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jeudi 30 juin 2011

Commentaires

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ExtraBall

Maintenant que l'on peut, je pense, estimer que la phase d'exploitation de la centrale de Fukushima est arrivée à son terme, vous est-il possible de nous indiquer le coût moyen du KWh produit par cette centrale avant la catastrophe ?

Et, de même, fournir un coût réévalué post accident prenant en compte toutes les conséquences économiques de ce dramatique accident dans tous les domaines, pour le Japon uniquement dans un premier temps (ne considérons pas la misère des populations en exode, facteur semble-t-il négligeable d'après vos propos quand posé en parallèle de l'aspect financier)

MaelleM

Monsieur Belouve, il me semble que dans ces résumé exécutif et conclusion, vous omettez volontairement (pour ne pas dire gommez, hélas !) un point fondamental de la technologie nucléaire : le danger absolu à la mise en œuvre de ces technologies et les conséquences afférentes. En cas de pépin, bien sûr.
Elles sont terribles et vous le savez.

Vous accusez bien vite ici quelque géologue sismologue d'avoir éventuellement mal estimé le risque quand tout citoyen lambda (et vous y compris probablement) est au fait que le Japon n'est pas une zone très sûre en ce qui concerne l'activité tectonique. Sans même parler des tsunamis ... véritable cause de cette catastrophe en fait, au cas où vous l'ignoreriez.

Je ne suis qu'une citoyenne lambda (et pas la fille d'Haroun Tazieff) mais il me semble que construire une centrale nucléaire au bord de la mer sur une ile sujette aux raz de marée présentait déjà un risque plus que sérieux ...

Qui plus est, construite à une altitude de 50 mètres supérieure, la centrale serait très probablement encore en fonction aujourd'hui.
Il eut fallu probablement quelques brouzouffs de plus pour ce faire ...

Mais probablement que les concepteurs de General Electric ont 'fait preuve d'astuce' comme vous le dites si bien, afin de :
- réduire les coûts ?
- améliorer la sécurité ?
Je vous laisse le soin de cette réponse.

A vous lire, je crois comprendre que vous aimez jouer à la roulette russe. Vous êtes même visiblement prêt à encore diminuer le nombre de chambres dans le barillet pour mourir d'une balle en or plutôt qu'en argent.

Je vous laisse ce risque, même s'il est très faible. Je préfère vivre, quel qu'en soit le coût.

floyd

MaelleM:
"Elles sont terribles et vous le savez."

Pouvez-vous nous dire précisément qu'elles ont été ces conséquences, qui sont si terribles?
Est-ce qu'il y a des morts ou beaucoup de personnes irradiées? Est-ce que la radioactivité a augmenté de façon significative sur une grande surface autours de la centrale?

Pour l'instant, je n'ai vu que des titres sensationnalistes dans les médias qui ne sont basés sur rien de factuel.

 ST

@MaelleM

> Je préfère vivre, quel qu'en soit le coût.

Ce n'est pas vrai. On peut toujours dépenser plus pour diminuer son risque de voir sa vie écourtée, mais on ne le fait pas. Parce qu'on veut aussi manger autre chose que des pâtes premiers prix, partir en vacances, téléphoner, vivre dans plus de 15 m2 etc etc ...

Vous faites ces choix tous les jours.

Alors dites que vous trouvez que l'évaluation coût/risque a Fukushima ou avec le nucléaire en général ne vous convient pas, c'est votre droit de le dire et de militer pour d'autres choix. Mais ne dites pas que "vous préférez vivre quel qu'en soit le cout".

Pour rappel, 23 000 japonais ont payé de leur vie le seul fait d'habiter dans une zone connue pour ses risques de tremblement de terre et de tsunami. Chacun d'entre eux aurait pu choisir de s'expatrier dans un endroit où ce risque n'existait pas, et il seraient vivant aujourd'hui.

Un demi millions d'italiens vivent sur les pentes du Vésuve, soumis au risque d'une éruption soudaine avec nuée ardente. Ils pourraient déménager, mais apparemment pour eux le coût n'est pas à la hauteur de la faiblesse du risque.

Notez bien que je ne dis pas tout ça pour défendre le nucléaire quelque soit le risque. Mais juste pour dire qu'il est normal de soupeser le risque et le coût : on peut débattre des risques et des coûts, mais pas écarter le débat en disant qu'aucun coût ne justifie de prendre un risque.

Mateo

La vie est trop risquée: la probabilité d'en mourir est de 100%! Interdisons la vie.

salcedo

je ne vois pas ce qui diminue la dangerosité entre nucleaire civil privé et nucleaire civil sous controle de l'Etat.
Tout ce plaidoyer en faveur du nucleaire civil privé n'a auun sens et imaginer un rebond du nucleaire civil, n'est à l'heure actuelle qu'un exercice de style intellectuel assez vain et sans grand intèrêt.

