« Affaire Madoff: un échec cuisant pour l'état régulateur | Accueil | Quelques brèves : Foreclosure Gate et dérivés »

lundi 07 février 2011

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Le Champ Libre

Bonjour Vincent,

Je pense que sur cette question, tout dépend de ce qu'on appelle "plan d'austérité".

Si le "plan d'austérité" consiste à augmenter les impôts/prélèvements (notament sur la création de richesses, sur le travail, le capital), je pense qu'il risque en effet de "menacer la croissance".

S'il consiste au contraire à réformer l'Etat en profondeur de manière à pouvoir ensuite baisser les prélèvements (notamment sur la création de richesses, sur le travail, le capital), il va alors "augmenter la croissance".

Bref le seul "plan d'austérité valable", c'est de s'attaquer enfin au dégraissage du mamouth.

Non ?

LudwigVonMisesMiltonFriedmanFan

Le commentaire est de la part d'un analyste boursier. Cela n'est-il pas un indice d'une certaine complicité entre les marchés financiers et les gouvernements keynésiens? Par exemple, le nombre de conseillers d'Obama issus de Wall Street est relativement important. Cela sans évoquer bien sûr le rôle du gouvernement interventionniste dans la crise des subprimes.

Blanc Cassis

J'ai le même point de vue que Champ Libre.
On peut constater que ces jours-ci la vacuité de la politique française à travers l'affaire du voyage de MAM et de celui, dramatique, de la malheureuse Laëtitia.
C'est le vide de la pensée politique remplie dune mousse médiatique puante destinée à une populace qu'on veut rendre inculte en la détournant des sujets de fond.
2012 : combat de touristes entre séjour à Tabarka ou Marrakech ?

 ST

@champ libre

le vrais problème n'est jamais celui du poids de l'imposition, mais celui du niveau de la dépense. Je en connais pas d'Etat à la dépense publique restreinte et aux prélèvements obligatoires accablant. Le niveau d'imposition et/ou de dette s'ajuste au niveau de dépense publique.

Celui qui prétend résoudre nos problèmes en s'attaquant au problème du niveau d'imposition va droit dans le mur. Celui qui s'attaquera enfin au problème de la dépense publique créera de façon naturel un niveau de prélèvement à terme peu élevé et incitatif à l'investissement.

Regardez les années Reagan : on a voulu traiter le problème de la crise en se concentrant sur les impots. Ca a marché en apparence, mais la dépense publique a continué d'augmenter et aujourd'hui on est au bord du gouffre. Si au lieu de ça Reagan avait comprimé la dépense publique, nul doute que les Etats Unis s'en porterait mieux aujourd'hui.

Pour revenir à l'article de Vincent, le plus déprimant c'est que NON les plans d'austérité (= réduction de la dépense publique) ne menacent pas la croissance, mais en plus, ce qu'on nous présente comme des plans d'austérité aujourd'hui n'en sont pas, car ils ne permettent pas de revenir dans un horizon visible à un niveau de dépense public soutenable.

C'est un peu comme si je me mettais à manger 4 poulets par jour. Si je m’arrêtais d'en manger 4 pour n'en manger plus que 3, on pourrait difficilement prétendre que je suis à la diète. La preuve : je continuerai de grossir. Nos plans d'austérité, c'est exactement ça.

Le Champ Libre

@ST,

Je crois qu'on est d'accord.

Il faut commencer par s'attaquer aux dépenses.

C'est ce que j'entendais par "réformer l'Etat en profondeur" ou "dégraissage du mamouth".

 ST

@LeChampLibre

> Je crois qu'on est d'accord.

Je n'en ai jamais douté ;)

C'était juste une occasion de rebondir.

moi

Ca fait longtemps que je n'étais pas venu... mais je suis choqué pour un blog libéral majeur... Rien sur les révolutions en Tunisie et en Egypte? Ces révolutions pour la liberté sont pourtant beaucoup plus importantes dans l'Histoire du Libéralisme que les dernières considérations économiques que l'on peut lire dans ce blog? J'avoue que je suis déçu, je m'attendais vraiment à trouver des articles intéressants sur ce sujet...

