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mardi 24 mai 2011

Commentaires

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Paul Labruyère

Je n'arrive pas à poster sur l'article précédent... Peut être qu'ici ça marchera ?

"Allez en paix, la messe est dite ! Le libéralisme, c'est le bien, et tout ceux qui disent le contraires sont des ignorants ou des geeks trolleurs ! "

Voilà ce qui ressort globalement du commentaire de Mateo. Ça et une ironie assez maladroite.

Perso, quand je dis que je ne suis pas d'accord avec quelqu'un, j'essaye au moins d'expliquer pourquoi. D'ailleurs c'est ce que j'ai essayé de faire dans mon commentaire. Maintenant si tu n'as pas compris je veux bien ré-expliquer plus lentement.

Ensuite, je n'avais pas beaucoup d'espoir quant aux facultés de remises en questions des lecteurs de ce blog. Je me doutais que même en présentant des arguments indiscutables vous continueriez à me prendre pour un méchant gauchiste venu vous casser les pieds avec ses histoires de répartition des richesses et d'égalité.

Si j'ai posté ce commentaire c'est parce que moi je suis syndicaliste étudiant, le libéralisme, j'en vois les conséquences tous les jours. Quand on m'annonce que je vais devoir travailler jusque 67 ans parce que les chefs d'entreprises refusent de payer les cotisations patronales, quand mes potes sont obligés d'arrêter leurs études parce que les apparts sont trop chers et les bourses pas assez élevées, quand mon père, instituteur, nous raconte comment le métier devient difficile face à 32 élèves...

Si je vous ai posté un commentaire anti-libéral, c'est pas pour vous convaincre que le libéralisme ne favorise pas la liberté, je sais que vous ne m'écouterez même pas. C'est parce que le libéralisme, je le combat tous les jours, et que je ne peux pas supporter qu'une bande de faux intellectuels planqués derrière leurs écrans viennent me dire que, je cite :
"Ceux qui connaissent mal le libéralisme y associent souvent une image plutôt négative, fondée notamment sur les clichés colportés par les lobbys qui vivent du "collectivisme à la française". "

Si vous n'êtes pas foutu de voir ce que votre cher libéralisme a détruit depuis sa mise en application lors de la révolution industrielle, alors allez sur Google et tapez "1er Mai 1891", "16 septembre 1973" ou "15 octobre 1987". J'espère que ça c'est à votre portée.


Je salue au passage votre courage idéologique. Pour moi quelqu'un qui a peur du débat est quelqu'un qui sait qu'il a tort.

Mateo

Il fut un temps où je prenais le temps de répondre à ce genre d'amas de fausses idées. Cela m'arrive encore souvent lorsque j'en vois une ou deux.
Mais là, votre commentaire précédent et celui-ci en contiennent tellement que je n'ai ni le temps ni l'envie de démonter chaque phrase. Oui chaque phrase, ou presque. Car chacune de vos phrase ou presque démontre votre totale ignorance de ce que vous tentez de critiquer. Et je devrais écrire un paragraphe pour chacune d'entre elle. Je n'ai pas le temps.

Comme je le disais vous avez une méconnaissance TOTALE de ce qu'est le libéralisme, chacune de vos phrases le montre. Vous attribuez au libéralisme des problèmes qui n'ont rien à voir avc le libéralisme (et tout à voir avec l'étatisme). Par exemple le logement (marché que l'Etat manipule à tous les niveaux, crédit, foncier, location etc.), retraite (monopole étatique, qui entre autres choses décide à notre place de l'âge auquel on doit prendre notre retraite) etc.

Vous dites combattre le libéralisme en France... Alors que la France est un des pays développés le plus anti-libéral au monde. De libéralisme il n'y a point dans notre pays. Comment pourrait-il en être autrement étant donné que les libéraux n'ont jamais été au pouvoir depuis la 2ème guerre mondiale au moins? Le libéralisme ne cesse d'ailleurs de reculer dans le monde, depuis des dizaines d'années. Vous combattez des fantômes, tel Don Quichotte et ses moulins.

Alors essayez de vous renseigner un minimum sur ce qu'est le libéralisme. Vous pourrez ainsi critiquer en connaissance de cause, car ce n'est manifestement pas le cas aujourd'hui. Ou vous pouvez rester dans votre ignorance, garder la "définition" du libéralisme véhiculée par les médias, les politiciens ou l'Education Nationale et continuer à troller en vous étonnant qu'on ne prenne même pas le temps de contre argumenter vos inepties.

