dire qu'en 2020, les nouvelles constructions à énergie positive posent un problème à la croissance. Ce sera une autre croissance. C'est tout. A partir du moment ou l'état ne se mêle pas de construire ma maison, ils peuvent mettre des normes . Cela ne me dérange pas. Depuis 40 ans la FIA encadre la F1 avec des normes drastiques, cela n'empêche pas les constructeurs de se livrer une bataille technologique féroce pour faire rouler leurs bolides toujours plus vite. Je dirais même que cela stimule leur imagination.
8-9-10) On verra qui a raison. Même si on s'oriente vers un consensus "pro CO2". Personnellement, j'espère qu'ils se trompent. Mais je me prépare.
Bien à vous,
Benoit.
Rédigé par : Benoit | mardi 06 novembre 2007 à 11h26
1)"Un semblant de consensus"...
Tout est dit.
2)Pourtant c'est un fait. Les contradicteurs comme Steve McIntyre sont des retraites, qui travaillent avec leurs fonds propres et avec la bonne volonte de personnes comme anthony Watts, qui vont photographier les sondes de temperatures encerclees par les climatiseurs, et les parkings.
4)Et si vous vous interessiez plutot a leurs arguments plutot qu'a leur nombre?
6) Dummies guide, hein?
7)"A partir du moment ou l'état ne se mêle pas de construire ma maison, ils peuvent mettre des normes"
Pas mal celle-la, je vais l'encadrer chez moi.
Et pour stimuler notre imagination pas besoin de reglements stupides, la realite est bien suffisament complexe.
Rédigé par : Stan | mardi 06 novembre 2007 à 18h00
Simplement bravo et merci.
Aurions nous par miracle une estimation de la " signature carbone " d'une conférence sur le réchauffement de la planète.
Rédigé par : Alain-Philippe | mardi 01 janvier 2008 à 11h40
tres interessant votre article mais ce qui me gene, c'est votre antiecologie primaire (votre haine du grenelle de l environnement par exemple)... rechauffement climatique humain ou pas, ou meme si il n'y avait pas de rechauffement climatique du tout, on ne peut pas dire qu'il n'y a pas le feu au lac concernant notre environnement : biodiversite en chute libre, pollutions diverses, betonnage massif, epuisement des ressources... je ne comprends pas du tout comment a partir d'une etude qui a l'air pertinente on puisse passer a un anti ecologisme comme le votre... disons qu'on se dit que votre demonstration est orientee quand on lit vos conclusions...
bon maintenant je vais essayer de comprendre vos arguments scientifiques
merci
Rédigé par : tyler | vendredi 22 février 2008 à 21h42
@ Tyler:
Non, ce n'est pas de l'anti-écologie primaire. C'est d'une part de l'anti-mensonge primaire, d'autre part le refus de la rhétorique quasi mystique des écologistes les plus durs de placer la nature au dessus de l'homme, comme si celui ci n'en faisait pas partie.
D'autre part, lorsque les rapporteurs généraux du grenelle de l'environnement se répandent dans la presse pour traiter les critiques de tous les noms, j'estime que "la haine" n'est pas de mon côté. Surtout qu'ils se basent sur une prémisce totalement fausse pour promouvoir des politiques qui vont arroser certains lobbys (l'éolien, le matériau de construction...) mais contribuer un peu plus à appauvrir les plus modestes (nouvelles taxes, foncier toujours plus cher rendant encore plus délicate la situation du logement,...).
Biodiversité en chute libre ? pollutions diverses ? épuisement des ressources ? Bétonnages ? Là encore, les écologistes durs (je ne parle pas des écologistes plus raisonnables tels que ceux de génération écologie, qui ont pratiquement disparu du paysage olitique) ont un discours qui exagère grandement la réalité. Certes, ces problèmes existent, mais dans les pays qui ont atteint un certain niveau de richesse, toutes les pollutions sont en forte diminution, même si 80% des populations sont persuadées du contraire.
Comme l'a fort bien expliqué Claude Allègre, que l'on ne peut guère classer parmi les ultra-libéraux-sataniques, le génie des écolo-durs est d'avoir réussi à faire passer largement dans l'opinion un message catastrophiste en total décalage avec la réalité.