 ST

@moi

question bien complexe, et vous vous avancez beaucoup en jugeant que ces révolutions sont des événements majeurs dans l'histoire du libéralisme. Diriez vous que la révolution qui a déposé le Shah d'Iran, régime dictatorial autocratique, est un événement majeur dans l'histoire du libéralisme ? Les révolutions n'accouchent pas forcément de progrès en matière de liberté. La révolution russe ou cubaine n'ont pas été des vecteurs de progrès libéral très prononcés, n'est ce pas ?

Pour l'instant d'ailleurs, je parlerai plus de révolte que de révolution. L'expression du mécontentement est là, mais il n'est pas certain que les mécontents partagent une vision commune de ce qu'ils souhaiteraient mettre en place après. On ne voit pas de figure majeure sortir du lot et prendre la tête d'un mouvement d'idée précis qui emporterait l'adhésion des foules. Pas de Jefferson ni de Déclaration d'Indépendance, pas de réflexion sur un modèle politique ...

Pour ma part, grande prudence sur ces sujets. Je leur souhaite plus de liberté et d'Etat de Droit. Mais c'est avant tout leur histoire, leur révolution, et c'est à eux et personne d'autre de prendre leur destin en main, pour le meilleur ou pour le pire. Je leur souhaite le meilleur, même si le pire n'est jamais loin.

moi

Je ne m'avance pas sur ce que va donner leur révolution, mais c'est déjà un bon premier pas vers plus de liberté. Certes, l'auteur de ce blog est libre de choisir ses articles, mais étant donné que ce blog est une référence dans le monde libéral francophone, je m'étonne que l'auteur passe sous silence ces révolutions. Peut-être un article pour bientôt? ;-)

vincent

@moi

"étant donné que ce blog est une référence dans le monde libéral francophone"

Houlala. Merci

"je m'étonne que l'auteur passe sous silence ces révolutions"

Justement, une révolution terrestre compte 24 heures, et ce blog est (de plus en plus) en compétition avec d'autres activités, une famille, les élections cantonales (non, je ne me présente pas), et un temps de sommeil qui tend à s'allonger, sans doute le vieillissement, à moins que le réchauffement climatique ne soit en cause ;-).

Bref, ma force de frappe n'est pas celle d'une rédaction. Je dois donc faire des choix.

Sur ce sujet, mon manque d'informations fiables sur le dessous des cartes m'interdit de produire autre chose que du superficiel (remarquez qu'en ce moment, question "superficiel..." mais je m'égare). Je n'ai pas de valeur ajoutée sur ce sujet par rapport à un Aurélien Véron ou un Guy Sorman.

Evidemment, si je pouvais passer quinze jours à me documenter à fond, ce serait différent, mais bon, je ne peux pas.

Bon, si une idée géniale me vient sur le moyen orient, je vous promets de vous en faire part.

Mr T

Les keynésiens en plus d'être des imbéciles et de confondre les causes et les conséquences sont de parfaits hypocrites. La croissance des 10 dernières années a été surévaluée grace au calcul du CPI, et le salaire médian en termes réels a stagné voire diminué dans la plupart des pays développés.

Il paraît évident que la croissance bidon des keynésiens n'améliore absolument pas le sort de l'homme ordinaire, elle le détériore au contraire et lui laisse des dettes colossales, à lui et à ses descendants. Se raccrocher à ce modèle n'a absolument aucun sens.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Ob'lib' 2.0

  • |  RSS | | http://www.wikio.fr

    Partager cette page | Mon profil Facebook | mon fil twitter

Mon fil Twitter

distinctions

  • Wikio - Top des blogs | Wikio - Top des blogs - Politique