Si vous choisissez la première option, vous pouvez par exemple commencer par ici: www.dantou.fr

vincent

@ P.Labruyère: quand on commence un commentaire par "j'ai pas lu votre article et je m'en fous", il faut s'attendre à un peu de bashing en retour, vous ne croyez pas ?

Le libéralisme, c'est un peu comme le CO2, dès qu'un pet va de travers, il suffit de l'accuser pour se donner contenance. Hélas, cent fois hélas, la réalité est parfois un peu plus subtile.

Je vous cite:

"Si j'ai posté ce commentaire c'est parce que moi je suis syndicaliste étudiant",

Syndicaliste étudiant... ça me laisse toujours songeur. A quand le "salaire étudiant", et la lutte du prolétariat étudiant contre le patronat universitaire qui spolie les trava... pardon, les étudiants ? Le "droit au diplôme opposable" ?

"le libéralisme, j'en vois les conséquences tous les jours. Quand on m'annonce que je vais devoir travailler jusque 67 ans parce que les chefs d'entreprises refusent de payer les cotisations patronales,"

En France, le coût du travail est plus élevé que chez tous nos concurrents. Si les patrons "ne veulent pas payer", c'est que beaucoup ne le peuvent pas.

LES CHARGES PATRONALES SONT UNE FICTION. Elles ne sont ce que l'état vole AU SALARIE sur ce que le patron est prêt à payer pour avoir le salarié.

pour comprendre le problème des retraites, je ne saurais trop vous recommander le dossier "retraites" du présent blog.

Ah mais c'est vrai, vous vous en foutez.


"quand mes potes sont obligés d'arrêter leurs études parce que les apparts sont trop chers"

Dossier logement de ce blog: c'est l'état qui organise la pénurie. Bon, la pénurie n'est pas l'effet recherché, mais c'est l'empilement de lois toutes plus nocives les unes que les autres qui rendent le logement cher. Dossier "logement" de ce blog, voire même mon livre, si Amazon en a encore. Ah mais c'est vrai, vous vous en foutez.

"et les bourses pas assez élevées",

C'est curieux quand même. L'état français, ultra libéral comme il se doit, prélève 49% de la richesse des français (pas le record d'europe mais pas loin) mais est incapable de financer des bourses d'étudiants, et laisse ses universités (publiques. "gratuites" sombrer dans la décrépitude la plus totale. Et, bien entendu,

"C'est la faute de l'ultra libéralisme".

Think again...

Dans le passé, un simple job à temps partiel permettait à un étudiant de vivre frugalement mais correctement pendant les études. Aujourd'hui, l'état à tué l'emploi et l'offre de logements à prix abordables.


"quand mon père, instituteur, nous raconte comment le métier devient difficile face à 32 élèves..."

En quoi le libéralisme en est il la cause ? L'école est publique, le patron est public, et l'EN, qui paie moins bien ses profs que l'allemagne, qui pourtant prélève moins à ses contribuables, emploie un tiers de personnel non enseignant, et paie un cinquième de ses enseignants à ne pas enseigner.

La suède, pays ultra libéral s'il en est (je déconne, hein ?) a appliqué une solution assez radicale: elle a divisé le budget de son Ed'Nat par le nombre d'enfants, et a donné un chèque éducation aux parents, à charge pour eux de choisir l'école de leur enfant. Et en ont profité pour scratcher 80% de la bureaucratie qui coutait bonbon.

Et bien, believe it or not, mais les résultats de l'école se sont considérablement améliorés, comme le redressement du pays dans les tests PISA le montrent.

Oh, "one more thing": le salaire des bons enseignants a augmenté d'un gros tiers. Par contre, les mauvais ont été priés de trouver un autre boulot.

Bref, problèmes socialistes, solutions libérales. Une fois de plus.

Ah, mais c'est vrai, vous vous en foutez...

JB7756

Ce « Paul Labruyère » est le cas typique de la mentalité fonctionnaire : père instit, détestation de l’entreprise privée (qu’il ne connaît sans doute que de très loin) qui pourtant le fait vivre aussi (et oui !), mentalité d’assisté, incapacité à réfléchir hors des schémas idéologiques…

Georges Frèche disait qu’il y avait 95% de cons et qu’ils étaient très bien dans leur connerie. C’est hélas la vérité. Comme dirait H16 : « ce pays est foutu ! ». Ou alors il faut que De Gaulle revienne pour faire un nouveau coup d’état (1958 bis).

JB7756

Au sujet de l’article, mon cher Vincent, ce projet de mise en faillite généralisée c’est en fait une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire qui ne dit pas son nom. La différence c’est qu’elles sont reprivatisées dans la foulée.