La synthèse la plus complète sur l'état écologique du monde est "l'écologiste sceptique" de Bjorn Lomborg. Qui dresse un tableau que l'on peut synthétiser ainsi: élève monde en gros progrès, mais doit encore beaucoup mieux faire sur quelques sujets très sensibles comme l'approvisionnement en eau. Nombreux problèmes médiatiques très fortement exagérés.
Et donc, oui, quand on veut m'imposer des politiques qui vont créer plus de pauvreté, au nom d'authentiques chimères écolo-mensongères, je deviens pugnace. Parce que dans "le camp d'en face", on me traite de "nagationnniste", alors, plus de cadeau.
Haine non, combativité oui.
Rédigé par : vincent | samedi 23 février 2008 à 10h33
Bonjour,
J'ai une excellente nouvelle pour la liberté de pensée et d'expression.
Nous ne sommes pas du tout du même "bord" politique.
Je rédige actuellement un article sur le révisionnisme écologique et le réchauffement climatique. Il se trouve que la plupart de mes lectures récentes m'ont fait choisir un "camp" : celui des "révisionnistes" - le terme semble récurrent chez les affolés pro-GIEC et autres agités.
Cet article sera vraisemblablement publié en mai prochain. Je me ferai un plaisir de vous l'envoyer, si cette perspective vous intéresse.
Quand la recherche de l'honnêteté intellectuelle se moque des frontières politiques...
Bien à vous,
Emmanuel ROBERT
Rédigé par : Emmanuel ROBERT | mardi 26 février 2008 à 09h15
Merci Emmanuel - Je suis intéressé.
Je ne sais pas de quel bord politique vous êtes, mais vous seriez surpris, quand on creuse un peu, de la forte communauté d'objectifs entre libéraux et un certain nombre de gens "de gauche" (et "de droite" aussi, d'ailleurs) : en finir avec la misère, et donner à tous la possibilité de réussir.
Qu'on soit ensuite en désaccord sur les solutions est une autre histoire, mais cette prémisse autorise bien des convergences parfois inattendues.
Rédigé par : vincent | mardi 26 février 2008 à 23h09
Je croirai à ces "Experts Climatiques de malheur" qui comme tous les Experts et Prévisionnistes et comme chacun devrait le savoir, se gourrent TOUT LE TEMPS -- et j'en sais quelque chose, j'ai eu la faiblesse de croire lors de la folie Internet, à des TOPS Experts blindés de diplômes financiers, de certitudes indémontables et d'autorité à l'échelle mondiale, et ça m'a couté 65.000E...--, le jour où 1 SEUL de ces Experts dépressifs plaidant pour l'abstinence et le rationnement généralisé de tout (pétrole, gaz, eau etc..) osera dire que LA SOLUTION PRIORITAIRE, avant toutes les autres, n'est pas d'installer des chauffe-eaux et autres panneaux solaires ridicules et inamortissables en moins de 40ans sur tous les toits, mais de taxer (et non de récompenser avec des allocs!!) TOUTES les familles de la Planète qui font plus d'un gosse!..
Mais là, tabou absolu... le politiquement correct a la peau dure...
Rédigé par : GILOU | mercredi 11 juin 2008 à 10h08
On a un mal de chien à se procurer les annales du temps qu'il a fait.
Rien sur Méto France, ou alors il faut payer - sauf erreur de ma part.
Pourtant, il n'est rien de plus fragile que notre souvenir du climat. Les adultes ne cessent de parler de leurs beaux été d'autrefois, des vrais hivers de leur enfance....
Pourtant, cela nous permettrait de relativiser le débat, et d'y voir un peu plus clair, sans nous invectiver les uns les autres, ou nous jeter au visage des arguments plus ou moins spécieux
J'ai trouvé ce site :
http://www.france-pittoresque.com/anecdotes/77.htm
et ce site :
http://exupi.free.fr/annales.html
mais ni l'un ni l'autre ne sont vraiment satisfaisants.
Si quelqu'un a des adresses de sites plus documentés, je suis preneur.
Rédigé par : zora | jeudi 31 juillet 2008 à 10h39