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vendredi 02 juillet 2010

Commentaires

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Bernique

Pour votre gouverne : la retraite, de droit, à taux plein va passer à 67 ans en France également. Pour la Suisse, d'autres pays qui ont essayé de vivre de la finance internationale s'en sont mordu les doigts (l'Islande). Ce qui fait la force de la Suisse c'est une stabilité politique hors norme acquise avec un savant mélange de forces et de compromis notamment dans la période de la deuxième guerre mondiale. Essayez de comparer ce qui est comparable et vous verrez que la France ne s'en tire pas plus mal que les autres.

Mateo

@ Bernique

Renseignez-vous un peu... Allez voir du côté du Chili par exemple.

roger_mila.

@bernique
> Pour votre gouverne : la retraite, de droit, à >taux plein va passer à 67 ans en France >également.

Non, ce n'est pas aussi simple que ça.
ça devient même une usine à gaz car pour chaque generation s'appliquera une règle différente.
exemple:
La retraite à taux plein reste fixée à 60 ans et 162 trimestres (pour les natifs de 1950).
Pour les natifs de 1952 le retraite à taux plein sera juste à 60 ans et 8 mois et 164 trimestres(pour les natifs de 1952).

A 65 ans on a droit à une retraite à taux plein (sans abattement pour trimestres manquants) mais ça ne veut pas dire retraite complète car celle-ci reste calculée au prorata des trimestres validés car sinon n'importe quel individu ayant travaillé 2 ou 3 ans dans sa vie attendrait d'avoir 65 ans pour toucher le jackpot.

christophe

Pourriez-vous, vincent, si ce n'est déjà fait ( et dans ce cas, m'indiquer le lien) les conséquences qu'aurait un non-remboursement de la dette.

1/ de manière indirecte via la planche à billet, il m'est facile de comprendre que le risque est de l'inflation avec les conséquences désastreuses qu'elle aura

2/ dans le cas où l'état décide de ne plus payer sa dette ( comme en 1792, où l'état refusa si je m'abuse d'honorer une partie des assignats qu'il avait contracté ) ?
La hausse des taux d'intérêt suite à une baisse de la confiance pourrait être aisément contournée si des reformes structurelles sont faites...

Bernique

à Roger et Matéo

effectivement à taux maximal possible, mais cela serait poussé à 67 ans selon les premières informations disponibles. Sinon Malte et le Liechtenstein s'en tire bien, ainsi que l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui réunis au Chili représentent peut-être le PIB du Sud-Dakota ?

ST

@christophe

> de manière indirecte via la planche à billet,
> il m'est facile de comprendre que le risque est
> de l'inflation

Ce n'est pas un risque, c'est une certitude. Si on rembourse les dettes en créant de la monnaie ex nihilo, c'est de l'inflation (de la masse monétaire). C'est n'est pas un risque, c'est la définition de l'inflation. Le risque sous jacent, c'est la course en avant, l'engrenage dont on ne peut plus sortir : l'inflation provoque la hausse des taux, et comme on a des montagnes de dette qu'on est incapable de rembourser et qu'il faut réemprunter tous les ans (les bons à 5 ou 10 ans qu'on doit renouveler périodiquement), le cout de la dette va exploser, d'où le recours à plus d'inflation etc etc ...

> dans le cas où l'état décide de
> ne plus payer sa dette

C'est une manoeuvre compliquée, parce qu'évidemment, on ne fera pas défaut sur toute la dette, mais sur une partie. Les conséquences sont pas si éloignées de la solution inflationniste : le problème demeure qu'il sera toujours nécessaire de faire appel à l'emprunt pour renouveler les parties de la dette non répudiée, mais que la confiance dans la capacité de remboursement sera évidemment moins grande, d'où hausse des taux, d'ou renchérissement du cout de la dette etc... Quand on restructure sa dette, il faut le faire de façon suffisamment crédible pour que les marchés se disent, ok, ils le font une fois, mais se mettent ensuite dans une situation qui fera qu'ils pourront honorer leurs dettes à partir de maintenant, aussi on peut leur prêter sans trop de risque. C'est assez contradictoires, parce que finalement, c'est en refusant d'honorer une partie de ses dettes, qu'on se met dans la situation d'être crédible dans le remboursement de la partie restante. Evidemment, pour que cette crédibilité existe, la restructuration de la dette est en elle même insuffisante : il faut une réduction massive des dépenses publiques pour sortir des deficits galopants. C'est la conjonctions des réformes structurelles et d'un défaut partiel sur les dettes existantes qui peut démontrer qu'on est apte à assumer le restant d'obligations qu'on a.

L'avantage de la restructuration de la dette sur la solution inflationniste, c'est d'éviter la solution sournoise, c'est de jouer carte sur table. C'est plus crédible que le jeu de dupe de l'inflation, qui en cas de crise de confiance, peut très facilement se retourner au désavantage de celui qui le pratique.

