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jeudi 09 octobre 2008

Commentaires

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Franck Boizard

Je partage hélas votre sombre diagnostic.

Nous sommes engagés sur la pente liberticide des interventions étatiques arbitraire (qui sont comme une drogue pour les hommes de l'Etat) et de la banqueroute (qui ne se termine jamais dans la joie, le bonheur et le progrès des libertés).


http://fboizard.blogspot.com/2008/10/les-lumires-steignent.html

http://fboizard.blogspot.com/2008/10/le-social-fascisme-et-le-bel-avenir-des.html

http://fboizard.blogspot.com/2008/10/il-y-peut-tre-une-crise-financire-mais.html

michel

Sur la solidité des grandes banques françaises, je suis parfaitement d'accord avec vous. J'ai étudié les bilans de BNP Paribas et groupe Crédit-Agricole.
BNP Paribas, c'est costaud. Puissance, couverture internationale immense, prédominance de la la banque de dépôt sur les autres activités, ce qui est plutôt sain (La prise de contrôle de Fortis Belgique-Luxembourg pour une bouchée de pain ne parait pas excessivement risquée et peut rapporter gros).. pour trouver plus solide en Europe, difficile. L'espagnol Banque de Santander peut-être.
CREDIT AGRICOLE, c'est presque aussi gros que BNP Paribas. Rentabilité mois bonne. Ils ont subi d'assez grosses pertes avec les subprime, mais ont compensé cela avec une augmentation de capital réussie, opportunément réalisée avant que la crise n'éclate.
SOCIETE GENERALE, je n'ai pas étudié. L'affaire Kerviel et plusieurs dépréciations d'actifs ont écorné son image. Cela reste une grande banque, qui pourrait être la cible d'une OPA le moment favorable venu (donc bien plus tard, lorsque la panique sera passée). La BNP lorgne dessus, mais d'autres aussi. La chute des cours de ses actions pourrait aiguiser les appétits. Mais de risques de défaillance, dans le court terme, non.

Je pense qu'il va y avoir un grand mouvement de concentrations bancaires dans le monde, les banques les plus malades étant reprises par leurs gouvernements, celles qui sont étranglées par la crise mais ont de beaux actifs étant rachetées par les banques plus saines. Cela devrait faire l'affaire de BNP qui deviendrait alors le super géant de la finance mondiale. Mais le Crédit agricole a de belles possibilités également. Il y a un gros potentiel de développement chez les banques espagnoles notamment la n° 1, SANTANDER (qui a absorbé BANESTO il y a quelques temps déjà).

La méfiance des banques pour se prêter les unes aux autres ? C'est que le loup se méfie du loup. Il y a des centaines de moyen d'améliorer un bilan quand on travaille sur quelque chose d'aussi immatériel que l'argent. Je vais vous montrer un exemple de filouterie, de la cavalerie pure et simple.

La BANQUE ABOULPEZ, siège à Paris, vend un paquet de titres pourris, invendables, pour $ 100 millions, à sa filiale suisse ABOULPEZ-PLUS. Aboulpez-plus revend ces titres, discrètement, secret bancaire suisse oblige, $150 millions à BANANAPLANQUE, société financière off-shore propriété personnelle des dirigeants d'ABOULPEZ qui a un bureau de 3 m², un directeur, une secrétaire et un ordinateur aux Iles Banana, où les entreprises off-shore n'ont aucune obligation de publicité financière ou autres. BANANAPLANQUE accumule les pertes depuis des dizaines d'années, mais ses créanciers compréhensifs ne réclament jamais leur du. BANANAPLANQUE va revendre ces titres $ 5 millions à BEZDOLLAR (propriété de Madame AVIDE épouse ABOULPEZ), société financière du Delaware, USA, où la législation d'affaires est la plus permissive et le secret bancaire très favorable. Les $ 5 millions permettront de payer le bureau, les deux salariés, et des gratifications aux dirigeants d'ABOULPEZ. Enfin, BEZDOLLAR vendra les titres à ABOULPEZ Paris pour leur valeur réelle estimée, disons $10 millions. Le bénéfice de $5 millions réalisé par BEZDOLLAR servira aux cartes bancaires que cette banque met généreusement à la disposition de ses prporiétaires, car il n'y a aucun contrôle, au Delaware, sur l'utilisation des cartes de crédits des sociétés. Les grands groupes américains ont souvent une petite filiale au Delaware.

Miracle de l'informatique, ce circuit s'est fait dans la journée. ABOULPEZ a ramené à leur valeur réelle ses junk-titres, sans avoir à annoncer de provisions pour dépréciations. Son actif s'est augmenté d'une belle créance sur ABOULPEZ-PLUS, qui a également augmenté les siennes avec une créance qui enjolivera éternellement l'actif de son beau bilan. A la consolidation de la Holding ABOULPEZ et FRICK, qui coiffe l'ensemble des activité du groupe,(dont ne font pas partie BANCABANA et BEZDOLLAR, remarquez bien)les dirigeants pourront demander une augmentation personnelle de rémunération et de stock-option à leurs actionnaires vu les excellent résultats du groupe.

Ah oui, j'oubliais, Monsieur ABOULPEZ lève le lendemain une option personnelle de $5 millions sur un paquet de stock-option dont la valeur à la bourse du jour est $30 millions.

Bon, je n'ai pas la pratique de ces circuits, qui d'ailleurs sont plutôt utilisés de façon inverse, pour minimiser les bénéfices d'un groupe dans les pays où on impose les bénéfices et ramener un maximum d'argent dans le paradis fiscal. Je ne garantis pas que cela se passe exactement comme ça. Mais un tel circuit est possible.

Alors, par des temps aussi troublés qu'aujourd'hui, une banque prudente peut nourrir des réticences à prêter, même à 24 heures, à ABOULPEZ.

Pour le reste de l'article, j'ai deux trois trucs à dire, mais je laisse la place à d'autres interventions.

Jesrad

Je m'étonne qu'il se trouve autant de gens pour prêter à l'état. J'avais vu des commentaires de lecteurs sur les sites de Forbes et autres, qui disaient de vendre les actions et prendre des bons du trésor à la place... pourtant, l'argent donné en échange de ces bons va bien ensuite se perdre dans la même structure dont on a vendu les actions, à travers l'intervention publique, non ? On rajoute simplement un intermédiaire dans son circuit d'investissement: l'état, pourtant particulièrement irresponsable en la matière (collectivisation des intérêts oblige). Soit les investisseurs s'imaginent que l'état endossera les pertes en cas de faillites (grotesque: l'état épongera ses pertes... sur le dos de ces mêmes investisseurs, d'une manière ou d'une autre ! Un état ne produit pas de richesses !), soit il y a quelque chose que j'ai manqué...

Bref: tout ça est-il bien sérieux ?

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