François

ExtraBall, votre façon de présenter les choses est tendancieuse.
Ce n'est pas le coût sur UNE centrale ( comme par hasard celle qui a eu des ennuis) qui fait foi mais le coût global du KWH produit par TOUTES les centrales existantes en tenant compte des dégâts occasionnés par elles qui serait réaliste.
De plus, pourquoi n'appliquer ce mode de calcul qu'au nucléaire et pas aux autres systèmes de production? Ils ne sont en effet pas exempt d'accidents qui pour être moins spectaculaires n'en sont pas moins bien plus nombreux...

vincent

@ Salcedo : "imaginer un rebond du nucleaire civil, n'est à l'heure actuelle qu'un exercice de style intellectuel assez vain et sans grand intèrêt"

Toute industrie connait des hauts et des bas et doit, comme on dit dans les mauvais livres de management, "se réinventer".

L'industrie nucléaire française en est là. Plusieurs dizaines de milliers d'emplois privés dans des PME, hors AREVA, hors EDF. Ce sont des PME de pointe avec des savoirs faire de très haut niveau.

Le rapport estime que ce savoir faire ne sera valorisé que si l'état laisse cette industrie prendre sa liberté pour trouver les voies innovantes de son rebond. Sans quoi, le nucléaire ne sera qu'une industrie portée à bout de poches du contribuable de plus.

Il y a dans le monde des dizaines de projets qui prétendent révolutionner le nucléaire à moyen terme: Thorium, Lithium-6, mini réacteurs, etc... L'industrie française ne pourra s'inscrire dans ce grand changement paradigmatique que si, pardonnez moi l'expression, l'état lui lache la grappe au quotidien. Par contre, vu le caractère particulier de ce type d'industrie il doit conserver son rôle régalien, rôle dont l'exercice sera d'ailleurs facilité s'il n'est pas en plus juge et partie dans le quotidien des boites considérées.

@ Maelle M : Le résumé exécutif est... un résumé. Dans le livre, ce n'est pas JM Bélouve qui "accuse les sismologues", mais Le géologue Vincent Courtillot, président de l'IGP, qui affirme, calmement, que "fukushima interroge la validité de tout le savoir accumulé par les sismologues" depuis que la spécialité existe. Tout événement non prévu par la science en l'état actuel de ses connaissances oblige à remettre en cause non pas la connaissance elle même, mais le degré de confiance dans un niveau de connaissance considéré.

Cela dit, comme je le disais au lendemain de l'accident, construire des centrales dans des zones à forte sismicité n'était pas une bonne idée. De ce point de vue, voir l'italie tourner le dos au nucléaire est plutôt sécurisant.

ExtraBall

@François : "ExtraBall, votre façon de présenter les choses est tendancieuse"

Cher François, je ne présente rien, je pose uniquement la question de l'impact financier d'une telle catastrophe sur le coût de revient du KWh. Car il me semble que cette base est toujours utilisée et mise en avant pour justifier de l'avantage de la technologie nucléaire sur tout autre moyen de production d'énergie électrique (coût moindre).

Mais parle-t-on ici d'un KWh nucléaire idéal et 'propre' (ne prenant pas en compte les aspects de stockage des déchets sur le long terme, du reconditionnement des sites, des possibles impacts sanitaires sur les populations et des accidents) ou du KWh nucléaire réel incluant l'ensemble de ces facteurs quand on met en vis-à-vis les différentes technologies existantes ?

Peut-on même l'estimer précisément et confirmer ainsi les évaluations quand on sait qu'aucune centrale nucléaire française n'a encore été complètement démantelée ? (cf Brennilis, en cours depuis 1985)

Je ne vois aucun problème à lisser l'impact économique de ces accidents sur l'ensemble du parc comme vous le suggérez. La question du coût réel du KWh n'en demeure toujours pas moins posée. Notez bien aussi que les centrales en service renforcent un peu plus leur statut de bombes à retardement en puissance ...

simple citoyen

Bonjour Vincent,
Une simple remarque quant à la mise en perspective nécessaire à tout raisonnement, appliquée ici au nucléaire.
Je regardais un reportage sur les barrages hydroélectriques et je me disais: finalement, on soulève toujours les zones contaminées par le nucléaire, au sens où elles sont une perte pour l'exploitation de leurs ressources (agriculture, zones de vie etc...). Mais qu'en est-il des surfaces ainsi également soustraites à l'exploitation humaine ou naturelle que représentent les zones inondées pour la construction de ces barrages?

vincent

@ simple citoyen: Elles sont parfois considérables, comme le montre l'exemple très médiatisé du barrage des trois gorges en Chine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Barrage_des_Trois-Gorges#Pol.C3.A9mique

Et en plus, sa solidité dans le temps ne serait pas garantie...

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