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mardi 20 janvier 2009

Commentaires

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Mateo

Je me joins à toi pour souhaiter un bon rétablissement à Steve. Vraiment un grand homme, malgré son caractère exécrable. Et oui, Apple fan également. :)

Est-ce moi ou la proportion de Mac users est assez élevée chez les libéraux? ;)

ST

@vincent : un fond de pension peut il réellement faire "faillite" ? je suppose que ce qui les menace, c'est que les rendements prévus et la valeur du capital amassé soient bien plus faible que prévu. A partir de là, deux possibilités : ajuster les pensions à la réalité de la capacité du fond, ce qui serait logique et juste, même si la pilule peut avoir du mal à passer auprès des retraités. Soit fermer les yeux, croiser les doigts, et reporter le problème à demain en continuant à verser le même niveau de pension, mais en consommant alors trop du capital accumulé, obérant de ce fait la capacité à verser les pensions des retraités de demain.

Il y a fort à parier que ce soit un mix des deux solutions qui sera mis en oeuvre. Rappelons d'ailleurs que ces fonds de pensions sont particuliers au sens où ceux qui y adhèrent le font de force. Je ne pense pas qu'un employé public de californie puisse opter de ne pas cotiser dans CalPers et lui préférer un fond de pension ou un système d'épargne retraite concurrent.

Le vrais risque est ainsi de voir la demande de sauvetage public de ces fonds se faire tellement forte sous la pression des millions de bénéficiaires, que l'Etat nationalise ou renfloue d'une manière ou d'une autre le système. Pénalisant d'autant ceux qui ont investit avec plus de sagesse, et les fonds mieux gérés.

Sur Steve Jobs et Apple, je partage votre point de vue qu'au delà de l'aspect sentimental, il faut faire confiance a la liberté d'entreprendre et d'innover. D'ailleurs, à ce titre les exemples de Pixar et NeXT sont éloquants. D'un point de vue financier, et de part la taille respectives de ces sociétés, c'est bien Disney qui a racheté Pixar et Apple qui a racheté NeXT. Mais d'un point de vue opérationnel, c'est bien Pixar qui a fait une OPA sur Disney (avec John Lasseter, directeur artistique de Pixar qui devient Reponsable de la section animation de Disney, et positionne ses équipes à tous les postes clefs), et c'est bien NeXT qui a pris le contrôle d'Apple, avec Steve Jobs, le patron de la société racheté qui prend les rennes de la société qui le rachète, et toute l'équipe managériale et d'ingénierie de NeXT qui prend le contrôle opérationnel d'Apple. Mac OS X n'est alors que l'adaptation de NeXTStep, l'OS du NeXT au hardware du MacIntosh. Quand on dit que c'est la finance qui mène le monde, on voit ici des exemples concrets où des sociétés devenues trop grosses pour innover finissent absorbées par des sociétés bien plus petites, même si en apparence on pourrait penser que le gros a mangé le petit.

Et pour le clin d'oeil, vous pouvez regarder cette incroyable video du discours de Steve Jobs en 2005, invité à la cérémonie de graduation de l'Université de Stanford. Son discours est simple et percutant, alors qu'il explique aux nouveaux diplomés les trois choses qui ont le plus impactés positivement sa vie : son abandon des études après 6 mois à l'université, son éviction d'Apple en 1985 et son diagnostique d'un Cancer incurable en 2004 (qui se révèlera finalement être une forme très rare mais curable). Ca vaut tous les keynotes du monde.

http://www.youtube.com/watch?v=D1R-jKKp3NA

@Mateo : hmmm, moi qui croyait que les libéraux hardcore à tendance libertarienne ne jurait que par le logiciel libre ... ;)


jb7756

C’est là qu’on voit toutes les avantages de la retraite par répartition : pas de capital à gérer, de l’argent frais en permanence basé sur les salaires donc moins dépendant des bulles.
D’ailleurs si on a fait ce système en France, c’est pour tenir compte de l’échec des systèmes par capitalisation précédant qui s’étaient effondrés suite à la guerre.

Quant à Steve Job, c’est surtout maintenant un bon commercial. Si les Mac étaient encore en avance techniquement avant la sortie de Windows 95, aujourd’hui ce sont des PC/Linux déguisé, plus cher qu’un PC/Windows tout en étant moins performant et avec une bibliothèque de logiciel plus restreinte. Acheter Mac, c’est un acte de foi !
L’Ipod ou l’Iphone sont bien conçus au point de vu technique comme commercial. Mais la concurrence est vive et leur modèle économique se périme vite. Apple n’a pas la rente qu’a Microsoft avec Windows. D’ailleurs Microsoft est peu innovant et à part Windows et la suite Office n’a pas vraiment d’autres produits à succès.

Mateo

@ jb7756

Non seulement tu racontes à peu près n'importe quoi sur les système de retraites (c'est tellement mieux les systèmes monopolistiques obligatoires basés sur les pyramides de Ponzi…), mais en plus tu sors un énormissime troll sur les Mac, qui fera éclater de rire n'importe quelle personne normalement constitué qui connaît un tant soit peu les Mac… On va pas être copains là lol :D

jb7756

@Mateo

Ah je viens de toucher une corde sensible !