Robert Marchenoir

Concernant la Suisse :

L'impôt sur la fortune y existe bel et bien. En revanche, contrairement à la France, il n'est pas considéré comme un totem politique destiné à alimenter la rancoeur contre les riches.

La Suisse, contrairement à la légende franco-socialiste, n'est pas un paradis fiscal. C'est un pays où la fiscalité est raisonnable pour ses habitants -- mais pas négligeable du tout pour autant. Notamment parce que la tripotée d'exemptions que nous connaissons en France n'y existe pas.

La Suisse n'était un paradis fiscal que pour les étrangers non résidents qui ne déclaraient pas leurs avoirs à leur pays d'origine. Ce n'est plus le cas, depuis la quasi-disparition, en pratique, du secret bancaire, et de la distinction entre fraude et évasion fiscale.

Le seul privilège fiscal qui subsiste est le forfait fiscal ou imposition à la dépense, qui permet à un petit nombre de très riches étrangers d'élire domicile en Suisse, en contrepartie d'une imposition forfaitaire et négociée. Cela consiste à payer des impôts très élevés en Suisse, au lieu d'en payer énormément dans son pays d'origine.

Il faut aussi, dans la plupart des cantons, s'engager à un train de vie élevé sur place -- donc à donner aux Suisses beaucoup d'argent par un autre biais.

Ce forfait fiscal, jugé par certains injuste envers les Suisses, a été supprimé dans le canton de Zürich, et il n'est pas impossible qu'il soit aussi remis en question ailleurs.

Au sujet du chômage, il faut noter des disparités régionales assez importantes. Comme par hasard, la Suisse romande (qui a, en gros, une mentalité plus socialiste que la Suisse alémanique) a un chômage plus élevé.

Le taux de chômage dans les régions les plus touchées (le canton de Genève, par exemple) n'est pas du tout négligeable. Il coexiste, naturellement si j'ose dire, avec une difficulté à recruter dans un certain nombre de secteurs.

Sinon, je constate avec plaisir que ce blog, en plus d'être marqué au coin d'un ultra-libéralisme répugnant, commence à devenir de plus en plus "nauséabond" (cartes des zones de non-droit en France, rappel de l'importance des normes de civilisation, dénonciation de la culture de l'excuse).

Robert Marchenoir

Concernant la carte des zones de non-droit, elle existe déjà, elle est tout à fait officielle, et elle est en libre accès sur Internet :

http://sig.ville.gouv.fr/Atlas/ZUS/

Le lien vers ces cartes circule depuis longtemps sur la réacosphère. Mettons que le gouvernement n'en fait pas la pub à la télé, mais je m'étonne que le réseau LHC ne connaisse pas cette base de données publique (dans les deux sens du terme).

Mateo

@ Bernique

Mais oui, mais oui, de minuscules pays, que dis-je des villages, tels que la Nouvelle-Zélande ou l'Australie… Ah tiens bizarrement, ils s'en sortent bien alors qu'ils font partie des pays les plus (ultra-néo-méga-hyper-giga-) libéraux au monde, et sont souvent cités en tant que tels (en particulier la Nouvelle-Zélande, qui est passé de pays semi-communiste comme la France à un pays très libéral). Mais bon, ça doit encore être à cause de la propagande de vils capitalistes mangeurs d'enfants, car comme chacun sait, aucun n'arrive à la cheville de notre merveilleux modèle social que le monde nous envie (ou pas)…

Bernique

à Matéo : ce sont des pays qui ont des atouts naturels (minéraux pour l'Australie, agricole et maritime pour la NZ)mais surtout qui n'ont pas notre folie des grandeurs. Je suis d'ailleurs toujours très amusé de voir nos bons petits libéraux "à la française" en situation libérale : essayez de mettre vos enfants à l'école en tant que résidant étranger dans ce petit paradis qu'est la Suisse et vous me direz des nouvelles de la facture, essayez de toucher des allocations familiales en Espagne, etc...Enfin tout ce qui relève du "tucomprendspascestpaspareil".

Mateo

S'il suffisait d'avoir des ressources pour atteindre un bon niveau de richesses. Il suffit de regarder le Venezuela, dont les ressources sont autrement plus importantes que la plupart des pays du monde est qui s'enfonce jour après jour dans la misère, grâce à son merveilleux président, idole de la frange la plus à gauche de notre pays.