Cela me semble un peu bancale car ce n’est pas en quelques jours qu’on peut restructurer une société. Il faudrait des mois de tutelles rien que pour pouvoir analyser les comptes de ces énormes structures (apparemment pas si transparentes que ça).
Personnellement je penserai plutôt à une nationalisation globale et longue du système bancaire. On procéderai en même temps à une restructuration de toutes les dettes (états, banques voire particuliers).

En fait la crise actuelle est un moyen diabolique pour construire un super état européen technocratique conforme à ce plan : http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2011/05/Le-Conseil-europeen-fait-il-plonger-le-Portugal.pdf
Ainsi un à un les états européens seraient mis sous tutelle à mesure de leur faillite. Les banques suivraient ce qui permettraient restructurer tranquillement les dettes des états.
L’Europe deviendrait une véritable oligarchie technocratique. Les démocraties locales seraient de pure apparence et auraient surtout pour fonction de se faire conspuer par le bon peuple.

Ce projet « diabolique » peut fonctionner d’un point de vue économique mais il pourrait échouer si les déflations compétitives et les plans de rigueurs entraînent des révoltes populaires. Mais en Tunisie si les manifestants avaient un mot d’ordre simple : virer Ben Ali, les « indignés » espagnols risquent de s’user car ils n’ont aucun programme. En fait il suffirait de leur filer un RMI et on aurait la paix.

vincent

@ JB: non, ce n'est pas une nationalisation, sauf si les créanciers qui deviennent actionnaires sont publics. La nationalisation, ce serait un plan tel que celui décrit dans mon poisson d'avril de cette année... poisson d'avril qui pourrait être prémonitoire, certes. Mais ce que je propose ici est justement une voie pour y échapper.

Bernique

"les anciens actionnaires lésés par la mise en faillite" Que néni car libéralement incorrect : l'actionnaire a joué et perdu, il assume. C'est vous qui défendez la liberté du petit porteur et de la multinationale et ses 40 avocats d'affaire de se battre sur la base du un contre un, non? Dans la vraie vie de wallstreet je ne crois pas cela se passe ainsi, et il y a certainement plus d'une entreprise viable qui est dépecée par plus retord qu'elle.

vincent

@ Bernique: la clause ne se déclenche, si vous lisez bien, que si les pertes sont sur-estimées par le liquidateur - Dans ce cas, et si les actonnaires sont "virés" alors qu'ils n'auraient du être que "dilués", alors, et dans ce cas uniquement, il y a matière à préjudice, et compensation.

Cette clause jouera très rarement, mais a justement pour but d'éviter que des créanciers puissent sur-estimer des pertes pour effectuer une "prise de contrôle malicieuse". On est jamais trop prudent...

JB7756

@Vincent : « non, ce n'est pas une nationalisation ». Certes mais vu l’implication de la puissance publique dans cette opération on est quand même pas loin.

Et quid des liquidités ? Apparemment le secteur financier fonctionne en flux tendu, les fonds propres sont proche de « 0 ». Si un paiement tarde à venir, la banque peut se retrouver à sec. Si cette créance est transformée en action mais que ces actions ne valent plus rien (ce qui risque d’être le cas), on est toujours coincé. Donc il faudra bien que quelqu’un sorte la monnaie.

Une nationalisation me paraît plus probable. D’ailleurs c’est déjà arrivé en Islande, en GB, en Irlande…

vincent

@ JB: J'ai dû mal m'expliquer.

à partir du moment ou la personne publique n'est pas rendue propriétaire de l'entreprise faillie, il n'y a pas nationalisation.

Ajoutons que la mesure proposée nécessite une intervention de nature législative, comme il s'en produit souvent. Le caractère urgent et exceptionnel ne lui donne pas un caractère de nationalisation.

"Et quid des liquidités"

Si vous avez bien lu, si la conversion d'une créance en capital plante un créancier au point de le mettre lui aussi en faillite, et bien on lui applique la même potion. Et ainsi de suite. Le dégonflement général des dettes redonne à l'ensemble du système de l'oxygène. le but est que justement, il n'y ait pas de monnaie à sortir.

"Une nationalisation me paraît plus probable" - En Islande, il y a eu une bonne vieille faillite et pas de nationalisation. Il y a "juste" eu exercice de la garantie bancaire pour les déposants nationaux.

Quant à savoir quelle option sera choisie, c'est un problème politique, ce qui garantit effectivement que ce ne sera pas la meilleure...

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