Mais je sais ce que je dis. Je développe des applications pour PC et j’essaye aussi de les porter sur Mac. Et bien ce que je reproche au Mac c’est son manque de comptabilité entre les différentes versions d’OS, surtout lors du passage vers Mac OS X qui a un noyau Linux. Sur Windows on peut faire encore tourner des programmes DOS qui ont vingt ans d’age !
Actuellement tous les macs ont des processeurs Intel qui sont exactement les mêmes que ceux des PC, d’ailleurs on peut faire tourner Windows sans problèmes – techniquement les mac sont des PC, c’est un fait INDISCUTABLE.

Pour le système de retraite, la répartition pourrait très bien être facultative, d’ailleurs certaines retraites complémentaires par répartition le sont. Mais même gérer par des gros nuls, elle ne peut faire faillite : il y a toujours de l’argent frais qui rentre et y a pas de capital. Certes le niveau de retraite final ne peut être assuré, mais c’est aussi le cas de la capitalisation.

jb7756

@Mateo suite

Et j’ajouterai qu’aux USA il y a encore beaucoup de retraites sectorielles. C’est très mauvais. On a un exemple en France a le système des charbonnages : de nombreux cotisants, 0 actifs (les mines ont toutes fermées). Pour éviter la faillite du système on a du les rattacher au système général.
D’ailleurs une retraite par capitalisation peut marcher aussi en Pyramide de Ponzi, comptant sur les nouveaux cotisants pour éponger les pertes en espérant que cela ira mieux demain.

Mateo

@ jb7756

Oui, tu touches une corde sensible ;) Et oui, les Mac sont des PC (a part pour l'EFI). Et je développe aussi (c'est mon job en fait). Et non, le noyau de Mac OS X n'est pas un noyau Linux (je te passe les détails, ce n'est pas trop le thème de ce blog). Enfin bref…

Pour les retraites, je te conseille vivement de lire l'excellentissime dossier de Vincent en 5 articles: http://www.objectifliberte.fr/2008/04/la-retraite-p-2.html

Et au rythme où vont les choses, le système de retraites par répartition court tout droit vers la faillite dans de nombreux pays…

vincent

@ST: le problème de certains fonds de pension est qu'ils sont à prestation définies: ceux là peuvent être dans l'impossibilité d'honorer leurs contrats.

Ceux qui sont à cotisations définies,normalement, ne peuvent pas chuter. Sauf si ils sont mixtes: prestation définie au moment du solde de la retraite.

@ Mateo: keep cool. inutile de s'enflammer pour si peu. Comme l'a dit le grand espoir déçu du parti républicain à l'investiture de GWB, "oppose, but respectfully"


zut, fausse manip, j'avais une longue réponse sur les retraites. tant pis, je la refais courte:

en bref: tout système à prestations définies peut être en cessation de paiement. S'il est étatique, il décide autoritairement de réduire les prestations et/ou d'augmenter les cotisations, c'est une version soft de la faillite avec sodomie des souscripteurs. S'il est privé, il peut être insolvent, qu'il soit par répartition ou par capi.

les systèmes à cotisation définie, en ce sens qu'ils n'ont pas d'obligation de sortie, ne peuvent être en faillite qu'en cas d'écroulement économique généralisé. Pas demain la veille, je pense, malgré mon intense pessimisme.

Sur le Mac, je répondrai plus tard (toujours ma fausse manipe...)

jb7756

Sur les retraites par capitalisation je vois aussi un autre problème.

Dans le système par répartition l’argent collectée retourne immédiatement dans la poche de consommateurs.

Pas dans la capitalisation qui est finalement une sorte d’épargne. Il s’accumule alors des sommes colossales. J’ai pas les chiffres mais si 200 millions d’américains capitalisent 100 000 $ on atteint la somme rondelette de 20 000 milliards $, 137% du PIB américain.
Placer des sommes pareilles doit être un horrible casse tête et sûrement un gigantesque gonfleur à bulles (immobilier, matières premières, bourse...).

Non ?


@Mateo
Bon d’accord Mac OS X décent de UNIX et non de Linux, mais comme Linux décent de UNIX aussi, Mac OS X et Linux sont frère.

@ Vincent
Mc Cain aurait sûrement fait un bon président… à la place de Bush. Si on a envoyé ce papy de 72 ans au casse pipe, c’est que les républicains ne devaient pas croire beaucoup à la victoire.

ST

@vincent : que l'on puisse créer des systèmes de capitalisation sur 40 ans d'épargne et 20 ans de rente et fixer à l'avance une prestation définie me laisse pantoi. Mais on est bien d'accord, dans tous les cas de figure imaginable, c'est toujours le principe de la prestation définie qui est absurde. Elle correspond a cette recherche absolue de sécurité qui au contraire de nous protéger conduit nos sociétés à la ruine. Tocqueville l'avait bien senti en faisant de l'aspiration à la sécurité le principal obstacle au maintien d'une société libre.