La Nouvelle-Zélande était dans la m*** lorsqu'elle était gérée peu ou prou comme la France, et "comme par hasard" a fait de gigantesques bonds en avant lorsque les réformes libérales ont été entreprises… par la gauche (et oui, et ce n'est pas le seul exemple, j'ai même l'impression que les réformes libérales ont plus souvent été prises par des gouvernements de gauche).
Et puis, vous m'excuserez, mais l'agriculture et la mer, c'est assez léger comme ressources naturelles.
Tiens, d'ailleurs en parlant d'agriculture néo-zélandaise, c'est à partir du moment où les subventions ont été supprimées et le secteur libéralisé que l'agriculture a connu un regain et les agriculteurs se sont enrichis, alors que leurs craintes étaient fortes…

Allez, petite conférence de celui qui est devenu ministre des finances néo-zélandais en 1984, Sir Roger Douglas, travailliste, sur les réformes libérales mises en place par lui et son gouvernement: http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=-6939738108917883247hl=fr

Son mot de la fin: « Les réformes libérales profitent d'abord aux pauvres, car les riches arrivent toujours à s'acheter une situation correcte, tandis que les pauvres ne peuvent que la subir. »

"Je suis d'ailleurs toujours très amusé de voir nos bons petits libéraux "à la française" en situation libérale : essayez de mettre vos enfants à l'école en tant que résidant étranger dans ce petit paradis qu'est la Suisse et vous me direz des nouvelles de la facture,"

1) Avez-vous la moindre idée de combien vous coûte l'école pour vos enfants en France??? Je n'en ai pas l'impression. C'est normal du reste, ce coût est caché.

2) Ce blog et de nombreux libéraux, moi-même y compris, milite pour la création d'un chèque éducation, dégressif en fonction du revenu, associé à la liberté scolaire. En bref, plutôt que de financer l'institution, subventionnée, monolithique, lourde, incapable d'adaptation profonde, quasi-monopolisitique (choisir une école privée revient à payer 2 fois pour l'éducation de ses enfants, c'est donc réservé aux classes les plus aisées), nous souhaitons "financer" l'individu, ou plutôt en l'occurrence ses parents.
Donc votre remarque tombe à l'eau, car une fois de plus vous critiquez sans connaître, ni volonté de connaître, nos idées.

3) Au reste, même sans chèque éducation, je préfère être libre de choisir l'école de mes enfants, les méthodes employées, le règlement intérieur, le choix des professeurs et de leur rémunération par le chef d'établissement, le contenu des programmes, etc., plutôt que l'État impose ces choix à tout le monde, faisant fi des différences et des préférences individuelles. Payer moi-même l'école de mes enfants, plutôt que l'État me prenne cet argent pour financer le mammouth.

"essayez de toucher des allocations familiales en Espagne"

Très bien! Je ne vois personnellement pas pourquoi ceux qui ont fait le choix d'avoir des enfants devraient forcer à financer ce choix par ceux qui n'ont pas d'enfants…

ST

@Mateo

> Je ne vois personnellement pas pourquoi ceux qui
> ont fait le choix d'avoir des enfants devraient
> forcer à financer ce choix par ceux qui n'ont pas
> d'enfants

Je n'aurais pas dit mieux. Et j'ai 4 enfants.

Tom Rude

Bien que je ne partage pas, mais alors pas du tout l'opinion anti-liberale de Bob Blackwalk alias Robert Marchenoir, son commentaire sur l'imposition en Suisse est parfaitement juste. Ce n'est pas un paradis fiscal et de loin et l'ISF y existe. En fait c'est un piege bien alimente par les banquiers suisses de concert avec les autorites afin de faire miroiter des lendemains peu imposes a des contribuables aises de France ou d'ailleurs... Un conseil: bien s'informer avant de s'expatrier!
Merci aussi du lien pour les ZUS.

A quand les ZUT?

Laurent Artur du Plessis

L’Histoire n’est jamais linéaire : les « élites » intellectuelles et dirigeantes actuelles seront très amoindries par la crise quand celle-ci aura atteint son paroxysme. Déjà entamée depuis 2007, leur crédibilité sera ruinée par la série de krachs obligataires qui s’annonce : l’opinion publique cessera de voir en l’Etat le rempart ultime contre la catastrophe économique, le prêteur en dernier recours. La faillite des Etats plongera dans une profonde détresse les classes moyennes, clé de voute de la société moderne : paupérisation, déclassement social, insécurité… Dépitées par les élites actuelles – notamment celles de la finance et de l’Etat cultivant des liens incestueux -, elles se tourneront, en un réflexe de survie, vers de nouveaux profils de dirigeants. Le soleil ne se lève plus à gauche : on voit que la crise ne profite guère aux courants marxistes. Leur avatar socialiste ? Son impuissance à répondre aux défis économiques de la crise achèvera de le discréditer. Alors, les « libéraux conservateurs » pourraient avoir le vent en poupe, y compris en France, terre de paradoxes dont l’histoire est jalonnée de stupéfiants retournements : ils rétabliraient l’Etat dans ses fonctions régaliennes (sécurité, justice, défense…), si mal remplies aujourd’hui, et laisseraient le champ libre au marché pour faire renaître la prospérité.

tohu-bohu

Qu'est-ce que vous pensez de la conférence de Filoche ?
video
http://blog.exigences-citoyennes-retraites.net/?p=174

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