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mercredi 26 janvier 2011

Commentaires

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 ST

Alors on va pas manger des crickets comme nous l'intime la FAO ? FAO dont la devise en latin est "fiat panis" ("que le pain soit", en référence à Fiat Lux, que la lumière soit, première parole de Dieu dans la Génèse) : déjà l’intonation biblique a de quoi surprendre pour un organisme international onusien. Mais on aurait préféré un slogan qui implique plus quelque chose de l'ordre de "retroussons nous les manches et plantons du blé", plutôt qu'un genre d'invocation à la corne d'abondance qui semble aujourd'hui avoir trouvé son écho dans les politiques monétaires. Faute de pouvoir faire pleuvoir du blé, on fait pleuvoir des billets ("que la monnaie soit" semble être la devise des banques centrales, et ce n'est pas pour rien qu'on appelle nos monnaies papier décorrélées de tout bien physique de la "fiat money"). Malheureusement, si le blé pousse dans les champs, l'argent ne pousse pas dans les arbres.

Libertas

Rien n'a changé depuis mon billet de 2008 :

http://journal-libertas.blogspot.com/2008/04/michel-barnier-un-trop-grand-libralisme.html

Bernique

Vous oubliez également de dire que les subventions occidentales à l'exportation on ravagé nombres de marchés traditionnels non monétisés, en Afrique notamment et inhibé les développements agricoles régionaux. Mais dans nos sociétés de marchés la non-monétisation est en passe de devenir le crime suprême...

Mateo

Si, il en parle, en donnant même un lien vers article précédent qui traitait du sujet:
"Les grands pays riches subventionnent très largement leurs agricultures, obérant les débouchés des agriculteurs des pays pauvres."

Le lien en question: http://www.objectifliberte.fr/2003/04/agriculture-per.html

Gribouille

J'adore la construction de l'argumentation : On commence par affirmer qu'il n'y a pas de pénuries alimentaires à craindre puisque les productions agricoles suivent une tendance haussière.
Dans un tel contexte, il est quand même difficile de justifier la hausse des prix actuels.

Si on suit le raisonnement, ça veut dire que les marchés se trompent et qu'ils ne sont pas très rationnels puisque la spéculation fait monter le prix au dessus des prix de marché. A terme les spéculateurs perdront leur chemise dans une stratégie qui est annoncée perdante.

Alors, intervient l'état et les banquiers centraux pour expliquer la formation de cette bulle. Ils sont accusés de distribuer de l'argent quasi gratuit à des spéculateurs.
Le problème, est que personne n'oblige les spéculateurs à jouer sur les matières premières de la même manière que personne n'a obligé un banquier a prêté à un ménage insolvable pour acheter une maison.
Ensuite, quand on a de l'argent qui tombe du ciel, il n'y a qu'une dégénérescence de l'économie de marché avancée pour expliquer qu'on ne fasse pas un autre usage de cet argent.
Pourquoi, au lieu de jouer sur les marchés en sachant que c'est une stratégie perdante, nos spéculateurs ne créent t-ils pas des entreprises, ne construisent pas des routes, en bref des trucs utiles qui participent au développement de l'économie avec des rdts économiques et sociaux espérés positifs ?........ Le financier serait donc plus proche du joueur de la Française des jeux que de l'entrepreneur ?
Superbe perspective !

Cultilandes

je vous recommande la lecture de cet article de Monsieur le Président du cercle des Économistes.
http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/analyses-opinions/l-enjeu-agroalimentaire-mondial-une-urgence-315766.php?tous_les_commentaires=1

"Comment faire pour éviter cette hausse des prix ?"
...
"on pourrait taxer davantage les matières premières"

Elle est bien bonne!

Les hausses seraient à terme moins grandes en pourcentage, moins douloureuse, mais on serait mort avant!

Mr T

Gribouille : formidable perspective en effet. En fait il suffit de mettre les taux à 0% et de distribuer du crédit comme des sachets de bonbons, il fallait y penser et je me lamente que ça ait pris un génie de votre calibre pour parvenir à cette conclusion. Enfin j'exagère, Alan Greenspan s'en était approché aussi, vous devriez échanger vos idées avec lui je suis sûr qu'il serait scotché.

Bernique

à gribouille : tout simplement parce que les "investisseurs" travaillent pour leurs intérêts et c'est normal et que spéculer rapporte 20 % par an et investir 2 %. Cela est dû au délabrement du sens du bien public consécutif à la consanguinité des différents pouvoirs en oeuvre dans nos démocraties (en cours de mutation en pseudo-démocraties et plus si affinité).

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