@jb7756 : hmmm ... je mords à l'hameçon.

Mac OS X = NeXTStep = Kernel Mach + BSD
Techniquement, MacOS X est un système d'exploitation Unix. A proprement parler, Mac OS X ne descend pas d'Unix, mais est un Unix.

Linux est un Kernel. La plupart des distributions Linux imlémentent GNU au dessus du Kernel Linux (GNU Linux). Et comme son nom l'indique, GNU est l'abréviation de "Gnu is Not Unix". Donc à proprement parler, Linux (ou plus précisément GNU Linux), n'est pas un Unix.

Parenthèse culturelle pointilleuse fermée, remercions le marché libre qui nous fournit tant d'instances concurrentes de système d'exploitation pour nourrir encore des générations de guerre de religion sur les bbs, forums, newsgroups et blogs passés, présents et futurs.

Disclaimer : je pratique et prêche l'athéisme syncrétique technologique.

mica

"sodomie des souscripteur" excellent lol
"ne peuvent être en faillite qu'en cas d'écroulement économique généralisé. Pas demain la veille" heu ben, on en est quand même plus très loin... malheureusement!!!
Toutes les banques américaines sont sur le point de s'écrouler...

Olivier

L'Espagne a vu sa note abaissée. La France remet une couche pour les banques et les constructeurs automobiles. Les USA augmentent sans cesse le montant de leur plan de relance.
Le système oligarcho-etatitstique occidental essaie de se sauver, de sauver les amis PDG (anciens camarades de fac ou de grandes écoles) tout en tentant d'augmenter ses pouvoirs sur le monde économique.
La chute à venir sera destructrice ou salvatrice pour les libertés. Malheureusement, je crains que ce ne soit pas la liberté individuelle qui ressortira gagnante...

julito

@ jb7756

Tu serais pas un bon keynésien pour prétendre que l'épargne "c'est mal" parce qu'on ne la consomme pas tout de suite ? Et toutes les excellentes démonstrations de Vincent sur ce blog pour montrer qu'au contraire, c'est le manque d'accumulation saine de capital - que peuvent entre autres fournir les fonds de pension - qui pose problème dans l'économie aujourd'hui, tu en fais quoi :)

Quant au fait de prétendre que c'est plus sûr que la retraite par capitalisation privée (ou publique d'ailleurs), c'est un peu osé. L'affaire Madoff est là pour rappeler que les schémas de Ponzi lèsent toujours in fine ceux qui sont en bas de la pyramide. Les retraites par répartition en France (et ailleurs également, voyons déjà General Motors par exemple) ne dérogeront pas à la règle, quelle que soit la porte de sortie trouvée : baisse des pensions, allongement de la durée de cotisation, hausse des cotisations, voir plus simplement la faillite. Comme pour la Bourse, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel en matière démographique; et comme pour Madoff, le Système de Retraite aura dû mal à payer ses ayant droits du fait de la baisse du nombre de cotisants.

jb7756

J’ai mieux regardé le volume des fonds de pensions américains : il ne font « que » 10 000 milliards $ (2/3 du PIB US). Enfin faisait car ils ont perdu 20% de leur valeur depuis le début de la crise.
Au risque de passer pour un provocateur ou un troll, je pense que les fonds de pensions – retraite par capitalisation – sont aussi une cause importante des bulles géantes à répétition de notre temps. Défaut que n’a pas la retraite par répartition, étatique ou non, car il ne gère aucun capital.

Réponse :
1- j’ai rien compris.
2- c’est vrai mais chut je fais le jeu du socialisme.
3- les avantages sont supérieur aux inconvénients.
4- c’est une façon de réduire les retraites (c’est vrai qu’en France les retraités actuels sont plutôt verni).

@ST
Merci pour ces précisions. Heureux de voir qu’il y a toujours des défenseurs actifs du Mac comme au bon vieux temps : Mac is not dead !

Aurelien

jb7756, les bulles ont toujours existé bien avant la conception des fonds. L'humanité a certainement connu des bulles du temps de la colection des os de mammouth. Il y a un système qui fait des bulles, mais en creux, ce sont les régimes socialistes, spécialistes des famines et pénuries.

Je préfère les bulles pour ma part. Quand elles explosent, il en reste toujours quelque chose. Meilleur exemple : la bulle Internet a crevé, mais la révolution a bien eu lieu par cette affectation excessive (et disparue) de capitaux dans les nouvelles technologies.

La cration de richesse considérable qui a eu lieu depuis 30 ans ne disparaîtra avec la crise actuelle.

Théo2toulouse

Le prisonnier : série génialissime que je regardais religieusement quand j'étais enfant avec la super série des Incorruptibles (avec Robert Stack).

Pour la petite histoire, Patrick McGoohan avait refusé à l'époque un rôle qui aurait pu changer toute son existence : celui de James Bond.

R.I.P Patrick.

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